adj. XVIIIe siècle. Dérivé de cédule.FISC. Vieilli. Relatif aux cédules. Impôt cédulaire, qui atteignait une catégorie de revenus et s'ajoutait à l'impôt général sur le revenu. Cédulen. f. XIIe siècle. Emprunté du latin schedula, diminutif de scheda, « page, feuille ».Vieilli. 1. DROIT. Acte sous seing privé, constituant généralement une reconnaissance de dette. Prêter sur simple cédule. Cédule de citation, acte par lequel un juge de paix pouvait appeler à comparaître un plaideur, un témoin, un expert, afin d'accélérer une procédure. 2. FISC. Chacune des catégories de revenus imposables, déterminant autrefois l'impôt cédulaire. Cédule des revenus fonciers, des bénéfices agricoles, etc. Cégétisteadj. XXe siècle. Dérivé d'une forme transcrivant la prononciation du sigle C.G.T.POLIT. Qui appartient, qui est relatif à l'organisation syndicale appelée Confédération générale du travail. Un délégué cégétiste. Subst. Un, une cégétiste. Ceindrev. tr. (se conjugue comme Atteindre). XIe siècle. Du latin cingere, « ceindre, entourer ».Litt. 1. Entourer (l'objet est le corps ou une partie du corps). Une corde lui ceignait la taille. Pron. Fig. Se ceindre les reins, se préparer au combat et, en termes d'Écriture sainte, se préparer à de grands efforts. Par ext. Des murailles, des bastions ceignaient la ville. 2. Ceindre de, entourer de ; envelopper de. Le blessé avait la tête ceinte d'un pansement. Un boucher ceint de son tablier. Pron. Se ceindre la tête d'un turban, le front d'un diadème. Par ext. Ceindre une ville de murailles. 3. Mettre sur soi un objet qui entoure, qui enveloppe. Ceindre la couronne, la tiare, la mettre sur sa tête et, fig., accéder à la royauté, être élevé au pontificat. Ceindre une tunique, une cuirasse, s'en revêtir. Ceindre une écharpe tricolore, la placer autour du buste ou de la taille et, fig., ceindre l'écharpe tricolore, devenir maire, député, sénateur. Par ext. Ceindre une épée, la mettre à sa ceinture et, fig., ceindre l'épée, se préparer au combat. Ceintragen. m. XVIIe siècle. Dérivé de ceintrer, variante de cintrer.MARINE. Ensemble des cordages qui servent à ceindre, à lier un bâtiment de bois lorsque le bordé menace de s'ouvrir. Ceinturagen. m. XIXe siècle. Dérivé de ceinturer.Action d'entourer quelque chose avec une ceinture. Le ceinturage d'un silo. Le ceinturage d'une caisse au moyen de feuillards. Le ceinturage d'un obus. SYLVIC. Opération consistant à prélever une bande d'écorce au-dessus de la racine d'un arbre que l'on veut faire périr ; action de marquer un arbre que l'on doit déraciner ou abattre, en l'entourant d'un trait de peinture. Ceinturen. f. XIIe siècle. Du latin cinctura, dérivé de cingere, « ceindre, entourer ». 1. Cordon, bande de cuir ou d'étoffe dont on se ceint la taille. La ceinture d'une robe, d'une veste. La boucle d'une ceinture. Serrer, desserrer sa ceinture. Ceinture de flanelle, longue bande de ce tissu, faisant plusieurs fois le tour des reins et que portaient les artisans et certains corps de troupe. Ceinture ecclésiastique, bande d'étoffe qui entoure la soutane. Les cardinaux portent ordinairement une ceinture de couleur rouge. Ceinture de chasse, portant des alvéoles destinés à contenir des cartouches. SPORTS. Bande d'étoffe retenant le vêtement d'un sportif pratiquant un art martial, et qui est de couleur différente selon les grades. Par méton. Il est ceinture noire de judo, de karaté. Spécialt. Vieilli. Bourse en cuir de forme allongée, dont les voyageurs, les marchands se ceignaient les reins. Il transportait de l'or dans sa ceinture. Expr. fig. et litt. Dénouer, délier sa ceinture, en parlant d'une jeune fille, se donner à un homme. Fam. Se mettre, se serrer la ceinture, n'avoir pas assez à manger et, par ext., être obligé de se restreindre. Prov. Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée, il vaut mieux avoir l'estime publique que d'être riche. 2. Équipement, dispositif entourant la taille, le bassin. Ceinture orthopédique. Ceinture de grossesse. Ceinture de sauvetage, permettant de flotter sur l'eau. Ceinture de sécurité, dispositif souple et résistant retenant le passager d'une automobile ou d'un avion en cas de choc ou de secousse. « Attachez vos ceintures », ordre donné aux passagers avant le décollage et l'atterrissage d'un avion. Ceinture de chasteté, voir Chasteté. 3. Partie du vêtement qui serre la taille. La ceinture d'un pantalon, d'une robe. Faire élargir, rétrécir la ceinture d'une jupe. Une veste ajustée à la ceinture. 4. Endroit du corps où l'on place la ceinture. Dans cette partie de la rivière, on a de l'eau jusqu'à la ceinture. Frapper l'adversaire au-dessous de la ceinture. Les deux lutteurs se saisirent à la ceinture. Ellipt. Faire une ceinture, étreindre l'adversaire à la taille. ANAT. Ensemble des pièces osseuses reliant les membres au tronc. La ceinture pelvienne relie au tronc les membres inférieurs, et la ceinture scapulaire, les membres supérieurs. Expr. fig. et fam. Ne pas venir, ne pas arriver à la ceinture de quelqu'un, lui être très inférieur en talent, en mérite, etc. 5. Structure, formation naturelle ou artificielle qui entoure un espace donné. Une ceinture de forêts, de collines entoure la ville. Une ceinture de montagnes protège le pays contre les vents. Une ceinture de murailles, de fossés. URBAN. Ceinture verte ou ceinture de verdure, zone plantée d'arbres qui entoure une agglomération urbaine. Une voie ferrée, une autoroute de ceinture, qui suit le contour d'une ville. Les boulevards de ceinture. Chemin de fer de ceinture, chemin de fer qui fait le tour d'une ville. La grande Ceinture, à Paris. La petite Ceinture, ligne d'autobus desservant la périphérie de Paris, de porte en porte. 6. ARCHIT. Ceinture de colonne, petite moulure de profil carré ceignant le fût d'une colonne. - BÂT. Bande de métal formant bague, permettant de cacher ou de serrer un joint, de maintenir un conduit contre un mur. - ARTILL. Anneau placé au-dessus du culot d'un projectile, et qui lui imprime un mouvement de rotation en suivant les rayures du canon. La ceinture d'un obus. - MARINE. Cordage garni de bourrelets, que l'on dispose sur les hauts d'une embarcation pour amortir les chocs. Ceinture cuirassée, blindage des flancs d'un navire de guerre. - ASTRON. GÉOPHYSIQUE. Ceintures de radiations, régions de la très haute atmosphère dans lesquelles les champs magnétiques confinent le mouvement des particules d'énergie élevée. Ceinturerv. tr. XVIe siècle. Dérivé de ceinture. 1. Entourer d'une ceinture. Un soldat ceinturé de cuir. Ceinturer un projectile. Des boulevards ceinturent la ville. 2. SPORTS. Saisir l'adversaire en lui passant les bras autour de la taille. Par ext. Ceinturer un fuyard, un agresseur, le maîtriser en le saisissant à bras-le-corps. Ceinturonn. m. XVIe siècle. Dérivé de ceinture.Forte ceinture de cuir ou d'étoffe, portée par-dessus l'uniforme militaire, et à laquelle on peut suspendre une arme. Boucler son ceinturon. Par ext. Forte ceinture. Celapr. dém. neutre. (On dit aussi, toujours familièrement, Ça, voir ce mot.) XIIIe siècle. Composé de ce II, pronom démonstratif, et de l'adverbe là. 1. Désigne une chose, remplace une idée, une action déjà exprimée. Buvez cela. Ne faites pas cela ! J'ai déjà refusé ; malgré cela, il insiste. « Viendrez-vous ? - Cela se peut. » Il doit prendre ses médicaments : sans cela, il ne guérira pas. Cela dit, cela étant. Expr. C'est toujours cela de gagné, c'est mieux que rien. C'est cela, c'est bien cela, c'est tout à fait cela, il en est ainsi, tout à fait ainsi. Elle est comme cela, c'est un trait marquant de son caractère. Iron. Il ne manquait plus que cela ! c'est un désagrément inattendu qui vient s'ajouter à d'autres. 2. En opposition avec ceci, sert à distinguer nettement l'une de l'autre deux choses en question, cela désignant celle qui est plus éloignée, ou celle qui précède par opposition à celle qui vient. Ne lui parlez plus de cela, mais dites-lui plutôt ceci. Cela est à vous, mais ceci m'appartient. Par ext. Désigne ce qui est éloigné dans le temps. Il y a dix ans de cela, dix ans ont passé depuis. Avec une valeur indéterminée. Ceci, cela, voir Ceci. 3. S'emploie comme sujet impersonnel ou apparent. Cela fleure bon la lavande. Cela suffit ! Comment cela va-t-il ? Cela va mieux. Cela dépend. Cela m'a fait grand plaisir de vous revoir. 4. Fam. Sert à renforcer, à insister. Qui cela ? Comment cela ? Ah, pour cela, oui. Je veux qu'il s'en aille, et cela dès demain. |