n. m. XVe siècle, bourdrel. Dérivé de bord, au sens de « ce qui est au bord ».Relevé récapitulatif des éléments d'une somme, des pièces qui composent un dossier ; état, justificatif. COMMERCE. Bordereau de compte, de vente. Bordereau de courtier, d'agent de change. - ADM. Bordereau d'envoi ou de transmission. - DROIT. Bordereau de collocation, titre délivré à chaque créancier à l'issue d'une procédure d'ordre qui lui permet de se faire payer. Bordereau d'inscription, état sur papier timbré contenant les indications nécessaires à l'inscription d'un privilège ou d'une hypothèque sur les registres de la Conservation des hypothèques. Borderien. f. XIVe siècle. Adaptation du latin médiéval borderia, dérivé de borda (voir Borde).Voir Bordage I. Bordier, -IÈRE n. XIIe siècle. Dérivé de borde.Vieilli ou régional. Personne qui habite, qui exploite un bordage, une borde, une borderie. Bordier, -IÈRE adj. XVIIe siècle. Dérivé de bord. 1. MARINE. Se dit d'un navire qui a un côté plus lourd que l'autre, qui incline plus d'un côté que de l'autre. Bâtiment bordier. 2. GÉOGR. Qui est en bordure d'un océan. La Manche est une mer bordière. Bordiguen. f. XVIIe siècle. Emprunté du provençal bourdigo, bordigo, du bas latin borda, « roseau ».PÊCHE. Au bord de la mer, enceinte formée de perches et de claies pour retenir le poisson à la marée descendante. Borduren. f. XIIIe siècle. Dérivé de border.Ce qui garnit ou marque les limites d'une surface ou d'un objet. La bordure d'une robe. Coudre un galon en guise de bordure. Bordure de tapisserie, bande ornementale autour de l'ouvrage. La bordure d'un tableau, d'une glace, son cadre. La bordure d'un parterre. Une bordure de buis, de gazon. La bordure d'un bois, d'une forêt, les arbres qui en forment la lisière. Bordure de trottoir, ligne de longues pierres délimitant le bord externe du trottoir. Bordure de pavés, rang de gros pavés qui terminent et retiennent chacun des deux côtés d'une chaussée. La bordure d'un quai de gare. HÉRALD. Brisure qui entoure l'écu et qui est toujours différente de l'émail de l'écu. Bordure de gueules. Loc. prép. En bordure de, tout près de. Une villa en bordure de mer. Boren. m. XIXe siècle. Dérivé régressif de borax.CHIM. Élément utilisé dans la fabrication de certains aciers et dans les réacteurs nucléaires (symb. B ; n° at. 5 ; m. at. 10,81). Les composés du bore sont abondants dans la nature. Le bore absorbe les neutrons. Boréal, -ALE adj. (pl. Boréaux ou Boréals, -ales). XVe siècle, borealle. Du bas latin borealis, dérivé de boreas, « vent du nord, aquilon », « nord, septentrion ».GÉOGR. Qui est du côté du nord. L'hémisphère boréal, l'hémisphère Nord. Spécialt. Propre aux régions arctiques. Les régions boréales, voisines du pôle Nord. Le climat boréal. La faune boréale. Des phénomènes magnétiques boréaux. Aurore boréale, voir Aurore. Borgneadj. XIIe siècle, d'abord au sens de « qui louche ». Origine obscure. 1. Qui n'a qu'un œil ; qui ne voit que d'un œil. Un homme borgne. Un cheval borgne. Expr. fig. Changer, troquer son cheval borgne contre un cheval aveugle, voir Aveugle. Fam. Jaser comme une pie borgne, parler beaucoup. Subst. Un, une borgne. Prov. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois, on brille aisément au milieu d'un entourage médiocre. 2. Par anal. Qui présente un aspect incomplet, qui semble n'être pas ce qu'il devrait être. Compte borgne, qui n'est pas juste. MARINE. Ancre borgne, à une seule patte. - BÂT. Fenêtre borgne, qui donne du jour, mais ne permet pas de voir au-dehors. Par ext. Une maison borgne, une maison sombre et obscure. Spécialt. Maison borgne, maison mal famée. Cabaret borgne. Hôtel borgne. Borien. f. XIXe siècle. Du bas latin boaria, « bouverie », de bos, bovis, « bœuf ».Petite construction en pierres sèches dans le Midi de la France. |