n. m. inv. XIXe siècle. Composé de cache, forme verbale de cacher, et de misère.Vêtement d'apparence convenable sous lequel on dissimule des habits ou du linge très usagés. Par ext. Ce qui sert à cacher des signes d'usure, de détérioration ou de pauvreté. Cache-nezn. m. inv. XVIe siècle. Composé de cache, forme verbale de cacher, et de nez.Écharpe dont on s'entoure le cou et le bas du visage, pour les préserver du froid. Tricoter un cache-nez. Cache-pot n. m. inv. XIXe siècle. Composé de cache, forme verbale de cacher, et de pot.Enveloppe ou vase qui sert à cacher un pot de fleurs. Cache-poussière n. m. inv. XIXe siècle. Composé de cache, forme verbale de cacher, et de poussière.Vieilli. Long pardessus ample et léger que portaient autrefois les automobilistes pour se protéger de la poussière. Cacher(r se prononce), -ÈRE adj. Voir Kacher. Cacherv. tr. et pron. XIIIe siècle, quachier, « dérober à la vue ». Du latin populaire *coacticare, « comprimer », altération de coactare, « contraindre ». I. V. tr. 1. Mettre une personne ou une chose dans un lieu où on ne peut pas la voir, la trouver. Cacher quelqu'un dans sa cave, dans son grenier. Il a vécu caché dans une ferme durant plusieurs mois. Cacher un trésor. Cacher des documents, de l'argent. 2. Couvrir une chose, la dérober au regard. Cacher sa gorge. Cacher une cicatrice avec un foulard. Cacher un trou dans un mur avec une tenture. Cacher un paquet sous son manteau. D'épais nuages cachaient le soleil. Le bois cache la vue du château. JEUX DE CARTES. Cacher son jeu, faire en sorte que les cartes que l'on a en main ne soient pas vues par l'adversaire. Fig. Dissimuler son habileté en feignant ne pas savoir bien jouer et, par ext., dissimuler ses desseins, ses vues ou les moyens qu'on met en œuvre pour réussir. Il sait parfaitement cacher son jeu. Expr. fig. L'arbre cache la forêt, tel détail d'une question, d'un problème, si l'on s'y arrête trop, empêche d'en voir l'ensemble. 3. Dissimuler un trait de caractère, un sentiment, des intentions, sous des apparences qui donnent le change. Ces dehors grossiers cachent une âme fière et sensible. Sous cet air d'indifférence, il cachait une ambition démesurée. Ce sourire cachait mal une profonde tristesse. Ce brusque revirement cache certainement quelque chose. 4. Taire, celer, ne pas dire, ne pas révéler. Cacher son nom, son âge, ses origines. Cacher ses projets, sa pensée. Cacher sa passion, sa haine, sa colère. Il a caché son départ à tout le monde. Pourquoi m'avoir caché la vérité ? Cela m'inquiète, je ne vous le cache pas, je vous l'avoue. II. V. pron. 1. Se soustraire à la vue, se dissimuler. Se cacher derrière un buisson. Il s'est caché chez ses voisins pendant plusieurs mois. Se cacher à quelqu'un, ne pas se laisser voir à lui. Il s'est caché à tous ses amis. Par anal. Le soleil se cache derrière un nuage. Fig. Se cacher à tous les yeux. Se cacher au monde, mener une vie très retirée. On ne peut se cacher à soi-même, on ne peut se dissimuler ses sentiments, les dispositions de son âme. Se cacher de quelqu'un, lui cacher ce qu'on fait, ses desseins, sa conduite. Je ne sais pourquoi il a agi en se cachant de moi. Se cacher de faire, d'être quelque chose, n'en pas convenir, agir en sorte que nul ne le sache. Il est ambitieux et ne s'en cache pas. 2. Se dissimuler sous des apparences trompeuses. On ne sait trop ce qui se cache sous ces dehors débonnaires. Son orgueil se cache sous les apparences de l'humilité. 3. Se cacher quelque chose, ne pas s'avouer quelque chose. Il se cache ses propres défauts. Il ne se cache pas la gravité de son mal. Je ne me cache pas que cela sera difficile. Cache-radiateur n. m. inv. XXe siècle. Composé de cache, forme verbale de cacher, et de radiateur.Dispositif dissimulant un radiateur. Cache-sexe n. m. inv. XIXe siècle. Composé de cache, forme verbale de cacher, et de sexe.Petite pièce de vêtement qui ne couvre que le sexe. Cachetn. m. XVe siècle, au sens de « petit sceau » ; XVIe siècle, « empreinte ». Dérivé de cacher, au sens de « presser ». 1. Plaque de métal, de pierre dure, portant, gravé en creux ou en relief, un signe distinctif, et avec laquelle on marque une empreinte sur de la cire. Cachet d'or, d'agate. Une bague gravée lui servait de cachet. Appliquer un cachet sur une bouteille. Par méton. Le morceau de cire qui porte cette empreinte, et qui sert à garantir l'authenticité d'un document, l'intégrité et l'inviolabilité d'un envoi ; l'empreinte elle-même. Le cachet est entier. Le cachet est rompu. C'est bien là son cachet. Lettre fermée par un cachet. HIST. Lettre de cachet, lettre fermée du sceau royal et qui contenait un ordre d'emprisonnement ou d'exil. 2. Tampon permettant d'apposer une empreinte à l'encre grasse. Un cachet de caoutchouc. Appliquer un cachet au bas d'un acte. Par méton. L'empreinte elle-même. Le cachet de la poste fera foi. 3. Fig. Marque distinctive caractéristique. On reconnaît dans cette œuvre le cachet de l'artiste. Ce roman porte le cachet du génie. Cette ville a gardé son cachet médiéval. Absolt., en parlant de choses, rarement de personnes. Élégance, originalité, distinction particulière. Cette vieille demeure a beaucoup de cachet. Cette robe manque de cachet. 4. Sur une carte, un bulletin, chacune des empreintes attestant qu'un service, un travail a été fourni (vieilli). Ce maître de danse prend cent francs pour douze cachets. Par méton. Ce service, ce travail lui-même. Le professeur de musique est payé au cachet. Par ext. Rémunération versée à un artiste, à un conférencier. Cette chanteuse exige de très gros cachets. Expr. fig. Courir le cachet, donner des leçons particulières (vieilli) ; en parlant d'un artiste, rechercher de petits engagements. 5. PHARM. Enveloppe de pain azyme dont la forme rappelle celle d'un cachet et qui contient un médicament en poudre. Des cachets de quinine. Par ext. Comprimé. Un cachet d'aspirine. Prendre un cachet pour dormir. Cachetagen. m. XIXe siècle. Dérivé de cacheter.Action de cacheter. Le cachetage d'une lettre. |