n. m. XIIe siècle. Dérivé de l'ancien français chastel (voir Château).Petit château fort. ChÂtellenien. f. XIIe siècle. Dérivé du radical de châtelain.FÉOD. Seigneurie et juridiction du seigneur châtelain. Droit de châtellenie. Ériger une châtellenie en marquisat. Par méton. Étendue des terres placées sous la juridiction d'un châtelain. Cette paroisse, cette terre était de la châtellenie de tel lieu. Chat-huant(h est aspiré) n. m. (pl. Chats-huants). XIIIe siècle. Altération, d'après chat et huer, de chavan, du bas latin cavannus, « chouette », d'origine gauloise.Rapace nocturne de la famille des Strigidés, commun en Europe et en Asie. Les chats-huants voient plus clair la nuit que le jour. Le chat-huant ulule. (On dit aussi Hulotte.) ChÂtierv. tr. (se conjugue comme Crier). Xe siècle, castier. Du latin castigare, « corriger », « essayer de rendre pur » et, en latin ecclésiastique, « se mortifier ». 1. Punir afin de corriger ; infliger une peine en raison d'une faute commise. C'est aux parents de châtier les enfants. Les rebelles ont été durement châtiés. Par ext. Châtier une faute. Son insolence sera châtiée. Prov. Qui aime bien châtie bien, c'est aimer véritablement quelqu'un que de le reprendre de ses fautes. 2. Fig. À propos d'ouvrages de l'esprit. Rendre plus pur, plus correct ; polir. Châtier son style. Une prose châtiée. Un langage châtié. Chatièren. f. XIIe siècle. Dérivé de chat. 1. Petite ouverture ménagée au bas d'une porte pour laisser passer un chat. Pratiquer une chatière à la porte d'entrée. 2. Par anal. TECHN. Canal souterrain creusé pour l'écoulement des eaux d'un bassin. - BÂT. Ouverture pratiquée dans les combles et destinée à l'aération. ChÂtimentn. m. XIIe siècle. Dérivé du radical de châtier.Peine infligée en vue de corriger. Un châtiment rigoureux, rude, sévère. Infliger des châtiments corporels. Recevoir, souffrir, subir un cruel châtiment. Par ext. Son crime méritait un châtiment exemplaire. Chatoiementn. m. XVIIIe siècle. Dérivé du radical de chatoyer.Éclat changeant que prend la surface d'un objet selon les éclairages. Le chatoiement d'une étoffe, d'une pierre précieuse. Fig. Le chatoiement des idées. Chatonn. m. XIIIe siècle. Dérivé de chat. 1. Le petit du chat. La chatte allaitait ses chatons. Les chatons jouaient avec une pelote de laine. 2. BOT. Inflorescence en épi, formée de fleurs sessiles unisexuées, attachées à l'aisselle d'une écaille, et évoquant la queue d'un chat. Chaton mâle, chaton femelle. Des chatons de noisetier. Le saule, le noyer sont des arbres à chatons. Chatonn. m. XIIe siècle, chastun. Du francique *kasto, « coffre, caisse ».Partie d'une bague dans laquelle est enchâssée une perle, une pierre fine, etc. Faire resserrer les griffes du chaton. Par ext. Partie saillante, de même métal que la bague, où l'on grave un chiffre. Chatouillen. f. XVIIIe siècle. Déverbal de chatouiller.Syn. fam. de Chatouillement. Faire des chatouilles. |