(les deux l se prononcent sans mouillure) n. f. XIXe siècle. Dérivé savant du latin capillaris, « capillaire ».Caractère de ce qui a la finesse, la ténuité d'un cheveu. PHYS. Ensemble des phénomènes, dus à la tension superficielle, qui se produisent à la surface d'un liquide au contact d'une paroi solide et, notamment, ascension spontanée, dans un tube très fin, d'un liquide dans lequel plonge l'extrémité de ce tube. La sève monte dans les plantes par capillarité. Capilotaden. f. XVIe siècle, capilotaste. Emprunté de l'espagnol capirotada, désignant une préparation culinaire destinée à recouvrir d'autres mets, dérivé par métaphore de capirote, « capuchon ».CUIS. Ragoût fait de restes de viande coupés en menus morceaux, accommodés d'une sauce relevée. Par ext. Mettre en capilotade, réduire en petits morceaux. Fig. et fam. En capilotade, en piteux état. D'un coup de poing, il lui mit le nez en capilotade, il lui écrasa le nez. Avoir les reins, le dos en capilotade, éprouver une grande fatigue du dos, des reins. Avoir la tête en capilotade, se sentir la tête rompue. Capistonn. m. XIXe siècle. Dérivé argotique du radical de capitaine.Argot militaire. Vieilli. Capitaine. Capitainen. m. XIIIe siècle. Emprunté du bas latin capitaneus, « qui est en tête, qui domine », dérivé de caput, -itis, « tête ». A supplanté les formes populaires chatain, chevetain (voir Cheftaine). 1. Chef militaire. Alexandre, César furent de grands capitaines. Par anal. Un capitaine d'industrie, un homme qui est à la tête d'une entreprise importante. Titre célèbre : Vie des hommes illustres et des grands capitaines, de Brantôme (publié en 1665). 2. MILIT. Dans l'armée de terre et dans l'armée de l'air, officier le plus élevé en grade des officiers subalternes. Le capitaine commande une compagnie d'infanterie, un escadron de cavalerie, une batterie d'artillerie. Un capitaine de gendarmerie. Le capitaine porte trois galons. Le capitaine et ses lieutenants. Le capitaine instructeur. Un médecin-capitaine. Par anal. Le capitaine des pompiers, le chef des pompiers de la localité. Dans la Marine nationale. Capitaine de corvette, de frégate, de vaisseau, officiers de marine dont les grades équivalent respectivement à celui de commandant, de lieutenant-colonel, de colonel dans l'armée de terre. Capitaine, appellation que l'on donne à un lieutenant de vaisseau quand on s'adresse à lui. Capitaine de pavillon, commandant du bâtiment à bord duquel est embarqué l'amiral. Capitaine d'armes, officier marinier chargé de faire appliquer les règles de service à bord d'un bâtiment. 3. MARINE MARCHANDE. Officier qui commande un bâtiment marchand. À bord, on s'adresse au capitaine en l'appelant commandant. Capitaine au long cours, officier titulaire d'un brevet reconnaissant son aptitude à commander un bâtiment sur toutes les mers. Second capitaine, officier en second d'un bâtiment. Le capitaine d'un cargo, d'un caboteur. Capitaine de port, fonctionnaire chargé de l'administration et de la sécurité des ports de commerce et de pêche. 4. HIST. Gouverneur d'une résidence royale et des terres qui en dépendaient. - VÈN. Capitaine des chasses ou capitaine de louveterie, officier chargé autrefois de tout ce qui regardait la chasse dans une circonscription déterminée. 5. SPORTS. Au football, au rugby, celui qui commande une équipe sur le terrain. Par ext. Celui qui dirige une équipe. Le capitaine d'une équipe de tennis. Capitainerien. f. XIVe siècle. Dérivé de capitaine. 1. ANCIEN RÉGIME. Circonscription administrative incluant une résidence royale ou une chasse royale. Charge de capitaine d'une résidence royale, d'une chasse royale. La capitainerie de Fontainebleau. Cette terre était dans la capitainerie des chasses de Saint-Germain. Par méton. Demeure du capitaine des chasses. Loger à la capitainerie. 2. MARINE MARCHANDE. Bureau du capitaine de port. Capital, -ALE adj. (pl. Capitaux, -ales). XIIIe siècle. Emprunté du latin capitalis, « qui peut coûter la tête, dangereux » ou « qui se trouve en tête, important », dérivé de caput, -itis, « tête » (voir Chef). 1. Qui est à la tête de quelque chose ou, fig., qui a le premier rang dans un pays, un État. Une ville capitale (vieilli) ou, ellipt. et subst., une capitale (voir ce mot). Une lettre capitale (vieilli) ou, ellipt. et subst., une capitale (voir ce mot). 2. Principal, essentiel, de la plus grande importance. C'est le point capital de l'affaire. Cette clause est capitale dans le contrat. Un document, un témoignage capital. Il a écrit sur ce sujet un ouvrage capital. Jouer un rôle capital. Exercer sur quelqu'un une influence capitale. RELIG. CATHOL. Les sept péchés capitaux, les péchés considérés comme les plus graves, car ils sont la source des autres. Les sept péchés capitaux sont : l'orgueil, l'avarice, la luxure, l'envie, la gourmandise, la colère et la paresse. 3. DROIT. Où il y va de la tête, de la vie de quelqu'un. Crime capital, crime passible de la peine de mort. Être sous le coup d'une accusation capitale. La peine capitale, la peine de mort. Une exécution capitale. Capitaln. m. (pl. Capitaux). XVIe siècle. Emploi substantivé du précédent, sous l'influence de l'italien capitale, « partie principale d'une richesse par rapport aux intérêts qu'elle produit ». 1. Ensemble des biens appartenant en propre à un individu ou à une personne morale. Amasser un petit capital. Vivre sur son capital. Entamer, gaspiller, dilapider son capital et, fam., manger son capital. Faire fructifier son capital. Un capital mort, improductif. L'impôt sur le capital. Spécialt. Total des richesses monétaires ou des titres dont un particulier ou une personne morale peut disposer. Placer son capital à cinq pour cent. Doubler son capital en cinq ans. FINANCES. Le principal d'une dette en argent, par opposition aux intérêts. Il a payé les intérêts, mais il doit encore le capital. Le remboursement d'une dette s'impute d'abord sur les intérêts, puis sur le capital. 2. Ensemble des sommes d'argent ou autres richesses investies dans un fonds commercial ou industriel. Société à capital entièrement versé. Société à capital variable. Capital social, somme des apports en nature ou en espèces effectués par les associés dans une entreprise. Capital engagé, ensemble des biens constituant l'actif d'une société. Capital financier, participation détenue par une personne, une société ou un groupe dans le capital d'une entreprise et donnant sur celle-ci un pouvoir de gestion ou de contrôle. Les investisseurs, les banques détiennent le capital de cette société. Capital technique, ensemble des moyens matériels de production. Spécialt. L'ensemble des richesses, des moyens de production qui doivent assurer de nouveaux biens ou des revenus. Le capital et le travail sont complémentaires. 3. Souvent au pluriel. Les capitaux, ensemble des valeurs disponibles, des sommes en circulation. La concentration des capitaux. Faire appel aux capitaux étrangers. La fuite, l'exode des capitaux. Capitaux flottants, capitaux en quête de placements rentables à court terme. Capitaux permanents, moyens de financement dont l'origine permet une utilisation durable. Les bâtiments ou les équipements lourds sont des capitaux fixes. Les matières premières, l'énergie, la monnaie constituent des capitaux circulants. 4. Fig. Ensemble des richesses morales ou du patrimoine intellectuel d'un homme ou d'un ensemble de personnes. Disposer d'un capital d'énergie, de courage. Par anal. Richesse latente propre à produire des fruits. Le capital artistique et littéraire d'une nation. Le capital intellectuel de la France. Capitalen. f. XVe siècle. Emploi substantivé de la forme féminine de l'adjectif capital après ellipse, selon le cas, de ville ou de lettre. 1. La ville qui occupe le premier rang dans un État, une province, et où siège le gouvernement. Paris est la capitale de la France. Pierre le Grand fit de Saint-Pétersbourg la capitale de l'Empire russe. Rouen était la capitale de la province de Normandie. Absolt. La capitale. Être appelé, nommé dans la capitale. L'attrait de la capitale. Par ext. Capitale administrative, où sont installées les administrations d'un pays. Capitale politique, centre de la vie politique d'un pays, d'une région. Capitale internationale, où siègent des organismes politiques et administratifs internationaux. Bruxelles, Strasbourg, Luxembourg sont des capitales internationales. 2. Ville qui se distingue par son importance dans un domaine particulier. La capitale de la coutellerie. La capitale de la mode. La capitale des arts. Bien des villes revendiquent un titre de capitale. 3. ÉCRITURE. TYPOGR. Grande lettre qu'on utilise pour les inscriptions lapidaires, au commencement des phrases, des noms propres, des noms d'institutions, des titres d'ouvrages, etc. Grande capitale, lettre majuscule. Petite capitale, qui tient le milieu entre la majuscule et le bas de casse ou minuscule. Capitale italique, romaine. Prière d'écrire votre nom en capitales, en grandes capitales. Par méton. Caractère typographique servant à imprimer une telle lettre. Capitalisableadj. XIXe siècle. Dérivé de capitaliser.Qui peut être capitalisé. Intérêts capitalisables. Capitalisationn. f. XIXe siècle. Dérivé de capitaliser.FINANCES. 1. Transformation des intérêts ou des revenus en capital pour produire de nouveaux intérêts. Retraite par capitalisation, méthode consistant à mettre en réserve les cotisations des assurés, avec cumul des intérêts, pour en distribuer le montant aux adhérents sous forme de pensions au moment de leur mise à la retraite. Société de capitalisation, établissement financier qui garantit à ses adhérents le versement, à une échéance déterminée, d'une somme fixe calculée en proportion de leurs apports et des intérêts capitalisés. 2. Capitalisation boursière, valeur attribuée à l'actif net d'une société, en multipliant le nombre de ses actions par leur cours en Bourse à un moment donné. |