n. f. XIXe siècle. Dérivé d'amétrope.PATHOL. Vice de réfraction dans l'appareil visuel. La myopie, l'hypermétropie, l'astigmatisme sont des formes d'amétropie. Ameublementn. m. XVIe siècle. Dérivé d'ameubler, « garnir de meubles ». 1. Action de meubler une maison. Terminer l'ameublement d'un appartement. 2. Ensemble des meubles, des rideaux, des tentures, qui garnissent une chambre, un appartement, une maison. Un ameublement modeste, somptueux. Un ameublement d'époque. Tissu d'ameublement, destiné à recouvrir les murs, les meubles d'un appartement. Ameublirv. tr. XVe siècle. Dérivé du nom meuble. 1. DROIT. Faire entrer, dans la communauté entre époux, par une convention expresse, tout ou partie des immeubles leur appartenant, pour les soumettre, à certains égards, au régime des meubles. 2. AGRIC. Rendre meuble un sol. Cette terre est trop compacte, il faut l'ameublir. Ameublissementn. m. XVIIe siècle, au sens 1 ; XIXe siècle, au sens 2. Dérivé du radical du participe présent d'ameublir. 1. DROIT. Le fait d'attribuer fictivement, par une convention, le caractère de meuble à une propriété immobilière, par exemple pour la faire entrer dans une communauté entre époux. Clause d'ameublissement. 2. AGRIC. Action de rendre la terre plus meuble. Ameuterv. tr. XIVe siècle. Dérivé de meute. 1. VÈN. Réunir des chiens en corps de meute. 2. Attrouper, réunir plusieurs personnes dans une intention hostile ou séditieuse, pour les dresser contre quelqu'un ou quelque chose. Il a suffi d'un incident pour ameuter les passants. Ameuter le peuple aux cris de « trahison ! ». Ils s'ameutèrent contre lui. Par méton. La décision du ministre ameuta les faubourgs. Fam. et par exag. Mettre en émoi, alerter. L'éclat de leur querelle avait ameuté tout le quartier. Ami, -IE n. et adj. XIe siècle, amic. Du latin amicus, adjectif et substantif. I. N. 1. Personne liée à une autre par une affection réciproque. Un ami intime. Un véritable ami. C'est mon meilleur ami. Nous sommes amis depuis toujours. Amis d'enfance, de pension. C'est un de mes vieux amis, de mes grands amis. Se brouiller avec un ami. Perdre ses amis. Ils n'ont ni parents ni amis. Parler, agir en ami. Par anal. Le chien est l'ami de l'homme. Par affaibl. Personne liée à une autre par des liens de camaraderie ou de sympathie, des intérêts communs, etc. Sortir avec des amis. Se faire des amis. Un ami politique. Mes amis et moi soutiendrons votre cause. Nous sommes bons amis, en bons termes. Nous nous sommes quittés bons amis, réconciliés. Spécialt. Ressortissant d'un pays avec lequel on a de bonnes relations, d'un pays allié. Nos amis belges, allemands, britanniques. Les amis des États-Unis, les pays alliés des États-Unis. Expr. Ami jusqu'à la bourse, qui rend toutes sortes de services, mais n'aide pas de son argent. L'ami de la maison, la personne qui fréquente le plus souvent une famille et qui vit dans l'intimité de ceux qui la composent. Iron. Ami de tout le monde, ami du genre humain, celui qui paraît avoir de l'affection pour tout le monde et qu'à cause de cela on soupçonne de n'en avoir véritablement pour personne. Loc. D'ami. Un conseil d'ami. Prix d'ami. Chambre d'ami, destinée aux hôtes de passage. Prov. Les amis de nos amis sont nos amis. Au besoin on connaît l'ami. Les bons comptes font les bons amis. 2. Fam. Amant, maîtresse. Avoir un bon ami, une bonne amie ou, ellipt., avoir un ami, une amie. C'est son ami de cœur. Elle a depuis peu un petit ami. Prov. Vieilli. Jamais honteux n'eut belle amie, en amour il faut être entreprenant. 3. En apostrophe. Dans les formules de politesse. Mon cher ami. Comment allez-vous, chère amie ? Croyez, cher ami, à toute ma reconnaissance. Par antiphrase, avec une nuance de mépris, d'agressivité. Sachez, mon ami, que je ne crois pas un mot de vos excuses. Mon petit ami, mon jeune ami, je veux que vous sachiez ceci. Exclamation. Pour ponctuer une conversation, un récit. Ah ! mes amis ! quelle aventure ! Mon pauvre ami, si tu l'avais vu courir ! Interpellation familière et condescendante adressée à une personne que l'on suppose inférieure. Eh ! l'ami, voici pour votre peine. Travaillez, mes amis ! Mon ami, voudriez-vous m'aider ? Spécialt. Devant un nom propre, en signe de sympathie. Voilà notre ami Bernard. L'ami Untel. Titre célèbre : L'Ami Fritz, d'Erckmann-Chatrian (1864). 4. Personne qui manifeste un goût vif et constant pour une catégorie d'êtres ou d'objets, de l'attachement, du dévouement à une cause, à des idées. Un ami des bêtes, de la nature. Un ami des livres. Un ami des arts, des sciences. Un ami de la vérité, de la raison. II. Adj. 1. Qui éprouve pour quelqu'un un sentiment d'amitié. Une personne amie. Ils sont très amis. Par méton. Il m'a montré un visage ami, bienveillant, obligeant. Une maison amie, où l'on est accueilli avec amitié. 2. Allié, par opposition à ennemi. Des troupes amies. Une nation amie. Un pays ami. 3. Expr. Être ami de, montrer du goût pour, être attaché à. Il est ami de ses aises, de son confort. 4. Litt. Propice, favorable. Les destins amis. La fortune amie. Amiableadj. XIe siècle, au sens de « agréable, aimable ». Du bas latin amicabilis, dérivé du latin classique amicus, « ami ».DROIT. Qui agit ou est fait par les voies de la conciliation. Transaction, liquidation amiable. Partage amiable. Convention amiable. Constat amiable, établi, lors d'un accident de la circulation, par les parties concernées. Amiable compositeur, arbitre ayant reçu des parties le droit de régler un différend en équité, sans observer les règles ordinaires de la procédure. Le juge peut également statuer comme amiable compositeur en matière civile ou commerciale, lorsque les parties ont la libre disposition de leurs droits. Loc. adv. À l'amiable, par voie de conciliation, de gré à gré. Nous en conviendrons à l'amiable. Vider un différend à l'amiable. Ils se sont séparés à l'amiable. Vente à l'amiable, vente faite de gré à gré, à la différence d'une vente faite par autorité de justice ou par la voie des enchères. Amiablementadv. XIIe siècle. Dérivé d'amiable.Par la voie de la conciliation, à l'amiable. Régler une affaire amiablement. Amianten. m. XVIe siècle. Emprunté du grec amiantos (lithos), « (pierre) pure, incorruptible », d'où « amiante ».Variété d'asbeste dont les fibres sont assez souples pour pouvoir être tissées. L'amiante est utilisé pour la confection de tissus incombustibles, pour les revêtements isolants, etc. Amiben. f. XIXe siècle. Emprunté du latin scientifique amiba ou amoeba, du grec amoibê, « échange, permutation ».ZOOL. Protozoaire appartenant à l'ordre des Amibiens. Une dysenterie causée par des amibes. Avoir des amibes, souffrir d'amibiase. |