n. m. (pl. Chacals). XVIIe siècle, d'abord ciacales, schakal. Emprunté du turc tchakal, à rapprocher du persan chaghal et du sanscrit srigalah, « le hurleur ». 1. ZOOL. Petit mammifère canidé vivant en Afrique et en Asie. Une troupe de chacals. Les chacals jappent. 2. Fig. et péj. Personne avide, cruelle, impitoyable pour les êtres faibles. Chaconnen. f. XVIIe siècle, d'abord chacone, « sorte de danse espagnole ». Emprunté de l'espagnol chacona, d'origine onomatopéique. 1. Danse ancienne à trois temps, en vogue aux XVIIe et XVIIIe siècles. Par méton. Air accompagnant cette danse. Chaconne chantante. 2. Pièce instrumentale dérivant de la chaconne chantée, formée de variations sur un court motif répété à la basse. La chaconne de Bach pour violon solo. Chacun, -UNE pr. indéf. sing. XIe siècle, cascune. Du latin populaire cascunum, croisement de quisque (unus), littéralement, « chaque (quisque) un (unus) », et de catunum, « un à un ». 1. Chaque personne, chaque chose prise séparément dans un ensemble déterminé. Donnez à chacun sa part. Chacun de nous a refusé. Je connais chacune d'elles. Il faut remettre ces livres chacun à sa place. Ces bouteilles valent vingt francs chacune. Expr. fam. Chacun avec sa chacune, une fille avec chaque garçon. 2. Toute personne, qui que ce soit. Rendre à chacun ce qui lui appartient. Chacun prend son plaisir où il le trouve. Ils s'en allèrent chacun de son côté. À chacun sa façon, ses goûts. Expr. Un chacun, tout un chacun, tout le monde, n'importe qui. Un chacun, tout un chacun le sait. Tout un chacun y a accès. Prov. Chacun pour soi et Dieu pour tous. Chacun voit midi à sa porte, chacun juge selon son point de vue, selon ses intérêts. Chacunièren. f. XVIe siècle, chascunière. Dérivé de chacun.Vieilli et fam. La maison de chacun. Ils retournèrent chacun dans sa chacunière. Chadburn(urn se prononce eurne) n. m. XXe siècle. Du nom du constructeur anglais de cet appareil.MARINE. Appareil placé à la passerelle de commandement, permettant de transmettre des ordres à la salle des machines. Chafouin, -INE n. XVIIe siècle. Emploi figuré de chafouin, « fouine », composé de chat et de fouin, « mâle de la fouine ».Personne qui a une physionomie basse et sournoise. Employé surtout adjectivement. Un visage chafouin. Une mine chafouine. Chagrin, -INE adj. XIVe siècle. Dérivé de chagriner I. 1. Qui est rendu triste par une cause, une circonstance précise. Elle est chagrine depuis quelques jours. Il est chagrin de cet échec. Par méton. Avoir l'air chagrin, une mine chagrine. 2. Qui est ordinairement, et sans cause précise, amer, maussade, pessimiste. Elle est née chagrine. Un vieillard chagrin. Par méton. Avoir l'esprit chagrin, être d'humeur chagrine. Chagrinn. m. XVe siècle. Probablement déverbal de chagriner I. 1. Peine, souffrance morale, vive tristesse. Avoir du chagrin, beaucoup de chagrin, un profond chagrin. Vivre dans le chagrin. Noyer son chagrin dans le vin. Mourir de chagrin. Spécialt. Peine ou déplaisir provenant d'une cause précise. Avoir un chagrin, des chagrins. Chagrin d'amour. Des chagrins domestiques. Un chagrin d'enfant. Un grand, un gros chagrin. Les chagrins ont abrégé sa vie. 2. Humeur ordinairement maussade. Il promène partout son chagrin. Chagrinn. m. XVIe siècle, (peau de) sagrin. Emprunté du turc sagri, « croupe d'un animal, peau qu'on en prépare ».Cuir de peau de chèvre. Un étui de chagrin. Relier un livre en chagrin, en peau de chagrin. Plein chagrin, se dit d'un livre dont toute la reliure est en cuir. Demi-chagrin, voir ce mot. Titre célèbre : La Peau de chagrin, roman d'Honoré de Balzac (1831). Fig. Par allusion à ce roman. Une peau de chagrin, une chose qui rétrécit, diminue sans cesse jusqu'à complète disparition. Nos espoirs s'amenuisaient comme une peau de chagrin. Chagrinant, -ANTE adj. XVIIe siècle. Participe présent de chagriner I.Qui chagrine. Ce contretemps est bien chagrinant. |