adj. XVe siècle, au sens de « fou ». Dérivé, sous l'influence du latin acer, « aigre », du français Achaire, nom d'un saint qui passait pour guérir la folie.D'une humeur aigre et querelleuse. Un voisin acariâtre. Une femme acariâtre. Par méton. Un caractère acariâtre. Acariensn. m. pl. XIXe siècle. Dérivé d'acarus.ZOOL. Ordre d'Arachnides de petite taille, souvent parasites de l'homme, d'animaux et de plantes. Les sarcoptes, les tiques appartiennent à l'ordre des Acariens. Au sing. Le trombidion est un acarien. Acarus(s se prononce) n. m. XVIIIe siècle. Emprunté du latin scientifique acarus, du grec akari, « ciron ».ZOOL. Sarcopte de la gale. Acauleadj. XIXe siècle. Dérivé savant du grec kaulos, « tige », avec le préfixe a- privatif.BOT. Dont la tige est si courte qu'elle est à peine visible. Accablant, -ANTE adj. XVIIe siècle. Participe présent d'accabler. 1. Qui fait plier sous son poids. Porter un fardeau accablant. 2. Qui enlève toute possibilité de réagir, de se défendre. Une chaleur, une moiteur accablante. Fig. Un témoignage accablant. Une preuve accablante. Ce fut pour eux une défaite accablante. Accablementn. m. XVIe siècle. Dérivé d'accabler.État d'une personne accablée par la maladie, l'affliction, la souffrance, etc. L'accablement de la fièvre. L'accablement du chagrin. Cette nouvelle l'a plongé dans l'accablement le plus profond. Accablerv. tr. XIVe siècle, au sens de « abattre des arbres ». Dérivé du normand cabler, « abattre », qui remonte au latin populaire *catabola, « catapulte ». 1. Faire plier sous le poids. Accabler un mulet sous la charge. Par anal. Faire plier un adversaire. Les défenseurs du fort étaient accablés sous le nombre. 2. Faire supporter à quelqu'un une charge pénible, qui excède ses forces, ses capacités de réaction ou de défense. Accabler quelqu'un de travail. Accabler le peuple d'impôts, de corvées. Fig. La douleur l'accable. Il est accablé de chagrin, de fatigue. Il a l'air accablé. Spécialt. Les témoignages accablent l'accusé. 3. Attaquer, assaillir. Accabler quelqu'un de reproches, d'injures. Par exag. Cet enfant m'accable de questions. Par antiphrase. Fournir en abondance, combler de. On l'a accablé de cadeaux. Elle fut accablée de compliments. Accalmien. f. XVIIIe siècle. Dérivé de calmir. 1. Calme momentané succédant à un coup de vent. Une brève accalmie. Le navire a profité d'une accalmie pour entrer dans le port. 2. Fig. Moment de calme, de repos, faisant suite à une période d'agitation, de crise. Sa souffrance ne connaît pas d'accalmie. Une période d'accalmie. Les transactions commerciales ont connu ces derniers temps une soudaine accalmie. Une courte accalmie suivit le pilonnage de nos positions par l'artillerie ennemie. Accaparementn. m. XVIIIe siècle. Dérivé d'accaparer.Action d'accaparer ; résultat de cette action. L'accaparement des blés, des farines. Fig. L'accaparement des moyens d'expression. Accaparerv. tr. XVIIe siècle. Emprunté de l'italien accaparrare, « retenir une marchandise en donnant des arrhes », dérivé de caparra, « arrhes ». 1. Acheter ou retenir en quantité considérable une denrée, une marchandise, pour la rendre plus chère en la rendant plus rare. Accaparer des denrées de première nécessité. Il était accusé d'avoir accaparé tous les blés de la province. 2. Prendre pour soi, capter au détriment d'autrui. Accaparer les places, les honneurs, les faveurs. Fig. Accaparer la conversation. Accaparer l'attention du public. 3. Occuper exclusivement. Son travail l'accapare. Elle est accaparée par ses enfants. |