v. intr. XVIe siècle. Dérivé de cavale I.Pop. Courir rapidement, prendre la fuite en courant. Le voleur cavalait pour échapper aux gendarmes. Spécialt. Courir d'une aventure galante à l'autre. Cavalerien. f. XIVe siècle. Emprunté de l'italien cavalleria, dérivé de cavalliere, forme ancienne de cavaliere (voir Cavalier). 1. Ensemble des troupes servant et combattant à cheval. La cavalerie numide, gauloise. La cavalerie d'Alexandre. L'arme de la cavalerie ou, ellipt., la cavalerie. La cavalerie a donné plusieurs fois. Une charge de cavalerie. S'engager dans la cavalerie. Un régiment, un escadron de cavalerie. Anciennt. Grosse cavalerie ou cavalerie lourde, pesamment armée, par opposition à Cavalerie légère. Les cuirassiers appartenaient à la grosse cavalerie, les chasseurs et les hussards à la cavalerie légère. Les dragons appartenaient à la cavalerie de ligne, intermédiaire entre la grosse cavalerie et la cavalerie légère. Auj. Arme blindée et cavalerie, réunissant cavaliers et engins blindés. 2. Ensemble des chevaux d'une entreprise de transport, d'un cirque, etc. La compagnie des omnibus parisiens avait une nombreuse cavalerie. Un numéro de cavalerie. 3. Expr. fig. et fam. De la grosse cavalerie, un produit solide, mais banal et sans finesse. La cavalerie de Saint-Georges (par allusion aux pièces d'or anglaises à l'effigie de saint Georges sur son cheval), somme d'argent utilisée de manière occulte par les Anglais pour servir leur politique étrangère. La cavalerie de Saint-Georges a joué un grand rôle dans les coalitions contre Napoléon. COMMERCE. Des traites, des effets de cavalerie, des opérations fictives, de complaisance, permettant de se procurer de l'argent auprès d'une banque. Cavaleur, -EUSE adj. XXe siècle. Dérivé de cavaler.Pop. Qui court les aventures galantes. Il était très cavaleur. Subst. Un cavaleur, une cavaleuse. Cavalier, -IÈRE adj. et n. XVe siècle, au sens de « gentilhomme servant à cheval » ; XVIIe siècle, « galant homme, homme du monde », et, comme adjectif, « noble, galant ». Emprunté de l'italien cavaliere. I. Adj. 1. Qui caractérise les gens de cheval. Tradition cavalière. Esprit cavalier, disposition morale qu'on inculque dans la cavalerie, et où il entre de l'honneur, du courage, de la courtoisie, mais aussi une certaine morgue. 2. Qui est libre, aisé, dégagé. Ne se dit que de l'air, des manières d'une personne, et rarement en bonne part. Avoir la mine cavalière. Prendre des airs cavaliers. Par ext. Qui est brusque et hautain ; qui est désinvolte et inconvenant. Faire une réponse cavalière. Traiter quelqu'un d'une façon cavalière. Ce procédé me paraît un peu cavalier. Il prit avec elle un ton fort cavalier. Il lui tint des propos assez cavaliers. 3. Loc. adv. vieillie. À la cavalière, à la manière d'un cavalier. Être vêtu à la cavalière. Fig. Avec désinvolture, avec sans-gêne. Agir à la cavalière. 4. Qui est réservé aux cavaliers, aux chevaux. Piste cavalière. Les allées cavalières d'un bois. 5. BX-ARTS. Perspective cavalière, perspective de convention où l'œil du dessinateur est supposé placé à l'infini. Un plan cavalier. Vue cavalière ou vue à la cavalière, vue de haut permettant d'embrasser l'ensemble d'une perspective. II. N. 1. Personne qui est à cheval, qui monte à cheval. Un groupe de cavaliers. Il rencontra des cavaliers sur son chemin. Une cavalière montant en amazone. Un cavalier bien en selle. Être bon cavalier. C'est un beau cavalier, il monte à cheval avec élégance et sûreté. Un vieux cavalier, qui monte à cheval de longue date. Un cavalier de concours hippique. MILIT. Soldat faisant partie d'une formation de cavalerie. Un peloton de cavaliers. 2. Au cours d'une cérémonie, d'une réunion mondaine, d'un bal. Cavalier, celui qui accompagne une dame, lui donne le bras, la fait danser ; cavalière, la dame ainsi accompagnée. Servir de cavalier à une dame, être son cavalier. Choisir sa cavalière. Cavalier servant (vieilli), homme du monde qui, par galanterie, s'astreint aux volontés d'une dame et lui rend des soins empressés (aujourd'hui, on dit plutôt Chevalier servant). Le cavalier seul, figure du quadrille où l'homme danse seul ; le pas qu'il exécute ainsi. Faire un cavalier seul. Expr. fig. Faire cavalier seul, agir isolément ; se tenir à l'écart. 3. N. m. JEU D'ÉCHECS. Pièce représentant une tête de cheval. Les cavaliers blancs, les cavaliers noirs. Le cavalier du roi, le cavalier de la reine, celui qui est placé, au début de la partie, du côté du roi, du côté de la reine. On ne peut couvrir l'échec du cavalier. 4. N. m. FORTIFICATIONS. Ouvrage de fortification élevé en terre-plein et dominant les autres ouvrages de la place. - P. ET CH. Amas de terre, petit talus le long d'une route, d'un canal. - BÂT. TRAV. PUBL. Clou ou pièce de plastique en forme de U, servant à fixer un fil, notamment un fil électrique, sur un mur ou une paroi. - MÉTROLOGIE. Poids d'un centigramme, constitué par un fil métallique en forme de fourche, que l'on peut déplacer le long du fléau d'une balance de précision, et qui permet d'obtenir un résultat au milligramme. - PAPETERIE. Format de papier (46 cm x 62 cm), intermédiaire entre le format carré et le format raisin. Marque de métal ou de plastique portant une étiquette, utilisée pour classer des fiches, des dossiers, etc. Fixer un cavalier sur une fiche. Cavalièrementadv. XVIIe siècle, d'abord au sens de « généreusement ». Dérivé de cavalier.Avec une désinvolture déplaisante. On l'a traité cavalièrement. Il en a usé cavalièrement avec nous. Il en parle un peu cavalièrement. Cavatinen. f. XVIIIe siècle. Emprunté de l'italien cavatina, diminutif de cavata, « émission de voix », ou « art de tirer un son harmonieux d'un instrument ».MUS. Air d'opéra assez bref, de caractère tendre et expressif, et qui n'a généralement ni reprise ni seconde partie. La cavatine de Faust, dans l'opéra de Gounod. Par ext. Courte pièce instrumentale de caractère lyrique. Caveadj. XIIe siècle. Emprunté du latin cavus, « creux ».En parlant d'une partie du corps. Creux, enfoncé. Joues caves. Œil cave. ANAT. Veine cave, chacune des deux grosses veines qui aboutissent à l'oreillette droite du cœur. Veine cave inférieure. Veine cave supérieure. - ASTRON. ANCIENNE. CHRONOLOGIE. Mois cave, mois lunaire de vingt-neuf jours. Année cave, année lunaire de trois cent cinquante-trois jours et, par ext., année incomplète que l'on fait entrer dans un calcul comme si elle était entière. Caven. f. XIIe siècle, au sens de « caverne ». Emprunté du bas latin cava, « fossé », de cavus, « creux ». 1. Local souterrain, excavation située généralement sous une habitation, où l'on conserve ordinairement du vin, des provisions, du charbon, etc. Cave profonde. Cave fraîche. Une cave voûtée. Avoir du vin en cave. Expr. fam. La maison est pleine de la cave au grenier, entièrement habitée. Fouiller une maison de la cave au grenier. Fig. et fam. Rat de cave, fine bougie enroulée sur elle-même, et dont on se servait pour s'éclairer dans une cave. Péj. et vieilli. Agent des Contributions indirectes qui descendait dans les caves pour contrôler les vins et les alcools. 2. Par méton. La quantité et le choix des vins que l'on conserve dans une cave. Il a une excellente cave. Faire sa cave. Monter sa cave. Un restaurant renommé pour sa cave. 3. Par anal. Au pluriel. Longues galeries souterraines, naturelles ou artificielles, à température constante, où l'on conserve le vin, où l'on affine le fromage, etc. Les caves des producteurs de champagne. Les caves naturelles de Roquefort. 4. Sous-sol aménagé en club de nuit. Les caves de Saint-Germain-des-Prés. 5. Coffret à compartiments où l'on range des flacons d'alcool et des verres. Une cave à liqueurs en marqueterie. 6. Cave à cigares, local, meuble ou coffret dans lequel on conserve des cigares. Titre célèbre : Les Caves du Vatican, d'André Gide (1914). Caven. f. XVIIe siècle. Déverbal de caver II.JEUX. Somme d'argent que chaque joueur, à certains jeux de cartes, dépose devant lui pour payer les enjeux de la partie. Perdre sa cave. Il est à sa première, à sa seconde cave. Caven. m. XIXe siècle. Probablement issu de cavé, « homme simple », participe passé substantivé de caver II, au sens de « tromper ».Argot. Homme qui n'appartient pas au milieu des malfaiteurs ou à qui ceux-ci ne font pas confiance. Ne le mettez pas dans le coup, c'est un cave. |