, -IÈRE n. XVIe siècle, bourcier. Dérivé de bourse II.Personne qui, professionnellement, fréquente la Bourse. Les pronostics des boursiers. Adjt. Relatif à la Bourse. L'activité boursière. Les opérations boursières. Boursoufler v. tr. XVIe siècle. Tiré de boursouflé, altération de bousouflé, « enflé » (XIIIe siècle).Rendre enflé, gonflé. L'humidité a boursouflé les plâtres. Son visage s'est boursouflé. Des paupières boursouflées de sommeil. Fig. Un personnage boursouflé d'orgueil. Une éloquence boursouflée. Un style boursouflé, pompeux et creux, ampoulé. Boursouflure n. f. XVIe siècle, boussouflure, « enflure ». Dérivé de boursoufler. 1. Gonflement accidentel d'une surface. La peinture présente des boursouflures, des cloques. 2. Gonflement accidentel d'une partie du visage, du corps. Une boursouflure de la lèvre, de la paupière. Fig. Enflure. Un style plein de boursouflures. Bousculaden. f. XIXe siècle. Dérivé de bousculer. 1. Désordre qui se produit dans une foule, dans un groupe, sous l'effet d'une brusque poussée collective. Il s'est produit une vive bousculade à l'entrée du stade. J'ai été pris dans la bousculade. 2. Agitation, hâte, précipitation. La bousculade du départ en vacances. Vivre dans une bousculade permanente. Bousculerv. tr. XVIIIe siècle. Altération de l'ancien français bouteculer, dérivé de boutecul, proprement, « celui qui pousse du cul ». 1. Mettre sens dessus dessous. On a bousculé mes livres, mes tiroirs. 2. Pousser sans ménagement, heurter avec violence. Il bousculait tout le monde pour gagner la sortie. Pron. Les spectateurs se bousculent devant les guichets. Fig. Les idées se bousculaient dans sa tête, y affluaient en désordre. 3. Presser, brusquer. Il faut le bousculer pour qu'il se mette au travail. Elle est très timide, évitez de la bousculer. Fam. J'ai été très bousculé toute la semaine, accablé d'occupations. Par méton. Une journée bousculée. 4. MILIT. Culbuter par une attaque vive et soudaine. Bousculer la défense ennemie. La cavalerie a bousculé l'adversaire et l'a coupé de ses arrières. Fig. Bousculer les traditions, le protocole, les usages, les enfreindre de façon cavalière. Bousen. f. XIIIe siècle. Mot d'origine incertaine.Excrément des bovins. Bousiern. m. XVIIIe siècle. Dérivé de bouse.ENTOM. Coléoptère qui se nourrit de bouse. Le scarabée est un bousier. Bousillagen. m. XVIe siècle, bouzillage, « torchis ». Dérivé de bousiller. 1. Mélange de chaume et de terre détrempée servant à construire des murs. On emploie le bousillage dans les pays où la pierre est rare. (On dit plutôt Torchis.) 2. Fig. et pop. Travail hâtif fait sans soin. Ce n'est pas de la peinture, c'est du bousillage. Par ext. Dommage causé par un emploi maladroit. Le bousillage d'une machine. Bousillerv. intr. et tr. XVIe siècle, au sens de « construire en torchis » ; XVIIIe siècle, « travailler avec négligence ». Dérivé de bouse. I. V. intr. Faire un travail de maçonnerie en bousillage. II. V. tr. Fig. et pop. 1. Exécuter un travail sans soin ou avec maladresse, le bâcler. Le plombier a bousillé cette installation. 2. Endommager gravement ; mettre hors d'usage. Faute de lubrifiant, la boîte de vitesses a été bousillée. Il a bousillé sa voiture. Bousilleur, -EUSE n. XVe siècle, bouzilleur, « ouvrier qui s'occupe du torchis » ; XVIIe siècle, au sens figuré. Dérivé de bousiller.Pop. Personne qui bousille. |