n. m. XIIIe siècle. Dérivé d'achever. 1. Exécution totale ou dernière phase d'une exécution. Surveiller l'achèvement des travaux. 2. Perfection ; le point le plus élevé que l'on puisse atteindre. Cet ouvrage est arrivé à son dernier degré d'achèvement. Conduire à son achèvement la formation d'un jeune homme. Acheverv. tr. (se conjugue comme Amener). XIe siècle. Probablement dérivé de l'ancien français a chief, « à bout de, à bonne fin », composé de la préposition a, « à », et de chief, forme ancienne de chef, au sens de « fin, bout ». 1. Finir ce qui a été commencé, le mener à son terme. Achever une lettre. Les maçons ont achevé de construire la maison. Vous achèverez ce travail pour demain. Achever un portrait. Achever ses études. Achever sa vie dans la misère. Absolt. À peine eut-il achevé que la salle se vida. Laissez-le achever. Pron. Les vacances vont s'achever. La fête s'acheva sous la pluie. 2. Porter à son point extrême, à son comble. La faillite de cette banque achèvera votre ruine, achèvera de vous ruiner. 3. Tuer en portant le coup mortel. Achever un blessé. Fig. Cette trahison m'achève. Voilà de quoi l'achever, de quoi consommer sa perte. Par exag. Ces émotions m'ont achevé, m'ont épuisé. Achillée(ch se prononce k, les deux l se prononcent sans mouillure) n. f. XVIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin, du grec akhilleios, « l'herbe d'Achille », avec laquelle Achille guérit la blessure qu'il avait infligée à Télèphe.BOT. Plante de la famille des Composées, à fleurs radiées et disposées en corymbe. Achoppementn. m. XIIe siècle, acopement, « ce qui fait obstacle à quelque chose ». Dérivé d'achopper.Le fait de buter contre un obstacle, de trébucher en marchant. Ne s'emploie plus guère que dans la locution Pierre d'achoppement, obstacle, difficulté qui peut faire échouer une entreprise. L'affaire sera bientôt conclue si nous ne rencontrons pas quelque pierre d'achoppement. Achopperv. intr. XIIe siècle, açoper, au sens propre. Dérivé de chopper au sens vieilli de « buter contre ».Faire un faux pas, trébucher. Achopper sur une pierre. Absolt. Le chemin est si mal entretenu qu'on risque à chaque instant d'achopper. Ne s'emploie plus guère qu'au figuré. Se heurter à un obstacle. Les pourparlers ont achoppé sur une question de forme. Pron. La difficulté à laquelle nous nous achoppons. Achromatique(ch se prononce k) adj. XVIIIe siècle, au sens 1. Dérivé de chromatique, avec le préfixe privatif. 1. OPT. Qui laisse passer la lumière sans la décomposer. Verres achromatiques. Objectif achromatique. 2. BIOL. Peu sensible aux colorants. Fuseau achromatique. Des constituants cellulaires achromatiques. Achromatisme(ch se prononce k) n. m. XIXe siècle. Dérivé d'achromatique.OPT. Qualité d'un système optique achromatique. L'achromatisme d'un objectif évite les franges irisées de l'image. Achronique(ch se prononce k) adj. XXe siècle. Dérivé, avec le préfixe privatif, du grec khronos, « temps ».Rare. Qui ne tient pas compte du temps. Acideadj. et n. m. XVIe siècle, comme adjectif ; XVIIe siècle, comme substantif. Emprunté du latin acidus, dérivé de acere, « être aigre ». 1. Adj. Qui a une saveur aigre, piquante. Un fruit acide. Ces pommes sont bien acides. Un vin légèrement acide. Par anal. Un vert acide. Fig. Aigre, incisif et désagréable. Une plaisanterie acide. Une remarque, une critique acide. 2. N. m. CHIM. Composé apte à céder un proton à un autre composé appelé base. Acide fort, qui s'ionise totalement en solution aqueuse. L'acide sulfurique et l'acide chlorhydrique sont des acides forts. Acide faible, qui s'ionise partiellement en solution aqueuse. L'acide acétique est un acide faible. Les acides font virer au rouge la teinture de tournesol. En apposition. Sel acide. Fonction acide. Acidifiableadj. XVIIIe siècle. Dérivé d'acidifier.CHIM. Qui peut être rendu acide. Substance acidifiable. |