n. m. XIVe siècle, blevaiz ; XVe siècle, bleuez. Emploi substantivé de l'adjectif bleuet, diminutif de bleu.Nom usuel de la centaurée à fleurs bleues, très commune dans les blés. Un bouquet de bleuets, de marguerites et de coquelicots. (On dit aussi Bluet et Barbeau.) Bleuirv. intr. et tr. XIIIe siècle, blauir, « devenir bleu » ; XVIIe siècle, comme verbe transitif. Dérivé de bleu. 1. V. intr. Devenir bleu ou bleuâtre. Le papier de tournesol bleuit au contact des alcalis. Ses lèvres bleuissent. Les collines bleuissaient à l'horizon. 2. V. tr. Rendre bleu. Le froid lui bleuissait les mains. TECHN. Chauffer un métal jusqu'à ce que sa surface devienne bleue. Bleuir de l'acier avant de le tremper. Bleuissagen. m. XIXe siècle. Dérivé du radical du participe présent de bleuir.TECHN. Action de bleuir un métal ; résultat de cette action. Le bleuissage de l'acier. Bleuissementn. m. XIXe siècle. Dérivé du radical du participe présent de bleuir.Le fait de donner ou de prendre une teinte bleue ou bleuâtre. Le bleuissement des lointains. Bleusaillen. f. XIXe siècle, bleuzaille. Dérivé de bleu.Argot militaire. L'ensemble des nouvelles recrues. Toute la bleusaille, au rapport ! Bleuté, -ÉE adj. XIXe siècle. Participe passé de bleuter.Légèrement teinté de bleu. Une fumée bleutée. Du papier à lettres bleuté. Porter des verres bleutés. Un blanc bleuté. Bleuterv. tr. XIXe siècle. Dérivé de bleu. 1. Rare. Donner une légère teinte de bleu. Bleuter les ombres d'un tableau. 2. Spécialt. Vieilli. Passer la lessive au bleu. Bleuter le linge. Bliaudou BLIAUT n. m. XIIe siècle. Origine inconnue.MOYEN ÂGE. Longue tunique portée au-dessus des autres vêtements par les hommes et les femmes. Blindagen. m. XVIIIe siècle. Dérivé de blinder. 1. Action de blinder. Procéder au blindage d'un abri, d'un véhicule. 2. Revêtement protégeant un véhicule des projectiles. Le blindage d'un char d'assaut, d'un navire. Un blindage d'acier, d'aluminium. Les balles ont traversé le blindage. 3. Dispositif recouvrant un objet pour le protéger, l'isoler, etc. Le blindage d'une porte par un serrurier. Le blindage d'un coffre-fort. Le blindage d'un réacteur nucléaire. TRAV. PUBL. Coffrage protégeant une excavation contre les éboulements. - ÉLECTR. Procédé consistant à enfermer des organes électriques pour les soustraire à l'action des champs électriques ou magnétiques extérieurs. - PHYS. NUCL. Dispositif de protection contre les rayonnements nucléaires. Blindé, -ÉE adj. XIXe siècle. Participe passé de blinder. 1. Protégé contre les projectiles par un blindage. Une voiture blindée. Un train blindé. Un véhicule militaire blindé. Un engin blindé ou, ellipt. et subst., un blindé. Par ext. Arme blindée et cavalerie, arme des forces terrestres équipée de véhicules de ce type. Une division blindée. Subst. Les blindés, l'arme blindée. Servir dans les blindés. 2. Recouvert d'un revêtement de protection. Une porte blindée. TRAV. PUBL. Galerie blindée, dont les parois sont recouvertes d'un coffrage. - ÉLECTR. Un transformateur blindé. Un moteur électrique blindé. 3. Fig. et fam. Rendu par l'expérience, par l'habitude, peu sensible aux attaques, aux injures. Il est blindé contre les calomnies. Un esprit blindé. Expr. pop. Avoir le gosier blindé, ne pas craindre les nourritures très épicées, les boissons très fortes. |