(g ne se prononce pas) n. m. (pl. Blancs-seings). XIVe siècle, blanc-signé ; XVIe siècle, blanc sin. Composé de blanc et de seing, « signature ».Signature que l'on appose sur un document avant que n'y figurent les termes de l'acte. Par méton. Document signé que l'on confie à quelqu'un pour qu'il le remplisse à sa volonté. Donner un blanc-seing. Confier un blanc-seing à un mandataire muni d'instructions verbales. Le bon pour pouvoir est un blanc-seing. Fig. Donner son blanc-seing à quelqu'un, lui faire totalement confiance, lui donner tout pouvoir d'agir pour la personne qu'il représente. Blandicesn. f. pl. XIIIe siècle. Emprunté du latin blanditiae, pluriel de blanditia, « caresses, flatteries ».Litt. Ce qui flatte et retient par sa séduction. Résister aux blandices du monde, à ses attraits trompeurs. Blanquetten. f. XVIIe siècle, au sens 2 ; XVIIIe siècle, au sens 4. Emprunté du provençal moderne blanqueto, diminutif de blanco, « blanc ». 1. Variété de poire d'été, de petite taille et à la peau blanche. Variété de raisin blanc qu'on nomme aussi Chasselas doré. 2. VITIC. Vigne du Languedoc dont les feuilles ont le dessous couvert d'un duvet blanc et cotonneux. Par méton. Vin blanc mousseux fait avec le raisin de cette vigne. La blanquette de Limoux. 3. Spécialt. Produit de la première distillation de l'eau-de-vie. 4. CUIS. Ragoût de viande blanche cuite dans un fond blanc qu'on utilise ensuite pour préparer une sauce liée au jaune d'œuf et à la crème. Une blanquette de veau, de volaille. Blanquismen. m. XIXe siècle. Du nom de Louis Auguste Blanqui.HIST. Courant du socialisme utopiste et révolutionnaire inspiré, entre 1848 et 1871, par Auguste Blanqui. Blasé, -ÉE adj. XVIIIe siècle. Participe passé de blaser. 1. Class. En parlant des sens et surtout du goût. Émoussé à la suite d'abus. Avoir le palais blasé. 2. Rendu indifférent par l'effet de l'habitude ou de la répétition. Qui n'éprouve plus d'intérêt, de curiosité ou de plaisir. Il joue à l'homme blasé. Subst. Il ne s'intéresse plus à rien, c'est un blasé. Blaserv. tr. XVIe siècle, au sens de « user sous l'effet des liqueurs fortes » ; XVIIIe siècle, au sens moderne. Probablement emprunté du néerlandais blazen, « gonfler ». 1. Class. Émousser le goût par l'abus, l'excès. L'usage des liqueurs fortes lui a blasé le palais. Ces raffinements de gourmandise ont fini par le blaser. 2. Rendre, à la longue, indifférent, incapable d'éprouver des émotions, du plaisir. Les excès l'ont blasé. L'habitude du luxe l'a blasé sur tout. Pron. Il se blasera des meilleures choses. Blasonn. m. XIIe siècle, aux sens de « armoiries sur un bouclier » et « bouclier ». Origine obscure. 1. Ensemble d'emblèmes composant l'écu armorial d'une famille, d'une ville, etc. Énumérer les figures, les pièces, les émaux, les métaux de son blason. Le blason sculpté au-dessus du porche a été martelé à la Révolution. Faire graver son blason sur son argenterie. Expr. fig. Ternir son blason, déshonorer le nom qu'on porte. Redorer son blason, rétablir sa fortune, généralement par un riche mariage. (On dit aussi Armes ou Armoiries.) 2. Art de composer, de décrire et d'expliquer les armoiries. Entendre, savoir, enseigner le blason. Les règles, les termes du blason. (On dit plutôt Héraldique.) 3. ÉBÉN. Traverse tournée ou sculptée qui relie les pieds de devant d'un siège. 4. LITTÉRATURE. Pièce de petits vers à rimes plates décrivant minutieusement ce dont on veut faire l'éloge ou la satire. Le blason fut un genre en vogue au début du XVIe siècle. Les blasons du corps féminin. Blasonnerv. tr. XIVe siècle. Dérivé de blason. 1. Peindre des armoiries avec les métaux et les émaux qui leur sont propres ; les représenter par des graphismes conventionnels. Blasonner ses armoiries sur le manteau de la cheminée, les faire blasonner sur sa chevalière. Un étendard blasonné. Par ext. Le lion qui blasonne ses armes, qui y figure. 2. Expliquer des armoiries à l'aide des termes propres à l'art héraldique. 3. Fig. et vieilli. Blasonner quelqu'un, médire de lui, le prendre pour cible de ses railleries, de ses critiques. Il a été bien blasonné. Blasphémateur, -TRICE n. et adj. XIVe siècle, blasfemateur. Emprunté du latin blasphemator, « celui qui outrage ». 1. N. Personne qui profère des blasphèmes. Un blasphémateur notoire. On publia des édits contre les blasphémateurs. 2. Adj. Qui a le caractère du blasphème. Des imprécations blasphématrices. Blasphématoireadj. XVIe siècle. Dérivé de blasphémer.Qui contient ou constitue un blasphème, des blasphèmes. Une proposition blasphématoire. Des paroles blasphématoires. |