n. m. XVIe siècle. Dérivé du radical du participe présent d'abêtir.Action d'abêtir ou de s'abêtir ; résultat de cette action. Un complet abêtissement. Abhorrerv. tr. XVe siècle. Emprunté du latin abhorrere, « s'écarter avec horreur de », de horrere, « avoir horreur de ».Avoir en horreur, éprouver de l'aversion ou de la répulsion pour quelque chose ou quelqu'un. Il abhorre la solitude. Abhorrer le vice. Abhorrer un régime politique. Pron. Depuis leur procès, ils s'abhorrent. Abiétacéesn. f. pl. XIXe siècle. Dérivé savant du latin abies, -etis, « sapin ».BOT. Famille de conifères résineux. Les pins, les mélèzes, les sapins font partie des Abiétacées. Au sing. L'épicéa est une abiétacée. (On dit aussi Abiétinées.) Abiétinéesn. f. pl. XIXe siècle. Dérivé savant du latin abies, -etis, « sapin ».Syn. d'Abiétacées. AbÎme n. m. XIIe siècle. Du latin populaire *abismus, altération du latin chrétien abyssus, « profondeur de l'enfer », emprunté du grec abussos, « sans fond ». 1. Gouffre profond et qui paraît sans fond. La route côtoyait un abîme. Il fut précipité dans l'abîme. Au pluriel. Class. Les abîmes de l'océan, de la mer. La mer ouvrit ses abîmes et engloutit toute la flotte. La terre s'ouvrit jusqu'au fond de ses abîmes. Spécialt. L'enfer. Les anges rebelles furent précipités dans l'abîme. L'abîme infernal. Fig. Le gouffre matériel ou moral où l'on tombe, où l'on se perd. Aller à l'abîme, vers l'abîme. Il court à l'abîme. Il est au bord de l'abîme. Toucher le fond de l'abîme. Creuser un abîme sous les pas de quelqu'un, travailler à le perdre. 2. Ce qui semble insondable, sans limites. Un abîme de misère, de perplexité. Tomber dans un abîme de difficultés. 3. Ce qui dépasse la compréhension, ce qui constitue une énigme, un mystère. L'infini est un abîme pour l'esprit humain. 4. Ce qui sépare, divise profondément. Il y a un abîme entre ces deux conceptions. Entre nous, ce n'est pas un fossé, c'est un abîme. 5. HÉRALD. En abîme (rare), en abyme ou en abysme, se dit de ce qui est situé au milieu de l'écu. Les armes de sa famille étaient en abîme dans celles de son époux. - LITTÉRATURE. BX-ARTS. Mise en abyme, construction en abyme ou (rare) en abîme, procédé par lequel on intègre dans un récit, dans un tableau, un élément signifiant de ce récit ou de ce tableau, qui entretient avec l'ensemble de l'œuvre une relation de similitude. AbÎmer v. tr. et pron. XIIIe siècle. Dérivé d'abîme. I. V. tr. 1. Class. Engloutir. La tempête abîma le vaisseau. 2. Endommager, détériorer. Ces longues pluies ont abîmé les blés. N'abîme pas ce livre. Mettre au rebut les marchandises abîmées. Fig. et fam. Abîmer quelqu'un, dire du mal de lui. II. V. pron. 1. S'engloutir, être englouti. Ils virent l'équipage s'abîmer dans les flots. L'avion s'est abîmé dans la mer. Par anal. Le soleil s'abîme à l'horizon. 2. Fig. et litt. S'enfoncer profondément, se plonger. S'abîmer dans ses pensées, sa douleur. S'abîmer dans la contemplation des merveilles de la nature. Par ext. S'anéantir. S'abîmer devant Dieu. 3. Subir des dommages. Ne laissez pas les meubles s'abîmer dans la cave. Ab intestatloc. adj. XVe siècle. Emprunté d'une formule du latin juridique formée de ab, « de la part de », et intestato, « qui n'a pas fait de testament ».DROIT. En l'absence de testament. Héritier ab intestat, héritier de biens qui n'ont pas fait l'objet d'un testament. Une succession ab intestat. Abiotiqueadj. XIXe siècle. Dérivé savant, avec le préfixe privatif, du grec biôtikos, dérivé de bios, « vie ».BIOL. Qui ne permet pas la vie. Un milieu abiotique. Des facteurs abiotiques. Ab iratoloc. adv. XVIIIe siècle. Abréviation de la formule du latin juridique testamentum ab irato (homine) factum, « testament fait par un homme en colère ».Dans un état de colère, sous l'influence de la colère. Une satire écrite ab irato. Il a pris cette résolution ab irato. Abject, -ECTE (c et t se prononcent) adj. XVe siècle. Emprunté du latin abjectus, participe passé de abjicere, « laisser, rejeter, mépriser ».Qui inspire le dégoût et le mépris. Un personnage abject. Une attitude abjecte. Des sentiments abjects. Je trouve ce spectacle abject. Un langage abject. |