adj. XIXe siècle. Emprunté du latin alarius, dérivé de ala, « aile ».Relatif à l'aile. ZOOL. Membranes, plumes alaires. - AÉRON. Charge alaire, voir Charge. Alaisen. f. XVe siècle, aleise. Tiré, par mécoupure, de la laise, forme ancienne de laize, du latin populaire *latia, dérivé de latus, « large ». 1. Lé de tissu, souvent imperméable, que l'on place sous le drap de lit pour protéger le matelas. 2. TECHN. Pièce de bois emboîtée dans le bord d'une planche pour la renforcer, l'élargir ou en parer le champ. 3. ARBOR. Lien d'osier, de jonc ou de paille servant à fixer une jeune branche. (On écrit aussi Alèse ou Alèze.) Alambicn. m. XIIIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire de l'espagnol, de l'arabe al-anbiq, lui-même du grec ambix, -ikhos, « coupe, vase à distiller ».Appareil servant à la distillation et constitué principalement d'une chaudière, ou cucurbite, surmontée d'un chapiteau par où s'échappent les vapeurs qui vont ensuite se condenser dans le serpentin. Alambic de verre, de cuivre, de terre. Le bec, le col d'un alambic. Passer à l'alambic ou par l'alambic. Fig. et vieilli. Passer une affaire à l'alambic, par l'alambic, l'examiner avec soin. Alambiqué, -ÉE adj. XVIIe siècle. Participe passé d'alambiquer.Qui est subtil à l'excès ; compliqué. Un esprit alambiqué. Un style alambiqué. Des propos alambiqués. Des manières alambiquées, qui manquent de simplicité. Alambiquerv. tr. XVIe siècle. Dérivé d'alambic.Très vieilli. Distiller. Fig. Absolt. Raffiner, user de subtilités. Dans ces sortes de matières, il ne s'agit pas d'alambiquer. Allez au fait sans alambiquer plus longtemps. Alanguirv. tr. XVIe siècle. Dérivé de languir.Rendre languissant, priver d'énergie. La chaleur moite nous alanguissait. Il était alangui par la fièvre. Pron. Devenir languissant. Depuis quelque temps, elle s'alanguit. Spécialt. Tomber dans un état de langueur amoureuse ; exprimer cet état. Son regard s'alanguissait. Prendre des poses alanguies. Fig. Son style s'alanguit, perd de son énergie. Alanguissementn. m. XVIe siècle. Dérivé du radical du participe présent d'alanguir.Le fait d'être alangui, de s'alanguir. Tomber dans un alanguissement inquiétant. Alanguissement du corps, de l'esprit. Alaouiteadj. XXe siècle. Dérivé de l'arabe alawi, « descendants d'Ali ».Relatif aux Alaouites, descendants d'Ali et fondateurs au XVIIe siècle du royaume du Maroc. Le royaume alaouite, le Maroc. Alarmant, -ANTE adj. XVIIIe siècle. Participe présent d'alarmer.Qui est de nature à alarmer ; qui alarme. Des nouvelles alarmantes. Des propos alarmants. Une situation alarmante. Des symptômes alarmants. Alarmen. f. XIVe siècle, comme cri d'appel ; XVe siècle comme substantif. Emprunté de l'italien all'arme, « aux armes », interjection, puis substantif. 1. MILIT. Signal qui alerte les troupes afin qu'elles se disposent au combat. Sonner l'alarme. Donner l'alarme. La sentinelle poussa le cri d'alarme. Canon d'alarme. 2. Signal avertissant d'un danger imminent ou d'une situation anormale. Cloche d'alarme. Sirène d'alarme. Sifflet, sonnette d'alarme. Dispositif d'alarme électronique. Par méton. Dispositif d'alarme. Installer une alarme sonore à l'entrée d'un magasin. CH. DE FER. Signal d'alarme, dispositif que les voyageurs ont la faculté d'actionner en cas de danger pour obtenir l'arrêt du train. 3. Trouble, émoi, causé par l'approche de l'ennemi, par l'imminence ou l'annonce de quelque danger. Jeter, répandre l'alarme dans le pays. Une chaude, une vive alarme. Par anal. Vive inquiétude. L'alarme était dans tous les cœurs. En alarme, dans l'inquiétude, sur le qui-vive. Il est toujours en alarme. L'annonce de ce danger tient la ville en alarme. Souvent au pluriel. Il est dans de grandes alarmes, dans de terribles alarmes, dans de continuelles alarmes. Il n'est pas encore revenu de ses alarmes. |