n. m. XIVe siècle. Emprunté du latin bidens, « qui a deux dents ».Fourche à deux dents. Bidetn. m. XVIe siècle, au sens 1 ; XVIIIe siècle, au sens 2. Probablement à rattacher à l'ancien français bider, « trotter », d'origine incertaine. 1. Petit cheval de selle. Acheter un bidet. Trotter sur un bidet. 2. Cuvette basse et allongée servant à la toilette intime. Bidochen. f. XIXe siècle. Terme d'argot militaire d'origine obscure.Pop. et péj. Viande de mauvaise qualité. Bidonn. m. XVIe siècle, au sens 1. Peut-être emprunté de l'ancien nordique *bida, « vase, récipient ». 1. Gourde de fer blanc servant à transporter de l'eau ou un autre liquide, à l'usage des hommes de troupe, des campeurs, etc. Avoir son bidon et son quart en bandoulière. Par méton. Le contenu du bidon. J'ai bu tout mon bidon. 2. Récipient métallique de grandeur variable, destiné à renfermer un liquide et que l'on peut clore hermétiquement. Un bidon d'huile. Un bidon d'essence. 3. Pop. Ventre. Se remplir le bidon. 4. Pop. Mensonge, faux-semblant. C'est du bidon ! En apposition. Inv. Lancer des nouvelles bidon. Un attentat bidon. Un acheteur bidon. Bidonnantadj. XXe siècle. Participe présent de (se) bidonner.Pop. Qui provoque une vive hilarité. Une histoire bidonnante. Bidonner (se)v. pron. XIXe siècle. Dérivé de bidon, au sens populaire de « ventre ».Pop. Rire, s'amuser beaucoup. Bidonvillen. m. XXe siècle. Composé de bidon et de ville.Agglomération hétéroclite de logements précaires et dépourvus d'équipements, construits à proximité d'une grande ville avec des matériaux disparates provenant le plus souvent de récupérations, et où s'entasse une population qui n'a pu se loger ailleurs. Bidulen. m. XXe siècle. Origine incertaine.Pop. Petit objet quelconque, le plus souvent fabriqué, que l'on ne peut ou ne veut pas désigner de façon moins vague. Où est passé ce bidule ? Biefn. m. XIIe siècle, bied. Probablement emprunté du latin populaire *bedum, « canal, fossé », d'origine gauloise. 1. Portion d'un cours d'eau comprise entre deux chutes ou deux rapides, ou portion d'une rivière canalisée ou d'un canal comprise entre deux écluses, deux barrages successifs. Le bief supérieur, le bief inférieur d'un canal. 2. Canal de dérivation conduisant l'eau vers un moulin ou vers les turbines d'une usine. Bief d'amont, la partie du canal amenant l'eau à la roue. Bief d'aval, la partie du canal ramenant l'eau à la rivière. Biellen. f. XVIe siècle, au sens de « manivelle de vielle » ; XVIIIe siècle, au sens actuel. Étymologie incertaine.TECHN. Tige rigide, articulée à ses deux extrémités, servant à communiquer ou à transformer le mouvement entre deux pièces mobiles. Les bielles d'un moteur à explosion transforment un mouvement rectiligne en un mouvement rotatif. Tête de bielle, pièce qui relie la bielle au vilebrequin. Pied de bielle, pièce qui relie la bielle au piston. - AUTOMOBILE. Par méton. Couler une bielle, par défaut de graissage, laisser fondre le régule garnissant la tête d'une des bielles du moteur. |