n. m. XVIIIe siècle. Dérivé de bouder. Le sens premier étant, par plaisanterie, « chambre où l'on se retire pour bouder ».Petite pièce ornée avec élégance, à l'usage particulier des dames, et dans laquelle elles se retirent lorsqu'elles veulent être seules ou s'entretenir avec des personnes intimes. Se retirer dans son boudoir. Propos de boudoir. Bouen. f. XIIe siècle, boe. Probablement du gaulois *bawa, « saleté ». 1. Mélange de terre, de poussière, de détritus et d'eau que l'on trouve dans les rues, les chemins. Marcher dans la boue. Des rues pleines de boue. Être tout couvert de boue. Tomber dans la boue. Une boue épaisse, grasse. Un tas de boue. La boue des tranchées pendant la Grande Guerre. Patauger, s'enliser dans la boue. La boue gicle au passage des voitures. Enlever à la brosse des taches de boue. Expr. fam. Ne pas faire plus de cas d'une chose que de la boue de ses souliers, ne s'en soucier aucunement, la mépriser. 2. Terre gorgée d'eau. Les eaux du Nil charrient de la boue. Une coulée de boue. Faire sécher de la boue au soleil. Spécialt. Terre que l'on trouve près de certaines sources d'eaux minérales et qui, imprégnée des mêmes sels, en a les propriétés. Boues thermales. Prendre un bain de boue, prendre les boues. GÉOL. Couche sédimentaire homogène qui se trouve au fond des mers. Boue bleue. Boue noire. Boue argileuse. Boue calcaire. Boue volcanique. 3. Par anal. Mélange résiduel. La boue d'un encrier. La boue d'une fosse à purin. Spécialt. Amas de déchets flottants résultant de certaines activités industrielles ; résidus de l'épuration et du traitement des eaux. Boues industrielles. Boues radioactives. 4. Fig. Abjection, infamie. Se vautrer dans la boue du péché. C'est une âme de boue (vieilli), une âme basse et vile. Cet homme est tombé dans la boue. Tirer quelqu'un de la boue. Traîner quelqu'un dans la boue, couvrir quelqu'un de boue, proférer ou écrire contre lui des injures graves, répandre des infamies à son sujet. Bouéen. f. XIVe siècle, boue. Probablement emprunté du moyen néerlandais boeye.MARINE. 1. Corps flottant amarré au fond de l'eau et qui sert à signaler un écueil ou une épave dangereuse, à baliser un chenal, à indiquer des passages pour la navigation. Bouée lumineuse, à voyant, à sifflet. 2. Sorte de boyau gonflable que l'on se passe autour du corps pour se maintenir à la surface de l'eau. Gonfler une bouée. Apprendre à nager avec une bouée. Spécialt. Bouée de sauvetage, grand anneau de liège ou de toute autre matière insubmersible que l'on lance à une personne en danger de se noyer. Exp. fig. Il s'accrochait à cet espoir comme à une bouée. Boueux, -EUSE adj. XIIe siècle. Dérivé de boue. 1. Qui est plein de boue ; qui est couvert de boue. Rivière boueuse. Eau boueuse. Des chemins boueux. Des souliers tout boueux. 2. Dont le trait manque de netteté. Écriture boueuse. Impression boueuse. Estampe boueuse, que l'on a tirée avec une planche mal essuyée et où il est resté de l'encre entre les hachures. Boueuxn. m. XVIe siècle, boueur ; XIXe siècle, boueux. Dérivé de boue.Fam. Employé municipal chargé d'enlever régulièrement les ordures ménagères (on dit plutôt Éboueur). Il fut réveillé par les boueux. Bouffant, -ANTE adj. XVe siècle. Participe présent de bouffer I.Qui bouffe. Étoffe bouffante. Garniture bouffante. Jupe bouffante. Une robe aux manches bouffantes. Des cheveux bouffants. Du papier bouffant, non apprêté, d'aspect grenu. Subst. Le bouffant d'une robe. Donner du bouffant à ses cheveux. Bouffarden. f. XIXe siècle. Dérivé du radical de bouffée.Fam. Petite pipe à tuyau court. Par ext. Pipe. Tirer sur sa bouffarde. Bouffeadj. XVIIIe siècle, scène buffe ; XIXe siècle, opéra bouffe. Emprunté de l'italien buffo, buffa, « plaisant », dérivé régressif de buffone (voir Bouffon).Vieilli. Qui est plaisant, comique. Une pièce bouffe. Un acteur bouffe. Un chanteur bouffe ou, subst., un bouffe, chanteur qui joue des rôles comiques. Spécialt. Opéra bouffe, opéra gai, de caractère léger et de ton populaire, par opposition au grand opéra, et importé d'Italie en France au XVIIIe siècle. Subst. Au pluriel. Les Bouffes, théâtre où l'on représente des opéras légers. Les Bouffes parisiens. Aller aux Bouffes. Bouffen. f. XIVe siècle, en Bourgogne, au sens de « balle (d'avoine) » ; XVIIe siècle, « enflure des joues ». Déverbal de bouffer II.Pop. Nourriture. Par méton. Repas. Boufféen. f. XIIe siècle, bufee. Dérivé de bouffer I. 1. Souffle de l'haleine ; air, vapeur, fumée que l'on expire par la bouche. Envoyer des bouffées de vin. Il nous empoisonnait par des bouffées d'ail. Tirer des bouffées d'une pipe. Il nous envoyait des bouffées de tabac. 2. Souffle de vent, courant de vapeur ou d'air chargé d'odeur qui arrive brusquement et qui dure peu. Une bouffée de vent tiède. Aspirer une bouffée d'air frais. Le parfum des roses nous parvenait par bouffées. Par anal. La musique arrivait par bouffées, par intervalles, par bribes. 3. Accès subit et passager. Des bouffées de fièvre. Bouffée de chaleur, sensation de chaleur montant brusquement au visage. Fig. Ce n'est qu'une bouffée de colère. Des bouffées d'orgueil ridicules. |