n. f. XXe siècle. Issu de camelote, au sens argotique de « marchandise ». 1. Abréviation argotique de Camelote. 2. Argot. Drogue et, spécialement, cocaïne. Un revendeur de came. Camé, -ÉE adj. XXe siècle. Participe passé de se camer, « se droguer », dénominatif argotique de came II.Argot. Intoxiqué par une drogue dure. Il est complètement camé. Subst. Un camé, une camée, un, une toxicomane. Caméen. m. XVIIIe siècle. Emprunté de l'italien cam(m)eo, d'origine incertaine. 1. Ornement taillé en relief dans une pierre fine généralement formée de couches superposées de couleurs différentes, dont le graveur joue dans sa composition. Les motifs sculptés d'un camée. Un camée d'agate, de sardoine, de sardonyx. Camée à deux, trois, quatre couches. Monter un camée en broche, en bague. Par méton. Un camée taillé dans de la nacre, de l'ivoire. (Autrefois, on disait aussi Camaïeu.) Expr. Avoir un profil de camée, un profil finement dessiné et d'une régularité classique. VERRERIE. Médaille en pâte de porcelaine incrustée dans du cristal, en vogue à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle. 2. PEINT. Vieilli. Imitation de camée faite en grisaille (on dit plutôt Camaïeu). Caméléonn. m. XIIe siècle. Emprunté du latin c(h)amaeleon, du grec khamaileôn, proprement « lion qui se traîne à terre », de khamai, « à terre », et leôn, « lion ». 1. Petit reptile saurien, arboricole et insectivore, à langue protractile et à queue préhensile, qui a la faculté de prendre plus ou moins la couleur de son environnement immédiat. 2. Par anal. Personne qui change d'humeur ou de langage au gré de ses intérêts, de son entourage ou des circonstances. C'est un vrai caméléon en politique. 3. CHIM. Vieilli. Caméléon minéral, mélange de sels d'acide manganique et de potasse, qui peut changer de couleur dans certaines conditions. Camélian. m. XIXe siècle, camellie. Du latin scientifique camellia, nom donné à cette plante en l'honneur du jésuite Georg Joseph Kamel, qui l'apporta d'Asie en Europe.Arbuste d'ornement, de la famille des Théacées, originaire du Japon, à feuilles persistantes, à fleurs blanches, rouges ou roses, sans parfum. Le camélia pousse en pleine terre sous les climats doux ou maritimes. Par ext. La fleur de cet arbuste. Porter un camélia au corsage, à la boutonnière. Titre célèbre : La Dame aux camélias, roman (1848) et drame (1852) d'Alexandre Dumas fils. Camélidésn. m. pl. XIXe siècle. Dérivé savant du latin camelus, « chameau ».ZOOL. Famille de mammifères ongulés, ruminants, comprenant notamment le chameau, le dromadaire et le lama. Les Camélidés vivent souvent dans les régions chaudes et arides. Au sing. Un camélidé. Camelineou CAMÉLINE n. f. XIVe siècle. Emprunté du bas latin chamaemelina (herba), dérivé de chamaemelon (voir Camomille).BOT. Plante herbacée annuelle de la famille des Crucifères, à fleurs jaunes, cultivée pour ses graines, qui fournissent une huile utilisée en savonnerie et en peinture. Camellen. f. XIXe siècle. Probablement emprunté du provençal camello, proprement « chamelle », puis « grand tas, monceau ».Dans une exploitation saline, tas de sel en forme de pyramide. Camelotn. m. XIIe siècle, camelos. Emprunté de l'arabe hamlat, pluriel de hamla, « peluche de laine ».Vieilli. Étoffe faite primitivement de poil de chameau, fort prisée au Moyen Âge, puis simplement de poil de chèvre ou de laine de mouton. Camelotn. m. XIXe siècle. Altération de l'ancien français coesmelot, « petit mercier », dérivé de coesme, « mercier en gros », d'origine incertaine.Fam. Marchand ambulant qui vend des articles de pacotille. Le boniment d'un camelot. L'éventaire d'un camelot. Par ext. Vendeur de chansons, de journaux (vieilli). Spécialt. Camelot du roi, naguère, vendeur de journaux royalistes et, par ext., militant d'une ligue monarchiste, l'Action française. |