n. f. XVIIIe siècle. Mot du Dauphiné et de la Savoie, du nom de la ville d'Italie Carmagnola, dans le Piémont. 1. Veste à courtes basques et à grand collet, portée pendant la Révolution française. La carmagnole était souvent accompagnée d'un gilet tricolore et d'un bonnet rouge. 2. Chant révolutionnaire datant de 1792. Sous la Terreur, la Carmagnole rivalisait avec le « Ça ira ». Par ext. Sorte de farandole qui accompagnait parfois cette chanson. Danser la carmagnole. Carmen. m. XIVe siècle. Dérivé régressif du nom du mont Carmel, en Israël.Religieux d'un des quatre ordres mendiants du Mont-Carmel, les trois autres étant les Franciscains, les Dominicains et les Augustins. Les Carmes. Un carme. Les carmes mitigés ou grands carmes. Les carmes déchaux ou déchaussés. La robe marron clair, le manteau blanc et les sandales constituent la tenue traditionnelle des carmes déchaux.
Carmeln. m. XIIe siècle. De Carmel, nom d'une montagne d'Israël où fut fondé, au XIIe siècle, le premier monastère de ce nom. 1. Couvent de carmélites. 2. Le Carmel, l'ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel, auquel appartiennent Carmes et Carmélites. Entrer au Carmel.
Carmelineadj. XVIIIe siècle. Emprunté de l'espagnol carmelina, peut-être altération de (lana) *carmenina, dérivé de carmenar, « carder ».Seulement dans l'expression Laine carmeline, variété de laine que donne la vigogne. Subst. Un tissu de carmeline.
Carméliten. f. XIVe siècle. Dérivé de Carmel.Religieuse cloîtrée de l'ordre du Mont-Carmel. Les Carmélites. Une carmélite. Les Carmélites portent une robe de bure, un voile noir et un manteau de laine blanche. En apposition. D'une couleur marron clair. Des rideaux carmélite.
Carminn. m. XIIe siècle, charmin. Emprunté du latin médiéval carminium, issu du croisement de minium et de l'arabe qirmiz, « kermès ».Matière colorante d'un rouge intense, préparée autrefois à partir de la cochenille. On employait le carmin pour peindre en miniature. Par méton. Cette couleur elle-même. En apposition. Une étoffe carmin. Des lèvres, des ongles carmin, rouge vif.
Carminatif, -IVE adj. XVe siècle. Emprunté du latin médiéval carminativus, dérivé de carminare, « carder la laine », d'où « purifier, nettoyer ».MÉD. Vieilli. Qui favorise l'expulsion des gaz intestinaux. Clystère carminatif. Subst. La lavande, la camomille étaient considérées comme des carminatifs.
Carminé, -ÉE adj. XVIIIe siècle. Dérivé de carmin.Qui contient du carmin. De la laque carminée.
Carnagen. m. XIIe siècle. Probablement forme normanno-picarde de charnage, dérivé de l'ancien français char, « chair » (voir ce mot). 1. Vieilli. Chair des animaux dont se nourrissent les bêtes sauvages. Les lions, les tigres, les loups vivent de carnage. 2. Massacre, tuerie. Un affreux, un horrible carnage. La soif du carnage. Un grand carnage de cerfs, de sangliers. Le renard a fait un carnage dans le poulailler.
Carnassier, -IÈRE adj. et n. XVIe siècle, carnacier. Emprunté du provençal carnacier, carnassie(r), dérivé de carn, « chair » (voir ce mot). 1. Adj. Qui se nourrit essentiellement de chair crue, de proies vivantes. Animal carnassier. Les rapaces sont des oiseaux carnassiers. Par méton. Dent carnassière ou, subst., carnassière, désigne particulièrement la quatrième prémolaire supérieure et la première molaire inférieure d'un mammifère carnivore. Fig. Un sourire carnassier, un sourire qui exprime une avidité, une ambition féroces. 2. N. m. Être vivant qui se nourrit de proies vivantes. Le lion et le tigre sont des carnassiers. ENTOM. Coléoptère à fortes mandibules. Carnassier terrestre, aquatique. Au pluriel. Syn. de Carnivores.
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