n. m. XVIIIe siècle. Emprunté du latin tardif capitulum, « court passage de l'Écriture ». 1. LITURG. CATHOL. Court passage de l'Écriture lu ou chanté au cours de l'office divin, après les psaumes. 2. HIST. Article compris dans un capitulaire. Capitulen. m. XVIIIe siècle. Emprunté du latin capitulum, diminutif de caput, -itis, « tête ».BOT. Inflorescence dans laquelle un réceptacle commun porte un grand nombre de petites fleurs sessiles serrées les unes contre les autres. Les capitules de l'artichaut, du dahlia, de la pâquerette. Capitulé, -ÉE adj. XIXe siècle. Dérivé de capitule II.BOT. Qui porte un capitule ; qui est assemblé en capitule. Des plantes capitulées. Des fleurs capitulées. Capitulerv. intr. XIVe siècle, au sens de « diviser en parties ». Emprunté du latin médiéval capitulare, « faire un rapport point par point » et « stipuler dans une convention », de capitulum, « chapitre, clause ». 1. Vieilli. Négocier ; convenir des articles d'un traité. Il refusa jusqu'au bout de capituler avec ses adversaires. 2. S'avouer vaincu, cesser le combat en signant une convention avec l'ennemi. La ville capitula après six mois d'une vigoureuse résistance. Ils ont capitulé avec les honneurs de la guerre, en emportant leurs armes individuelles et leurs drapeaux. 3. Se rendre aux conditions imposées par l'autre partie. Sous la pression de l'opinion publique, le ministère devra capituler. Fig. Capituler avec sa conscience, se donner des excuses pour justifier une conduite peu honorable. Capocou CAPOK n. m. Voir Kapok. Capon, -ONNE n. XVIIe siècle, terme d'argot, au sens de « gueux, coupeur de bourse », puis « écolier fripon ». Probablement forme dialectale de chapon, « jeune coq châtré ».Vieilli. Poltron, lâche. Ce n'est qu'un capon. Quel capon ! Adjt. Il s'est montré bien capon. Caponn. m. XVIIe siècle. Emprunté de l'italien capone, augmentatif de capo, « tête ».MARINE. Palan muni d'un crochet de fer, qui sert à hisser l'ancre au bossoir. Caponnerv. tr. XVIIIe siècle. Dérivé de capon II.MARINE. Hisser l'ancre au bossoir à l'aide du capon. Caponner une ancre. Caponnièren. f. XVIIe siècle. Emprunté de l'italien cap(p)oniera, proprement « cage à chapons », du bas latin *cappo, « chapon » (voir ce mot).FORTIFICATIONS. Galerie de communication établie entre les ouvrages d'une place forte, et protégée par un ou deux parapets. - CH. DE FER. Niche ménagée dans la paroi d'un tunnel pour assurer la protection des ouvriers au moment du passage d'un train. Caporaln. m. (pl. Caporaux). XVIe siècle, d'abord au sens de « chef ». Emprunté de l'italien caporale, proprement « principal », dérivé de capo, « chef », du latin caput, -itis, « tête ». 1. Militaire du grade le moins élevé dans la hiérarchie. Aux caporaux de l'infanterie, du génie, de l'aviation correspondent les brigadiers de la cavalerie, de l'artillerie et les quartiers-maîtres de deuxième classe de la marine. Il a reçu ses galons de caporal. Caporal de semaine, celui qui surveille les corvées pendant une semaine. Caporal d'ordinaire, caporal chargé des cuisines. Caporal fourrier, caporal chargé de pourvoir au logement des soldats et à leur approvisionnement. Caporal-chef, militaire dont le grade est immédiatement supérieur à celui de caporal. Quatre hommes et un caporal, effectif normal pour une patrouille, une corvée et, fig. et fam., très petit nombre de personnes. Pour venir à bout de ce travail, il n'a fallu que quatre hommes et un caporal. HIST. Le Petit Caporal, surnom familier donné à Napoléon Ier par ses soldats. 2. Tabac à fumer de couleur foncée, plus fin que le tabac dit « de troupe ». Il ne fumait que du caporal ordinaire. |