adj. et n. XIe siècle, au pluriel, Esclavoz, « Slaves » ; XIIIe siècle, au singulier.Forme ancienne de Slavon. Escobarn. m. XIXe siècle. Du nom d'Antonio Escobar y Mendoza (1589-1669), jésuite et casuiste espagnol.Péj. et vieilli. Casuiste qui, dans l'examen des cas de conscience, use de subtilités pour tourner la loi morale. Par ext. Hypocrite plein d'adresse qui résout au mieux de ses intérêts les cas de conscience les plus délicats. Escobarderv. intr. XVIIIe siècle. Dérivé d'Escobar.Vieilli. User de réticences, de mots à double entente, d'équivoques, dans le dessein de tromper. Escobarderien. f. XVIIIe siècle. Dérivé d'Escobar.Vieilli. Action ou parole équivoque, simulation ou dissimulation adroite destinée à tromper sans mentir précisément. Escoffierv. tr. (se conjugue comme Crier). XVIIIe siècle. Probablement adapté du provençal escofir, « vaincre, défaire », issu du latin populaire *exconficere, « détruire ».Vieilli. Tuer. Escogriffen. m. XVIIe siècle. D'origine obscure.Fam. Homme de haute taille et dégingandé. Cet escogriffe ne passe pas inaperçu. Un grand escogriffe. Escomptable(p ne se prononce pas) adj. XIXe siècle. Dérivé d'escompter.BANQUE. COMMERCE. Qui peut être escompté. Un effet de commerce escomptable. Ces titres ne sont pas escomptables. Escompte(p ne se prononce pas) n. m. XVIe siècle, esconte. Emprunté de l'italien sconto, déverbal de scontare, « décompter ».BANQUE. COMMERCE. 1. Opération par laquelle un banquier ou un commerçant avance le montant d'un effet de commerce non encore échu, en prélevant l'intérêt à courir jusqu'à l'échéance, ainsi qu'une commission convenue. On lui a payé ses billets, moins l'escompte. Taux d'escompte, taux appliqué pour le calcul des intérêts de la somme avancée par un banquier sur un effet de commerce. Par méton. L'ensemble des sommes retenues par l'escompteur. 2. Remise, ristourne consentie au débiteur qui s'acquitte de sa dette avant l'échéance. Obtenir un escompte pour un remboursement anticipé. Escompte de caisse, déduction accordée sur le montant d'une facture pour paiement anticipé ou pour paiement comptant. Escompter(p ne se prononce pas) v. tr. XVIIe siècle. Emprunté de l'italien scontare, « décompter ». 1. BANQUE. COMMERCE. Faire une opération d'escompte, payer une traite avant l'échéance, moyennant une remise convenue. Escompter une lettre de change, un billet, un effet. Par ext. Se faire payer un billet d'avance. Je vais essayer d'escompter cette traite. Expr. vieillie. Escompter un héritage, employer d'avance l'argent qu'on en attend. 2. Imaginer ce qui peut arriver ; prévoir. Escompter l'avenir. C'était sans escompter qu'il tomberait malade. 3. Considérer comme probable, tenir pour sûr. Escompter la venue d'un ami. Il escomptait le succès de l'entreprise. Ma déclaration ne produisit pas l'effet escompté. Escompteur, -EUSE (p ne se prononce pas) n. XVIe siècle. Probablement emprunté de l'italien scontatore, de même sens.BANQUE. COMMERCE. Personne, institution qui achète un effet de commerce non échu. Adjt. Banque escompteuse. |