v. tr. XIe siècle, coisir ; signifie surtout « apercevoir » jusqu'à la fin du XVIe siècle. Emprunté du gotique kausjan, « goûter, examiner, éprouver ». 1. Prendre une personne ou une chose de préférence à une autre ou à plusieurs autres. Il faut savoir choisir ses amis. Choisir des fruits, des vêtements. Choisir un cadeau approprié. Choisir sa voie, sa carrière. Il a choisi d'entrer dans les ordres. La date me paraît mal choisie. Absolt. Je vous donne à choisir. Décidez-vous, il faut choisir. Prov. De deux maux ou entre deux maux, il faut choisir le moindre. RELIG. CHRÉTIENNE. Appeler, élire, prédestiner. Dieu a choisi saint Paul. 2. Désigner quelqu'un pour remplir une fonction ou une mission. Il a été choisi comme ministre. Choisir son candidat. Se choisir un successeur. Choixn. m. XIIe siècle. Dérivé de choisir. 1. Action de choisir ; résultat de cette action. Faire un bon, un mauvais choix. Faire choix de quelqu'un ou de quelque chose. Faites votre choix. J'approuve votre choix. Votre choix est excellent, discutable. On lui a dicté son choix. Elle a fixé, elle a porté, elle a arrêté son choix sur un bijou très simple. Mon choix est fait. Il assemble ses idées sans méthode et sans choix. 2. Pouvoir, faculté de choisir. On lui a donné, laissé le choix. Vous n'avez que l'embarras du choix. Fromage ou dessert, au choix. Cela dépend de son choix. ADM. Au choix, par opposition à À l'ancienneté. L'avancement au choix. Une promotion au grand choix, suivant une procédure qui permet un avancement rapide. 3. L'ensemble des objets que l'on a choisis ou que l'on peut choisir selon certains critères. Un choix de livres, de lectures. Un choix de textes. Il y a un grand choix dans ce magasin. 4. Loc. De premier choix ou, ellipt., de choix, de très bonne qualité. Marchandise de choix. C'est un morceau de choix. De second choix, de qualité moyenne. Cholagogue(ch se prononce k) adj. XVIe siècle. Emprunté du grec kholagôgos, de kholê, « bile », et agôgos, « qui conduit, qui entraîne ».MÉD. Qui provoque l'évacuation de la bile contenue dans la vésicule biliaire. Subst. L'huile d'olive vierge, le sulfate de magnésium sont des cholagogues. Cholécystite(ch se prononce k) n. f. XIXe siècle. Dérivé d'un radical cholécyst-, « vésicule biliaire », composé du grec kholê, « bile », et kustis, « vessie, poche ou sac de peau ».PATHOL. Inflammation de la vésicule biliaire. Cholédoque(ch se prononce k) adj. XVIe siècle. Emprunté du grec kholêdokhos, de kholê, « bile », et dokhê, « récipient ».ANAT. Le canal cholédoque ou, subst., le cholédoque, le canal qui conduit la bile au duodénum. Choléra(ch se prononce k) n. m. XVIe siècle. Emprunté du latin cholera, du grec kholera (voir Colère).Grave maladie infectieuse et épidémique caractérisée par des vomissements, une diarrhée profuse et de la déshydratation. Le vibrion du choléra. Signaler des cas de choléra. Le choléra est endémique en Asie. La vaccination contre le choléra. Fig. et pop. Personne insupportable, nuisible. Ne me parlez pas de ce choléra ! Cholérétique(ch se prononce k) adj. XXe siècle. Composé du grec kholê, « bile », et airetikos, « qui prend ».MÉD. Qui accroît le débit de la sécrétion biliaire. Un médicament cholérétique ou, subst., un cholérétique. Cholériforme(ch se prononce k) adj. XIXe siècle. Dérivé de choléra.PATHOL. Qui a l'apparence du choléra. Une entérite cholériforme. Cholérique(ch se prononce k) adj. XIIIe siècle, colerike, colorike. Emprunté du latin cholericus, « bilieux », du grec kholerikos, « relatif au choléra, malade atteint du choléra ».PATHOL. Qui a rapport au choléra ; qui est atteint de choléra. Diarrhée cholérique. Subst. Un, une cholérique, une personne atteinte du choléra. Cholestérol(ch se prononce k) n. m. XIXe siècle. Composé du grec kholê, « bile, vésicule biliaire », et sterros, « ferme, consistant ».PHYSIOL. Stérol synthétisé par de nombreux tissus de l'organisme, surtout par le tissu hépatique. Le cholestérol est le précurseur des acides biliaires et de nombreuses hormones. |