, -ARDE adj. XIXe siècle. Dérivé de Brie, nom d'une région du Bassin parisien.Relatif à la Brie. La population briarde. Le plateau briard. L'agriculture briarde. Subst. Un Briard, une Briarde, une personne originaire de la Brie. Spécialt. Un chien briard, un berger briard ou, subst., un briard, un grand chien de berger à poil très long. Briben. f. XIIIe siècle, au sens de « petit morceau, miette ». D'un radical onomatopéique bri(m)b- désignant des choses menues ou de peu de valeur (voir Bribe, Brimborion).Menu morceau, parcelle, surtout en parlant d'un aliment. Pas la moindre bribe de pain, de tabac. Elle recueillait des bribes de viande. Fig. Généralement au pluriel. Fragments, restes de peu d'importance, morceaux sans suite. Il vit des dernières bribes de sa fortune. J'ai pu saisir quelques bribes de leur conversation. Les souvenirs de son enfance lui revenaient par bribes. Par ext. Connaissances fragmentaires. Il possédait encore quelques bribes de grec et de latin. Bric-à-bracn. m. inv. XVIIe siècle, à bric et à brac, « à tort et à travers ». Mots expressifs d'origine onomatopéique.Objets, meubles, ferraille, ustensiles, tableaux, de provenances et d'époques diverses, ramassés pour être revendus. Un marchand de bric-à-brac. Par méton. Boutique de brocanteur. Les bric-à-brac du marché aux puces. Fig. et péj. Désordre, amas d'objets ou d'idées hétéroclites, fatras. Comment peut-il se reconnaître dans son bric-à-brac ? Cet ouvrage est un vrai bric-à-brac. Bric et de broc (de)loc. adv. XIXe siècle ; mais on trouve, au XVe siècle, en bloc et en blic. Mots expressifs d'origine onomatopéique.Fam. En rassemblant des pièces et des morceaux disparates, au hasard des occasions. Il s'est meublé de bric et de broc. Brickn. m. XVIIIe siècle, bric. Emprunté de l'anglais brig(g), abréviation de brigantine, lui-même emprunté du moyen français brigantin.MARINE. Voilier à deux mâts gréés à voiles carrées. Brick de commerce. Brick de guerre. Brick de douze, brick de vingt, brick de guerre à douze, à vingt canons. Par ext. Brick-goélette, voir Goélette. Bricolagen. m. XXe siècle. Dérivé de bricoler. 1. Action de bricoler. Faire du bricolage. Avoir le goût du bricolage. Par ext. Le rayon du bricolage dans un magasin. 2. Travail d'installation, de réparation exécuté sans faire appel à un professionnel, ou dont la qualité est médiocre. Ce qu'il m'a fait là, c'est du bricolage. Par ext. Fam. et péj. Travail occasionnel, mal rémunéré. Bricolen. f. XIVe siècle, bricole au sens 1. Emprunté de l'italien briccola, « machine de guerre », d'origine germanique. La catapulte lançait des pierres à l'aide de cordes, d'où les sens de « courroie, corde » et de « ricochet ». 1. Sorte de baliste en usage au Moyen Âge. 2. Class. Détour, zigzag. MILIT. Ricochet d'un projectile qui frappe après avoir rebondi. - JEUX. Au jeu de paume, retour de la balle qui a frappé un mur. Au billard, coup par lequel on fait toucher la bande à la bille avant qu'elle atteigne une autre bille. Loc. adv. De bricole, par bricole, indirectement, par ricochet et, fig., par des moyens détournés. Toucher un but de bricole. 3. Petit travail, occupation insignifiante. S'occuper à des bricoles. Faire venir un ouvrier pour une bricole. Par ext. Fam. Chose de peu de valeur, sans importance. Offrir une bricole. Elle a acheté des bricoles pour les enfants. Pop. Ennuis. Si tu continues, tu vas t'attirer des bricoles. 4. Courroie ou lanière de cuir que l'on passe sur ses épaules pour transporter un fardeau, ou autour de la poitrine pour tirer une voiture. Une bricole de déménageur. BOURRELLERIE. Partie du harnais qui passe devant le poitrail du cheval de trait, pour qu'il y prenne appui. 5. PÊCHE. Ligne de fond permettant l'emploi d'un vif ou d'un poisson mort. Hameçon double ou triple que l'on fixe sur la partie dorsale d'un vif. - CHASSE. Au pluriel. Des bricoles, filets pour prendre des cerfs, des daims, etc. Le cerf a donné dans les bricoles. Bricolerv. intr. et tr. XVe siècle, au sens de « aller par-ci, par-là » ; XIXe siècle, « faire de menues besognes ». Dérivé de bricole. I. V. intr. 1. JEUX. Au jeu de paume, au billard, jouer par ricochet, par la bande. Un joueur adroit à bricoler. 2. VÈN. Se dit des chiens qui, au lieu de suivre la voie, s'en écartent sans arrêt. Un chien qui bricole. 3. Péj. Travailler de manière irrégulière, accomplir de petits travaux de façon occasionnelle, en amateur, ou sans tenir compte des règles de l'art, sans obtenir de résultats dignes d'un professionnel. Cet homme n'a pas de métier, il bricole par-ci par-là. Hier, je n'avais pas envie de me mettre au travail, j'ai bricolé toute la journée, je me suis occupé à des bricoles. Spécialt. Sans valeur péjorative. Pratiquer chez soi ou à titre gracieux des travaux d'aménagement, de réparation, dont on confie d'ordinaire l'exécution à un homme de métier. Bricoler dans la maison de campagne d'un ami. Il aime bricoler dans son appartement. II. V. tr. 1. Réparer, modifier ou aménager en recourant au bricolage. Bricoler un appareil, un moteur, un chauffe-eau. Une installation électrique bricolée. 2. Passer la bricole à. Bricoler un cheval. Bricoler des chiens de traîneau. 3. PÊCHE. Fixer comme appât à une bricole. Bricoler un petit poisson. Bricoleur, -EUSE n. XVIIIe siècle, au sens de « chien qui aime à s'écarter de la piste » ; XIXe siècle, au sens de « celui qui vit d'expédients ». Dérivé de bricoler, au sens de « aller en zigzag ».Personne qui fait en amateur de petits travaux d'entretien ou d'aménagement. Adjt. Être, n'être pas bricoleur, bricoleuse. Par ext. Péj. Ouvrier peu sérieux, peu compétent. Du travail de bricoleur. Bricoliern. m. XVIIIe siècle. Dérivé de bricole, au sens de « courroie ».Cheval portant la bricole. |