, -IÈRE adj. et n. XIIe siècle. Dérivé de jardin. I. Adj. 1. Relatif aux jardins. Culture jardinière. Plantes jardinières. Centre jardinier, syn. de Jardinerie. 2. SYLVIC. Relatif au jardinage d'une forêt. Exploitation jardinière. II. N. 1. Personne dont le métier est d'entretenir des jardins, ou qui cultive un jardin pour en vendre les produits. C'est notre jardinier. Cette ville emploie plusieurs jardiniers. Jardinier fleuriste, jardinier maraîcher. Jardinier pépiniériste. « La Belle Jardinière », tableau de Raphaël (1507). 2. Spécialt. Jardinière d'enfants, éducatrice qui dirige les activités d'éveil dans un jardin d'enfants. III. N. f. 1. Meuble d'ornement à hauteur d'appui, dont le plateau est évidé pour recevoir des plantes ou des fleurs en pot. Une jardinière d'acajou. Une jardinière Louis XVI. Par ext. Vasque, caisse ou bac dans lequel on cultive des plantes ou des fleurs. Suspendre des jardinières à un balcon. 2. CUIS. Mets composé de diverses sortes de légumes cuits, souvent servi en garniture. Un plat de viande accompagné d'une jardinière de légumes. En apposition. Ragoût jardinière. 3. Vieilli. Voiture légère qu'utilisaient les habitants des campagnes pour transporter leurs légumes au marché. 4. Nom donné à divers insectes parasites des plantes potagères, tels que le carabe doré et la courtilière. Jardonn. m. XVIIe siècle. Emprunté de l'italien giardone, dérivé de giarda (voir Jarde).PATHOL. ANIMALE. Syn. de Jarde.
Jargonn. m. XIIe siècle, gargun, au sens de « gazouillement des oiseaux, langage des animaux ». D'origine incertaine. 1. Péj. Langage corrompu et incompréhensible. Cet homme s'exprime mal, je n'entends rien à son jargon. Par ext. En parlant des langues étrangères qu'on ne comprend pas. Je ne sais quel jargon parlent ces gens-là. 2. Langage particulier adopté par les malfaiteurs pour ne se comprendre qu'entre eux. Le jargon des voleurs. Par ext. Langage spécialisé propre aux membres d'une même profession (souvent avec une valeur dépréciative). Jargon de métier. Le jargon des juristes. C'est ce que nous disons dans notre jargon. Péj. Langage affecté et inutilement compliqué adopté par un certain groupe social. Le jargon des précieuses. Le jargon à la mode.
Jargonn. m. XVIIIe siècle. Emprunté de l'italien giargone, qui désigne une variété de diamant.JOAILL. Variété jaune de zircon.
Jargonnerv. intr. XIIIe siècle, gargonner. Dérivé de jargon I. 1. Fam. Parler un langage corrompu, inintelligible ou, par ext., parler confusément, indistinctement. Ils jargonnaient ensemble. Au participe présent, adjt. Une thèse jargonnante, écrite dans une langue pédante. Transt. Jargonner un idiome. Il jargonne l'italien, il parle cette langue, mais avec de nombreuses incorrections et impropriétés. Par ext. Dire confusément, indistinctement. Que jargonne-t-il là ? 2. En parlant du jars, de l'oie, pousser son cri.
Jargonneur, -EUSE n. XVIe siècle. Dérivé de jargon I.Péj. Personne qui jargonne, qui use d'un jargon. Un jargonneur prétentieux.
Jarni !ou JARNIBLEU ! interj. Voir Jarnidieu.
Jarnicoton !interj. XVIe siècle. Altération de l'expression je renie coton. Le père Coton, confesseur d'Henri IV, aurait demandé au roi d'employer cet euphémisme à la place de jarnidieu !Juron populaire et vieilli, atténuation de Jarnidieu !
Jarnidieu !interj. XVe siècle. Altération de l'expression je renie Dieu.Juron familier et vieilli, employé pour renforcer une affirmation, l'expression d'un sentiment, etc. (on disait aussi Jarnibleu ! et, ellipt., Jarni !).
Jarosseou JAROUSSE n. f. XIVe siècle, jarroce. Mot dialectal de l'Ouest, du Centre et du franco-provençal, probablement d'origine gauloise.Régional. Terme désignant diverses sortes de gesses cultivées.
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