, -IENNE n. XIXe siècle. Dérivé d'acoustique.Physicien ou technicien spécialiste de l'acoustique. Acoustiqueadj. et n. f. XVIIIe siècle. Emprunté du grec akoustikos, « qui concerne l'ouïe ». I. Adj. 1. Relatif à l'ouïe ; qui permet ou améliore la perception des sons. Nerf acoustique, nerf auditif. Cornet acoustique, appareil à pavillon, captant et amplifiant les sons, qu'utilisaient les sourds. Tuyau, tube acoustique, conduit transmettant les sons entre deux lieux. Dans les théâtres antiques, des vases acoustiques en terre ou en bronze amplifiaient la voix des acteurs. 2. Relatif au son ; du domaine de l'acoustique. Phénomènes acoustiques. Ondes acoustiques, sonores. L'isolation acoustique, ou phonique, d'un logement. Spécialt. Phonétique acoustique, qui étudie les caractéristiques physiques des sons de la parole, par opposition à Phonétique articulatoire. Microscope acoustique, qui utilise les ultrasons, par opposition à Microscope optique et à Microscope électronique. II. N. f. 1. PHYS. Partie de la physique qui étudie la nature, l'émission, la propagation et la réception des ondes sonores. Un traité d'acoustique. Acoustique physiologique, musicale, qui étudie les sons en relation avec la physiologie, la musique. Spécialt. Acoustique de la parole ou, ellipt., acoustique, syn. de Phonétique acoustique. 2. Ensemble des techniques permettant d'assurer une bonne propagation du son ou une bonne isolation phonique. Acoustique architecturale, urbaine. Acoustique de l'environnement. Par ext. Ensemble des qualités relatives à la sonorité. L'acoustique d'une salle de concert. L'acoustique de cet amphithéâtre est excellente. Acquéreurn. m. XIVe siècle. Dérivé d'acquérir.Personne physique ou morale qui acquiert ou souhaite acquérir un droit, un bien, en particulier un bien immobilier. Avez-vous trouvé un acquéreur pour votre voiture ? Y a-t-il acquéreur ? Se rendre acquéreur d'un appartement, l'acheter. Elle s'est portée acquéreur de cette terre, elle a fait connaître sa volonté de l'acheter. Un acquéreur de bonne foi. Tiers acquéreur, voir Tiers. Prov. Il y a plus de fous acquéreurs que de fous vendeurs. Acquérirv. tr. (j'acquiers, nous acquérons ; j'acquérais, nous acquérions ; j'acquis ; j'acquerrai ; j'acquerrais ; acquiers, acquérons ; que j'acquière ; que j'acquisse ; acquérant ; acquis). XIVe siècle. Réfection de l'ancien français acquerre, du latin populaire *acquaerere, altération de acquirere, « ajouter à ». I. Obtenir pour soi. 1. Obtenir par transfert de propriété. Acquérir un immeuble, un droit de chasse à titre onéreux, l'acheter. Acquérir un bois par achat. Acquérir un terrain à titre gratuit, par succession, par donation. L'État acquerra peut-être ce domaine. Par anal. La France acquit la Franche-Comté en 1678 par le traité de Nimègue. Absolt. La manie d'acquérir, d'accumuler des possessions. Le droit d'acquérir et de vendre. Pron. à sens passif. Un legs s'acquiert à titre universel ou à titre particulier, peut être acquis en totalité, passif compris, ou en partie. Prov. Bien mal acquis ne profite jamais, on ne peut jouir en paix de richesses malhonnêtement obtenues. 2. Obtenir par son action, ses soins, ses efforts. Acquérir de l'autorité, de l'expérience. Acquérir de vastes connaissances, de bonnes habitudes. Acquérir son indépendance, commencer à être indépendant. Acquérir des preuves, réussir à les obtenir par ses recherches. Acquérir la certitude d'un fait. Acquérir de la gloire. Il acquit bientôt une solide notoriété. Pron. à sens passif. La souplesse s'acquiert à force d'exercices. II. Procurer, assurer. 1. En parlant d'une personne. Rare. Mazarin acquit le Roussillon à la France. Il peut vous acquérir cette situation, vous la procurer, ou vous aider à l'obtenir, par ses efforts soutenus. Cet éditeur a acquis à sa maison l'exclusivité des droits de traduction de ce roman, les lui a assurés par son action personnelle. 2. En parlant d'une chose. Son travail lui a acquis de grands biens. L'aisance que ses efforts lui ont acquise. Fig. Ses qualités lui ont acquis l'estime de tous ses collègues. Son dévouement lui acquit la reconnaissance de ses concitoyens. III. Gagner. 1. En parlant d'une personne. Class. Acquérir quelqu'un, se le gagner. Acquérir une femme, gagner sa faveur ou ses faveurs. Auj. Acquérir l'affection, la sympathie d'autrui. Acquérir quelqu'un à un projet. Pron. Il s'est acquis quantité d'amis, il se les est attachés. Il s'est acquis le respect de tous. Iron. Il s'acquiert peu à peu la haine de ses subordonnés. 2. En parlant d'une chose. Ce domaine acquiert chaque jour de la valeur, gagne en valeur. Son esprit acquiert de la force, devient plus fort. Cette doctrine acquiert de l'importance, commence à prendre de l'importance. Son jugement acquiert du poids. 3. Absolt. Vieilli. S'améliorer. Cet enfant a beaucoup acquis, depuis quelque temps. Ce vin acquiert en vieillissant, se bonifie. Acquêtn. m. XIIe siècle. Du latin populaire acquaesitum, participe passé substantivé de *acquaerere (voir Acquérir). 1. Vieilli. Action d'acheter. 2. Chose achetée. Il a fait un bel acquêt (vieilli). DROIT. Acquêt de communauté. Au pluriel. Les acquêts, les biens acquis pendant le mariage par l'un ou l'autre des époux, et qui tombent dans la communauté, par opposition aux biens propres, qui restent la propriété exclusive de l'un des époux. Les acquêts et les propres. Communauté réduite aux acquêts. Acquiescementn. m. XVIe siècle. Dérivé d'acquiescer.Action d'acquiescer ; consentement, assentiment. Un entier acquiescement aux volontés de quelqu'un. On ne peut refuser son acquiescement à une proposition si bien démontrée. L'acquiescement aux volontés de Dieu. Hocher la tête en signe d'acquiescement. Donner son acquiescement à un jugement rendu, aux requêtes de la partie adverse. Acquiescement exprès, implicite, conditionnel. Acquiescerv. intr. (se conjugue comme Avancer). XIVe siècle. Emprunté du latin acquiescere, « se reposer », puis « se reposer sur, avoir confiance en » et « consentir ». 1. Consentir pleinement, donner son assentiment. Acquiescer aux désirs de quelqu'un. Ils acquiescèrent à ce qu'on souhaitait d'eux. Acquiescer aux sentiments, aux volontés d'autrui. Absolt. Approuver, accepter, dire oui, manifester son accord. Il étudia la proposition qu'on lui faisait et acquiesça. Elle acquiesça d'un signe de tête. 2. DROIT. Se soumettre aux prétentions de la partie adverse, ou au jugement rendu contre soi. Acquiescer à une sentence en renonçant aux voies de recours ouvertes par la loi. Acquis, -ISE adj. XVIIe siècle. Participe passé d'acquérir. 1. Obtenu par l'action, l'habitude, l'éducation, l'influence du milieu. Une gloire vite acquise et éphémère. Des connaissances difficilement acquises, mais solides. Se fonder sur l'expérience acquise. Subst. Cet étudiant a déjà de bons acquis, de bonnes connaissances. Avoir de l'acquis, de l'expérience. Spécialt. BIOL. Caractère acquis, caractère qui n'a pas été transmis à l'individu par hérédité, mais est apparu sous l'influence du milieu. Maladie acquise, survenue après la naissance et sans prédisposition héréditaire. Subst. L'acquis et l'inné. - PHYS. Vitesse acquise, vitesse atteinte par un mobile, qu'il conserve quand aucune force n'agit plus sur lui. 2. Assuré, indiscutablement établi. Une situation acquise, bien assise. Les droits acquis, reconnus de façon sûre. Les privilèges acquis. Subst. Les acquis des luttes, les avantages, droits, etc., obtenus grâce à des actions, des luttes, politiques ou syndicales. Fig. Prouvé et admis sans contestation. C'est acquis, c'est un fait acquis. Tenir une conclusion pour acquise. Ce point étant acquis, nous pouvons poursuivre la discussion. Subst. Les acquis de la science, les connaissances scientifiques définitivement assurées. 3. Gagné de façon ferme et sûre. Il vous est acquis et absolument fidèle. Je vous suis tout acquis, tout dévoué. À présent, leur sympathie nous est acquise. Nos amis sont acquis à ce projet et impatients de passer à l'action. Acquisitionn. f. XIIIe siècle. Emprunté du latin acquisitio, « action d'augmenter ». 1. Action d'acquérir ; résultat de cette action. Il vient de faire l'acquisition d'une maison. L'acquisition de Nice et de la Savoie à la France par Napoléon III. L'acquisition du langage chez l'enfant. L'acquisition des habitudes. La lente acquisition du savoir par l'humanité. 2. Chose acquise. Cette statuette est ma dernière acquisition. Les acquisitions des musées nationaux. Fig. L'imprimerie est l'acquisition capitale du XVe siècle. Évaluer les acquisitions d'un enfant, les savoirs et le savoir-faire qu'il a acquis. Acquitn. m. XIIe siècle, acuit, « paiement d'une dette » ; XVIIe siècle, au sens actuel. Déverbal d'acquitter.Reconnaissance écrite, datée et signée d'un paiement. Je vous signe tout de suite votre acquit. Pour acquit, formule qu'une personne inscrit au bas d'une facture, au dos d'un chèque, etc., en la faisant suivre de la date et de sa signature, pour attester qu'elle en a reçu le paiement. BILLARD. Premier coup, par lequel on ne fait que placer sa bille, sur laquelle l'adversaire doit jouer. Donner un bon acquit, un mauvais acquit. À vous, donnez votre acquit ! Expr. Par acquit de conscience ou, vieilli, pour l'acquit de sa conscience, seulement pour ne pas avoir à se faire de reproche, pour ne pas charger sa conscience. Je l'ai mis en garde par acquit de conscience. Par manière d'acquit, négligemment et parce qu'on ne peut s'en dispenser. Il s'est résolu à faire cette démarche par manière d'acquit. |