n. f. XIIe siècle. Emprunté du latin chrétien circumcisio.Ablation du prépuce, pratiquée pour des raisons religieuses, culturelles ou médicales. Le judaïsme fait de la circoncision le signe de l'Alliance. Les musulmans et certains animistes pratiquent la circoncision rituelle. L'Église catholique fêtait la circoncision de Jésus-Christ le 1er janvier. Circonférencen. f. XIIIe siècle. Emprunté du latin circumferentia, « circonférence, cercle », dérivé de circumferre, « faire tourner ».GÉOM. Périmètre du cercle. Les mathématiciens divisent la circonférence d'un cercle en 360 degrés ou 400 grades. Par anal. Pourtour circulaire. La circonférence d'une place, d'un bassin. Spécialt. En parlant du globe terrestre, périmètre du cercle équatorial. La circonférence de la Terre est d'environ quarante mille kilomètres. En parlant d'un arbre, périmètre d'une section horizontale de cet arbre à une hauteur donnée. Certains séquoias ont plus de vingt mètres de circonférence à deux mètres du sol. Circonflexeadj. XVIe siècle, circunflect. Emprunté du bas latin circumflexus (accentus), participe passé de circumflectere, « prononcer une syllabe longue ».Qui présente une courbure, une sinuosité. ANAT. Les artères circonflexes. Le nerf circonflexe. - GRAMM. Accent circonflexe, en grec, signe d'accentuation (~) qui se place sur la dernière ou l'avant-dernière syllabe d'un mot ; en français, signe d'accentuation en forme de v renversé (^) placé sur une voyelle, indiquant le plus souvent la disparition d'une lettre voisine (âge s'écrivait aage, tôt s'écrivait tost) et employé comme notation de certaines particularités phonétiques, étymologiques, morphologiques, ou pour distinguer dans l'écriture certains homophones. Subst. Un circonflexe. L'usage diacritique du circonflexe. Le mot âme s'écrivait sans circonflexe au XVIIe siècle. Ellipt. Un a circonflexe, portant un circonflexe. Circonlocutionn. f. XIIIe siècle. Emprunté du latin circumlocutio, qui traduit le grec périphrasis, « périphrase ».RHÉTOR. Détour de langage que l'on emprunte pour éviter de s'exprimer brutalement ou directement. User d'une circonlocution. Parler par circonlocutions. Circonscriptionn. f. XIIe siècle. Emprunté du latin circumscriptio, « cercle tracé, limite, borne ». 1. GÉOM. Action de circonscrire une figure à un cercle. La circonscription d'un hexagone régulier à un cercle. 2. Division administrative, militaire ou religieuse d'un territoire. Le diocèse est une circonscription ecclésiastique. Créer une nouvelle circonscription. Circonscription électorale, portion du territoire dans laquelle est organisée une élection. La commune est la circonscription électorale des élections municipales, le canton, celle des élections au conseil général. Circonscrirev. tr. (se conjugue comme Écrire). XIVe siècle. Emprunté du latin circumscribere, « tracer un cercle autour, enclore, limiter ». 1. Tracer une ligne qui limite à l'entour. Circonscrire un espace. Spécialt. Un lieu très circonscrit, très resserré, très peu étendu. Par anal. La rivière circonscrit étroitement la ville. Fig. Circonscrire un sujet, une question, un débat, en définir les limites. PATHOL. Une tumeur circonscrite, bien distincte des parties auxquelles elle est contiguë. Une inflammation circonscrite. - GÉOM. Circonscrire une figure à un cercle, tracer une figure dont les côtés sont tangents au cercle. Ellipt. Un polygone circonscrit. 2. Contenir dans des limites. Circonscrire un incendie, une épidémie, empêcher qu'ils ne se propagent. Circonspect, -ECTE adj. XIIIe siècle. Emprunté du latin circumspectus, « prudent », participe passé de circumspicere, « regarder autour de soi, examiner avec soin ».Qui prend garde à ce qu'il dit, à ce qu'il fait, en tenant compte des circonstances ; qui se tient sur une prudente réserve. Être, se montrer circonspect dans ses paroles, dans ses actes. Par méton. Un langage, un ton circonspect. Circonspectionn. f. XIIIe siècle. Emprunté du latin circumspectio, « action de regarder autour de soi, attention ».Caractère, attitude de celui qui est circonspect ; prudence dans les paroles et dans les actions. User de circonspection, d'une grande circonspection. Agir, parler avec circonspection. Circonstancen. f. XIIIe siècle. Emprunté du latin circumstantia, « action d'entourer, situation », dérivé de circumstare, « se tenir autour ». 1. Particularité qui accompagne et distingue un fait, une situation. Exposer un évènement et en rapporter jusqu'à la moindre circonstance. Surtout au pluriel. Examiner, peser toutes les circonstances d'une action. Tenir compte des circonstances de lieu, de temps. Ce concours de circonstances nous a permis de nous rencontrer. GRAMM. Complément de circonstance, voir Circonstanciel. - DROIT. Les circonstances atténuantes, aggravantes, les particularités du délit ou du crime qui entraînent une diminution ou une augmentation de peine. La préméditation est une circonstance aggravante. Il a bénéficié de circonstances atténuantes. Par ext. Les circonstances et dépendances (vieilli), tout ce qui dépend d'un bien et s'y rattache. Cette terre fut adjugée avec ses circonstances et dépendances. 2. Ce fait lui-même, cette situation présente, cette conjoncture. La circonstance nous paraît favorable. Que feriez-vous en pareille circonstance ? Souvent au pluriel. Obéir, se plier aux circonstances. Se déterminer, agir d'après, selon les circonstances. En raison des circonstances. D'impérieuses, de pénibles circonstances nous conduisent à prendre cette mesure. 3. Loc. adj. De circonstance, qui est adapté à la situation présente. Avoir, prendre un air, une figure de circonstance. Pièce, ouvrage de circonstance, pièce, ouvrage composé pour une occasion particulière. Loi de circonstance, qui a été inspirée au législateur par la nécessité de répondre à une situation particulière. Circonstanciel, -IELLE adj. XVIIIe siècle. Dérivé de circonstance.GRAMM. Qui précise une circonstance de l'action ou de l'état exprimé par le verbe. Un complément circonstanciel de lieu, de temps, de cause, de moyen, de but, etc. Dans la proposition « il pêche à la ligne », « à la ligne » est le complément circonstanciel de moyen du verbe « pêcher ». Proposition subordonnée circonstancielle de lieu, de temps, de cause, de but, etc., qui exprime une circonstance de l'action ou de l'état indiqués par le verbe de la proposition principale. |