n. m. XVe siècle, cavyaire ; XVIe siècle. Emprunté du vénitien caviaro, lui-même emprunté du turc khawyar. 1. Mets constitué d'œufs d'esturgeon conservés selon certains procédés de salaison. Caviar noir. Caviar gris. Caviar blanc. Caviar pressé. Par ext. Mets constitué d'œufs d'autres poissons. Caviar rouge, fait avec des œufs de saumon. Par anal. Préparation de légumes qui a l'aspect granuleux et l'onctuosité du caviar. Caviar d'aubergines. 2. Fig et fam. Encre noire dont on recouvre certains passages d'une publication pour les rendre illisibles au public, sur ordre de la censure. Passer un article au caviar. Caviarderv. tr. XXe siècle. Dérivé de caviar.Fam. Recouvrir d'encre noire, afin de les rendre illisibles, les passages d'un texte interdits par la censure. Une partie de cet article a été caviardée. Par ext. Supprimer, censurer tout ou partie d'un écrit. Cavicornen. m. XIXe siècle. Composé de cavi-, tiré du latin cavus, « creux », et de corne.ZOOL. Nom donné parfois aux ruminants dont les cornes creuses surmontent les os frontaux. Cavisten. m. XIXe siècle. Dérivé de cave.Employé chargé du soin de la cave, des vins. Cavitaireadj. XIXe siècle. Dérivé de cavité.MÉD. Qui appartient à une cavité. Liquide cavitaire. Qui présente des cavités ; qui se rapporte à une cavité pulmonaire. Une lésion cavitaire. Tuberculose cavitaire. Cavitationn. f. XXe siècle. Emprunté de l'anglais cavitation.PHYS. Dans une masse de fluide en mouvement, formation de cavités avec dégagement de gaz. Le phénomène de cavitation peut se produire autour des pales d'une hélice. Cavitén. f. XIIIe siècle, caveté. Emprunté du bas latin cavitas.Vide, partie creuse à l'intérieur d'un corps solide. Les cavités d'un rocher. ANAT. Espace creux du corps ou d'un de ses organes. Les cavités du cœur, du cerveau. La tête du fémur est sortie de sa cavité. - PATHOL. Excavation anormale résultant d'un processus pathologique. Cavité de l'abdomen. Cavité d'énucléation, creux laissé par l'extraction d'un organe ou d'une tumeur. Ce, CETTE, CES adj. dém. (Ce devient cet devant un mot commençant par une voyelle ou un h muet : cet oiseau, cet homme.) IXe siècle, cist. Du latin populaire *ecce istum, -am, -os, -as, formes renforcées du latin iste, marquant la proximité. Ce (XIIIe siècle) est une réduction devant consonne de l'ancienne forme cest. 1. Sert à désigner la personne, la chose, la notion dont il est question, ou la réalité présente. Cette femme est malade. Ces livres sont intéressants. Ce projet ne convient pas. Je l'ai rencontré ce matin. Du vin de cette année. Fam. Sous forme exclamative, avec une nuance de surprise ou d'indignation. Vous avez de ces manières ! Ce toupet ! 2. Souvent renforcé par les adverbes ci ou là reportés après le nom, ci indiquant une proximité plus grande que là. Cette montagne-là, c'est le pic du Midi. Il est impossible de sortir par ce temps-là. Préférez-vous vous promener de ce côté-ci de la rivière, ou de ce côté-là ? 3. S'il s'agit de distinguer nettement l'une de l'autre deux personnes ou deux choses, on fait suivre le premier nom de ci et le deuxième de là. C'est dans cette rue-ci que j'habite et non dans cette rue-là. Ce tableau-ci est de facture médiocre, mais ce tableau-là peut être regardé comme un chef-d'œuvre. Cepr. dém. neutre inv. (Ce s'élide en c' devant un mot commençant par a ou devant les formes de 3e personne du verbe être commençant par une voyelle.) Xe siècle, czo (ço), affaibli en ce par son emploi en position atone. Du latin populaire *ecce hoc, renforcement par ecce, « voici », de hoc, neutre singulier du latin hic, « ceci ». I. Ce désigne ou reprend la chose ou la notion à laquelle on pense ou dont on parle. 1. Ce sujet apparent du verbe être ou d'un semi-auxiliaire. Ce fut une grande joie. C'est agréable. Est-ce vrai ? Ce sont de braves enfants. Ce doit être un beau spectacle. Ç'a été la cause de bien des malheurs. Ce pourrait être l'occasion d'en parler. C'était pour plaisanter. C'est à mourir de rire. 2. Loc. Ce disant, ce faisant, en disant, en faisant cela. Et ce disant, il partit. Pour ce faire, à cette fin. Il voulait surprendre l'ennemi et, pour ce faire, attaqua avant l'aube. Ce me semble, me semble-t-il. Sur ce, immédiatement après cela, sur ces entrefaites. Sur ce, il prit congé. Et ce, marque une insistance. Vous rejoindrez votre poste, et ce, dans les meilleurs délais. 3. Ce antécédent d'un pronom relatif. Ce qui se passe ici est extraordinaire. Ce qu'il a dit, il le fera. Ce dont vous me parlez est intéressant. Faites ce que bon vous semble. Je m'étonne de ce que j'entends. II. Ce, suivi du verbe être, permet d'insister sur un des membres de la proposition. 1. Reprend un mot ou un groupe de mots. La liberté, c'est une belle chose. L'homme que vous voyez là, c'est mon frère. 2. Suivi du verbe être et d'un pronom relatif, attire l'attention sur le sujet ou un complément du verbe. C'est nous qui avons fait cela. C'est moi qui vais payer. Ce sont eux qui en profiteront. C'est la personne dont je me méfie le plus. 3. Suivi de la conjonction que. Ce fut un magnifique orateur que Cicéron. C'est à Paris que je réside. C'est à quatre heures que je suis convoqué. Spécialt. Si..., c'est que, introduit une explication. S'il n'est pas venu, c'est qu'il est malade. Ce n'est pas que, suivi du subjonctif, introduit un énoncé qu'on rejette comme faux ou qui demande nuance. Ce n'est pas qu'il soit méchant, mais il est parfois malicieux. Ce n'est pas que quelques-uns ne se soient pas doutés de la supercherie. 4. Dans la langue familière. Sert de sujet apparent quand le sujet réel est placé après le verbe ; dans cette construction, on emploiera il de préférence à ce. C'est indigne de répéter de tels propos. C'est agréable de voyager avec vous. C'est très étonnant qu'il ne soit pas encore là. III. Ce entre dans la composition de locutions. 1. Introduisant une proposition subordonnée, conjonctive ou interrogative indirecte. Il s'attend à ce que je revienne. Je m'oppose à ce qu'il soit présent. Dites-moi ce qu'il en est. Nous voulons savoir ce qu'il a dit. Jusqu'à ce que, voir Jusque. 2. Dans les locutions interrogatives. Est-ce que ? Est-ce qu'il vous a parlé de moi ? <!--Oui-->On évitera d'associer cette locution à l'adverbe, au pronom ou à l'adjectif interrogatif. On doit dire : Quand partirez-vous ? et non Quand est-ce que vous partirez ? À qui dois-je m'adresser ? et non À qui est-ce que je dois m'adresser ? 3. Loc. exclamative. Fam. Ce que. Comme. Ce que j'ai eu peur ! Ce qu'il est drôle ! Céansadv. XIIe siècle, ceanz. Composé de çà, adverbe, et de l'ancien français enz, « dedans » (voir Dans).Vieilli. Ici, dedans, en parlant de la demeure où l'on se trouve. Il n'est pas céans, il est absent. Auj., n'est plus guère usité que dans l'expression Le maître, la maîtresse de céans, le maître, la maîtresse du logis. |