n. f. XVIIIe siècle. Issu de la bajoue.Poche que certains animaux, tels que les singes et les rongeurs, ont entre les joues et la mâchoire, et où ils tiennent des aliments en réserve. Abandonn. m. XIIe siècle. Issu de (mettre) a bandon, « au pouvoir, à disposition de », de l'ancien français bandon, « pouvoir, autorité », d'origine germanique. 1. Le fait de renoncer à quelque chose pour le mettre à la disposition d'autrui. DROIT. Renonciation à la possession, à la jouissance d'un bien. Faire l'abandon ou faire abandon de sa fortune, de ses droits, de sa part d'héritage. Abandon de biens, acte par lequel un débiteur renonce à ses biens en faveur de ses créanciers. 2. Par ext. Le fait de renoncer à quelque chose. L'abandon d'un projet. L'abandon des hostilités, leur cessation. Un abandon de pouvoir. Une politique d'abandon, une politique faite de concessions. L'abandon des recherches, de la recherche. L'abandon des locomotives à vapeur sur le réseau ferroviaire français. SPORTS. Le fait de renoncer à poursuivre une compétition. La chaleur entraîna l'abandon de nombreux coureurs, de nombreux abandons. Un boxeur vaincu par abandon. 3. Le fait de quitter quelque chose ou quelqu'un. Abandon de poste, de service. Souffrir de l'abandon d'une femme. DROIT. L'abandon du domicile conjugal, de la résidence familiale, peut entraîner le divorce. 4. Le fait de délaisser quelque chose ou quelqu'un. DROIT. Abandon de famille, délit par lequel on se soustrait à certaines obligations précises envers ses enfants, son conjoint ou ses ascendants. L'abandon d'enfant ou d'incapable est passible de la réclusion criminelle. Par méton. État d'une personne ou d'une chose délaissée. Ce vieillard vit dans le plus complet abandon. Cette maison est dans un déplorable état d'abandon. Un terrible sentiment d'abandon. Loc. À l'abandon, sans soin ou sans protection. Un jardin, une maison, des enfants laissés à l'abandon. 5. Le fait de se laisser aller sans appréhension, en toute liberté. Un élan d'abandon. Un gracieux abandon. Une pose pleine d'abandon. Parler avec abandon, avec confiance. Parfois péj. Relâchement. Un instant d'abandon qu'on regrettera plus tard. Abandonné, -ÉE adj. XIIe siècle. Participe passé d'abandonner. 1. Qu'on a laissé ou délaissé, qui est sans protection ou sans soin. Une maison, une terre abandonnée. Un chien abandonné. Des enfants abandonnés. 2. Que l'on a quitté. Une femme abandonnée. 3. Qui n'est plus utilisé. Un sentier abandonné. Un mot, un sens, un usage abandonné. 4. Qui se présente sans affectation ni apprêt ; sans retenue. Un visage détendu, abandonné. Une pose abandonnée. Abandonnementn. m. XIIIe siècle. Dérivé d'abandonner.Vieilli. 1. DROIT. Attribution, à chacune des parties qui sont dans l'indivision, de certains biens ou de certaines valeurs pour les remplir de leurs droits dans le partage ou dans la liquidation. 2. État d'une personne abandonnée. Il souffre moins de sa misère que de son abandonnement. 3. Le fait de se laisser aller. On était sensible au charme de ses abandonnements. Abandonnerv. tr. et pron. XIe siècle, au sens de « laisser à la merci ». Dérivé d'abandon. I. V. tr. 1. Laisser ou mettre à la disposition, à la discrétion d'autrui. Abandonner sa fortune, sa part d'héritage. Abandonner tous ses biens à ses créanciers. Abandonner à un notaire la gestion de ses biens. Je vous abandonne les fruits du jardin. Nous avons abandonné cette pièce aux enfants. 2. Par ext. Renoncer à. Abandonner le pouvoir. Abandonner une charge, une fonction. Il a fini par abandonner ce projet irréalisable. La police a abandonné les recherches. Sans résultat tangible, nous abandonnerons la partie. Il veut tout abandonner. Ce genre d'article ne se vend plus, nous l'avons abandonné. Fig. et litt. Je vous abandonne ce point, je vous le concède. SPORTS. Abandonner une course, un combat ou, absolt., abandonner. Ce coureur cycliste a abandonné au pied des Alpes. 3. Quitter quelque chose ou quelqu'un. Abandonner son poste, sa maison. Abandonner le domicile conjugal. Abandonner sa maîtresse. Fig. et par méton. Ses forces l'abandonnent. Tout son courage l'a abandonné. 4. Laisser ou délaisser. Il a abandonné son chien en pleine compagne. Abandonner une voiture au bord d'une route. Abandonner ses parents dans la misère. Par exag. Fam. Négliger quelqu'un, cesser de lui rendre visite. Depuis quelque temps, tu m'abandonnes. 5. Exposer, livrer à. Abandonner une ville au pillage. Abandonner une barque au courant. Abandonner son esprit à la rêverie. Abandonner quelqu'un à son triste sort. Fig. Abandonner son âme à Dieu, la lui confier sans réserve. 6. Laisser aller, ne pas retenir. Abandonner sa main dans celle de son amie. Abandonner les rênes d'un attelage et, fig., les rênes du pouvoir. FAUCONNERIE. Abandonner un oiseau, le lâcher dans la campagne pour lui permettre de se détendre. II. V. pron. 1. Se laisser aller à un sentiment, une sensation, une idée, à un phénomène physique, etc. S'abandonner à la douleur, à la tristesse, à la colère. S'abandonner à des idées de grandeur. S'abandonner au sommeil. S'abandonner au rythme lancinant des vagues, au bercement du navire. S'abandonner au bras de quelqu'un. 2. Cesser de résister. Le malade est perdu s'il s'abandonne. Elle se laissa aller entre ses bras et s'abandonna. 3. S'en remettre à. Il prit le parti de s'abandonner à la Providence. 4. Se confier sans réserve, s'épancher. Dans l'intimité, il s'abandonne volontiers. Abaquen. m. XIIe siècle. Emprunté du latin abacus, « tablette », du grec abax, abakos, « table à calcul, table de jeu ». 1. Dans l'Antiquité, table de jeu se rapprochant des damiers et des échiquiers actuels. 2. Planchette rectangulaire garnie de rangée de boules et servant à calculer (on dit aussi Boulier). 3. MATH. Représentation graphique d'une famille de courbes, utilisée pour connaître, par simple lecture, les valeurs approchées de solutions d'équations dont la résolution théorique est longue ou difficile. L'abaque a de nombreuses applications en physique, en chimie, en astronomie, etc. (On dit aussi Nomogramme.) 4. ARCHIT. Partie supérieure d'un chapiteau de colonne supportant l'architrave. Abasien. f. XIXe siècle. Dérivé du grec basis, « action de marcher », avec le préfixe privatif.PATHOL. Impossibilité de marcher, en l'absence de déficit de la force musculaire et des mécanismes nerveux élémentaires de la marche. Abasourdirv. tr. XVIIe siècle. Dérivé de basourdir, « tuer », altération argotique de basir, « tuer », dans l'argot des coquillards.Étourdir par un grand bruit. Ce vacarme, ces criailleries perpétuelles, nous abasourdissent. Fig. et fam. Frapper de stupeur, consterner. Il a été abasourdi de sa disgrâce. La nouvelle l'a laissé tout abasourdi. Abasourdissant, -ANTE adj. XIXe siècle. Participe présent d'abasourdir.Fig. et fam. Qui abasourdit. Une nouvelle abasourdissante. Abatn. m. XVe siècle, d'abord au sens de « viande d'un animal abattu » ; XVIe siècle, « action d'abattre (les arbres) ». Déverbal d'abattre. 1. Vieilli. Action d'abattre ou de s'abattre. Un abat d'arbres, de maisons. Un abat d'animaux. Pluie d'abat, averse soudaine et violente. 2. Au pluriel. Abats, certaines parties des animaux abattus pour la consommation (pieds, rognons, foie, cœur, cervelle, gras-double). |