v. tr. XIIIe siècle au sens de « embraser, consumer » ; XVIe siècle, au sens moderne. Tiré de braisé.TECHN. Souder fortement deux ou plusieurs pièces métalliques en interposant entre elles un alliage ou un métal fondant à plus basse température qu'elles. Braser à l'argent les éléments d'un bijou. Par méton. Constituer une pièce unique en soudant plusieurs pièces par ce même procédé. Braser un fusil, un canon. Brasero (e se prononce é) n. m. XVIIIe siècle, bracero. Emprunté de l'espagnol brasero, dérivé de brasa, « braise ». 1. Appareil de chauffage portatif, formé d'un bassin de cuivre monté sur pieds et rempli de charbons ardents, destiné à chauffer une pièce. 2. Récipient de métal, percé de trous latéraux, rempli de braise et destiné au chauffage en plein air. Les ouvriers viennent se réchauffer auprès du brasero. Le marchand faisait griller des marrons sur son brasero. Brasiern. m. XIIe siècle. Dérivé de braise.Feu de charbons ardents, foyer de braises incandescentes. Jeter des bûches dans le brasier. Par ext. Masse de matière en feu. Le bâtiment n'était plus qu'un brasier. La charpente de la maison devint vite un brasier. Fig. Foyer de combats, de guerre. Les troubles civils ont transformé le pays en brasier. Litt. Son cœur, son âme est un brasier, est le siège d'une violente passion, d'une grande exaltation. Brasillementn. m. XIXe siècle. Dérivé de brasiller. 1. Éclat, scintillement lumineux intermittent, rappelant la couleur rougeâtre de la braise. Le brasillement des charbons dans l'âtre. Par anal. Le brasillement des enseignes lumineuses. Le brasillement des pierreries. 2. MARINE. État de la mer qui brasille, scintillement de la mer. Brasillerv. tr. et intr. XIIIe siècle, bresilliee, « faire griller sur la braise » ; XVIIIe siècle, comme terme de marine. Dérivé de braise. I. V. tr. Rare. Faire griller rapidement sur la braise. II. V. intr. 1. Scintiller, rougeoyer comme la braise. Les bûches brasillent dans l'âtre. Par ext. La flamme de la bougie se mit à brasiller, à produire des lueurs rouges, intermittentes. 2. MARINE. Se dit de la mer qui scintille, qui réfléchit les rayons obliques du soleil ou de la lune. La mer brasillait sous la lune. En parlant du sillage d'un bâtiment. Briller dans l'obscurité d'une lueur phosphorescente. Brasquen. f. XVIIIe siècle. Emprunté de l'italien du Nord brasca, d'origine germanique.TECHN. Mélange réfractaire utilisé en métallurgie pour revêtir les parois intérieures des creusets. Brasquerv. tr. XIXe siècle. Dérivé de brasque.TECHN. Enduire de brasque. Brasquer un creuset. Brassagen. m. XIVe siècle, au sens de « action de mélanger les métaux », puis pour la bière. Dérivé de brasser I.Action de mélanger des matières en les remuant ; résultat de cette action. Le brassage des gaz dans un moteur à explosion. Le brassage de l'air par un ventilateur. Spécialt. Action de remuer dans un creuset un métal en fusion. Fig. Mélange, amalgame. Le brassage des populations, des races, des civilisations, des classes sociales. TECHN. Action de brasser la bière. Brassagen. m. XVIIIe siècle. Dérivé de brasser II.MARINE. Action de brasser, d'orienter les vergues. Brassardn. m. XVIe siècle, brassal, « pièce d'armure qui protège le bras ». Altération de brassal, de l'italien bracciale, issu du latin brachiale, « bracelet ». 1. Anciennt. Pièce d'armure protégeant le bras de l'homme de guerre. Auj. Par anal. Garniture de cuir protégeant le bras de certains travailleurs manuels, de certains sportifs. Le brassard d'un tireur à l'arc. 2. Bande d'étoffe portée au bras comme signe distinctif. Le brassard du service d'ordre. Le brassard de la Croix-Rouge. Un brassard d'infirmier. Un brassard de premier communiant. Un brassard de deuil. |