n. m. XIXe siècle. Dérivé de former.TECHN. Mise en forme d'un objet manufacturé. Le cintrage, l'emboutissage sont des procédés de formage. Formaldéhyden. m. XIXe siècle. Composé de form-, tiré de formique, et d'aldéhyde.CHIM. Aldéhyde de formule CH2O (on dit aussi Méthanal, Aldéhyde formique). On utilise le formaldéhyde pour stériliser des instruments chirurgicaux et pour désinfecter des locaux, des tissus. Formalisationn. f. XXe siècle. Probablement emprunté de l'anglais formalization, de même sens.Action de formaliser ; résultat de cette action. La formalisation des mathématiques, de la grammaire. Formaliserv. tr. XXe siècle. Dérivé de formel, d'après l'anglais to formalize, « donner une forme ». 1. Réduire un système de connaissances à ses structures formelles, en faisant abstraction de la matière et du contenu. 2. Par ext. Réduire un ensemble de connaissances à ses caractères essentiels. Formaliser une théorie économique. Formaliser (se)v. pron. XVIe siècle. Dérivé savant du latin formalis, « relatif à la forme ».Se montrer affecté ou choqué par un manquement aux formes, par une action contraire aux règles établies, aux bonnes manières. Elle se formalise de tout. Il s'est formalisé de cette plaisanterie, de leur peu d'empressement. Elle s'est formalisée de la liberté qu'il a prise. Formalismen. m. XIXe siècle. Dérivé de formel. 1. Attachement, souvent jugé excessif, aux formes, aux règles établies, aux usages reçus. Le formalisme des pharisiens. Un formalisme étroit, rigide, tatillon. 2. Volonté de privilégier la forme par rapport au contenu. Formalisme juridique. Le formalisme de la scolastique. Le formalisme en peinture, en littérature. Le formalisme russe, théorie littéraire qui se développa en Russie dans les années vingt et qui tendait à analyser la structure des œuvres en faisant abstraction de toute considération biographique, psychologique et idéologique. PHIL. Doctrine kantienne selon laquelle la moralité d'un acte réside dans sa forme. 3. LOGIQUE. MATH. Conception tendant à considérer les mathématiques, indépendamment de tout recours à l'intuition sensible ou intellectuelle, comme un ensemble de systèmes formels reposant sur des conventions et des symboles. Formalisteadj. XVIe siècle. Dérivé savant du latin formalis, « relatif à la forme ». 1. Qui s'attache scrupuleusement aux formes, aux règles, aux conventions. Un juge formaliste. Péj. Un esprit formaliste et tracassier. 2. Qui privilégie la forme dans la création ou dans l'analyse d'une œuvre littéraire ou artistique. Un peintre formaliste. Subst. Un, une formaliste. L'école des formalistes russes. 3. LOGIQUE. MATH. Qui est partisan du formalisme ; qui est propre au formalisme. Un logicien, un mathématicien formaliste ou, subst., un formaliste. Théories formalistes. Formalitén. f. XVe siècle. Dérivé savant du latin formalis, « relatif à la forme ». 1. Manière de procéder prescrite obligatoirement pour l'accomplissement de certains actes civils, judiciaires, administratifs, religieux (généralement au pluriel). Remplir les formalités d'usage. Les formalités administratives, douanières. Les formalités nécessaires à la validité d'un contrat, d'un testament, d'un mariage. Fig. Cet examen ne sera pour lui qu'une formalité, ne présente pour lui aucune difficulté. 2. Usage conforme à la bienséance, aux conventions. Il attache une grande importance aux moindres formalités. Il ouvrit la séance sans autre formalité, sans plus de formalités. Formariagen. m. XIIIe siècle. Dérivé de l'ancien verbe se formarier, « se marier en dehors de sa condition », composé à l'aide de fors et de marier.DROIT FÉODAL. Mariage d'un serf avec une personne qui appartient à un autre seigneur ou qui est de condition libre. Par méton. Droit de formariage ou, ellipt., formariage, redevance due au seigneur par le serf qui contracte une telle union. Formatn. m. XVIIIe siècle. Probablement emprunté de l'italien formato, « mesure », puis « dimension du papier », participe passé de formare, « former ». 1. Anciennt. Dimension caractéristique d'un imprimé, déterminée par le nombre de feuillets obtenus à partir de chaque feuille. Format in-plano, dans lequel la feuille n'est pas pliée. Format in-folio, dans lequel la feuille n'est pliée qu'une seule fois et n'a que deux feuillets. Format in-quarto, dans lequel la feuille a quatre feuillets, obtenus au moyen de deux pliures. Format in-octavo ou in-huit, dans lequel la feuille a huit feuillets, obtenus au moyen de trois pliures. On dit de même Format in-douze, in-seize, in dix-huit, etc. Par ext. Auj. Dimension caractéristique d'un livre en hauteur et en largeur, indépendamment du nombre de pliures de chaque feuille. Format in-folio, se dit d'un livre dont la hauteur est égale ou supérieure à 35 cm. Format in-octavo, dont la hauteur se situe entre 20 et 25 cm. Format de poche. 2. Dimension caractéristique d'une feuille de papier, désignée généralement par le filigrane que porte la feuille ou l'usage auquel elle est destinée. Format raisin ou, ellipt., raisin. Format écu ou, ellipt., écu. Format colombier, coquille, couronne, jésus, soleil, tellière, petit ou grand aigle, etc. Le format jésus porte en filigrane le monogramme de Jésus : « IHS ». Le grand aigle est un papier de grand format (75 Î 106 cm). Format bâtard, se dit d'une feuille de papier dont les dimensions n'entrent pas dans la nomenclature en usage. Format à l'italienne ou oblong, se dit d'une feuille de papier dont la largeur excède la hauteur. Format européen, d'une feuille de 65 Î 92 cm. Format écolier, format ministre. Par anal. Le format d'un billet de banque. Une enveloppe de format commercial. Une carte de visite de petit format. Le format d'une gravure, d'un tableau, d'une photographie. Un châssis entoilé de format figure, paysage ou marine. Réduire, agrandir le format d'une photocopie. Une photographie format 6 Î 9. Le format 35 mm est aujourd'hui le plus fréquemment utilisé au cinéma. Par méton. Un appareil photographique de format 24 Î 36 mm. 3. Par ext. Taille, dimension d'un objet quelconque. Grand format, petit format. En apposition. Fam. Une table grand format. Une vignette format timbre-poste. 4. Spécialt. INFORM. Agencement, disposition des données sur un support (disque ou disquette). |