v. tr. XIIe siècle. Dérivé de bâtard. 1. Altérer le type primitif. Des croisements malencontreux ont abâtardi cette race bovine. Une espèce abâtardie. Pron. Cette vigne s'est abâtardie. 2. Fig. et litt. Corrompre, affaiblir. Les talents les plus heureux s'abâtardissent dans l'oisiveté. AbÂtardissementn. m. XVe siècle. Dérivé du radical du participe présent d'abâtardir.Le fait d'abâtardir, de s'abâtardir ; l'état qui en résulte. L'abâtardissement d'une race d'animaux. Fig. et litt. L'abâtardissement des esprits, des caractères. Abat-foin n. m. inv. XIXe siècle. Composé d'abat, forme verbale d'abattre, et de foin.Trappe disposée dans une étable, généralement au-dessus d'un râtelier, par où l'on fait descendre le foin ou la paille. Abat-jour n. m. inv. XVIIe siècle, au sens 1. Composé d'abat, forme verbale d'abattre, et de jour. 1. ARCHIT. Ouverture percée obliquement dans un mur pour permettre un meilleur passage de la lumière. Les fenêtres des églises sont d'ordinaire taillées en abat-jour. Un soupirail en abat-jour. Par ext. Volet incliné ou persienne que l'on pose à l'extérieur d'une fenêtre, d'une ouverture, pour la masquer ou la protéger du soleil. Les fenêtres de cette prison sont munies d'abat-jour. 2. Vieilli. Visière protégeant les yeux du trop vif éclat de la lumière. Se protéger les yeux du soleil en mettant les mains en abat-jour. 3. Dispositif adapté à une lampe pour en rabattre ou en adoucir la lumière. Un abat-jour en parchemin. Des abat-jour de soie. Abat-son n. m. inv. XIXe siècle. Composé d'abat, forme verbale d'abattre, et de son.ARCHIT. Ensemble de lames disposées dans les baies d'un clocher pour diriger le son des cloches vers le bas. Abattagen. m. XIIIe siècle. Dérivé d'abattre. 1. Action de couper des arbres sur pied. On commencera l'abattage des pins en novembre. Abattage à la scie, à la cognée. 2. MINES. Action de détacher la houille, le minerai de la veine, la pierre de la carrière. Avoir de l'abattage, se dit d'un mineur, d'un ouvrier, qui accomplit beaucoup de travail dans une journée. Par anal. THÉÂTRE. Autorité, prestance et entrain nécessaires à un acteur pour jouer et s'imposer dans son rôle. Avoir de l'abattage, ne pas manquer d'abattage. Spécialt. Pop. Faire de l'abattage, se livrer à la prostitution de manière fort active. Maison d'abattage, maison de prostitution. 3. Action de tuer des animaux en vue de la consommation ou par mesure de précaution. L'abattage des bœufs au merlin ou au maillet. L'abattage des chiens enragés. 4. Fig. et fam. Violente réprimande, forte semonce. Il a reçu un de ces abattages ! Abattantn. m. XVIIe siècle. Participe présent substantivé d'abattre.Partie d'un meuble, d'un siège qu'on peut abaisser ou relever à volonté. Abattéen. f. XVIIe siècle. Dérivé d'abattre, terme de marine.MARINE. Mouvement d'un navire dont le cap s'éloigne du lit du vent, par opposition à Auloffée ; amplitude de ce mouvement. Abattementn. m. XIIe siècle, au sens de « action de tuer ». Dérivé d'abattre. 1. Défaillance momentanée des forces physiques ou morales. Cette mauvaise nouvelle l'a jeté dans l'abattement. Les périodes d'euphorie succédaient aux périodes d'abattement. 2. FINANCES. Déduction faite sur une somme à payer. Faire un abattement de dix pour cent. Spécialt. Abattement à la base, fraction de la matière imposable exemptée de l'impôt. Abatteurn. m. XIIIe siècle. Dérivé d'abattre.Celui qui travaille à l'abattage dans les mines, les carrières, les forêts. Ce bûcheron est un grand abatteur de bois. Fam. Un abatteur de besogne, un homme qui travaille beaucoup et avec courage. Expr. C'est un grand abatteur de quilles, un homme adroit au jeu de quilles et, fig. et fam., un homme qui a fait des choses extraordinaires ou qui se vante de ses prouesses amoureuses. |