, -TRICE adj. XIXe siècle. Dérivé de civiliser.Qui civilise ; qui est de nature à répandre la civilisation. Un peuple civilisateur. Une religion civilisatrice. Civilisationn. f. XVIIIe siècle. Dérivé de civiliser. D'abord au sens de « transformation d'un procès criminel en procès civil », puis de « ce qui rend les individus plus sociables ». 1. Ensemble des connaissances, des croyances, des institutions, des mœurs, des arts et des techniques d'une société. Les civilisations primitives. La civilisation chinoise, égyptienne. La civilisation grecque, hellénistique, romaine, arabe. Les civilisations précolombiennes. La civilisation chrétienne. La civilisation occidentale. La Méditerranée a été le berceau de nos civilisations. Une civilisation agraire. La civilisation industrielle. Une brillante civilisation. Le déclin, la fin, les vestiges d'une civilisation. Une civilisation moribonde, disparue. L'aire de diffusion d'une grande civilisation. 2. État de développement spirituel et matériel tenu pour supérieur par opposition à Barbarie ; ensemble des acquis de l'humanité. Atteindre à un haut degré de civilisation. Apporter la civilisation à des peuples barbares. Les étapes de la civilisation. Les progrès de la civilisation. 3. Action de civiliser, de se civiliser. Une situation géographique défavorable a retardé la civilisation de cette contrée. Civilisé, -ÉE adj. XVIe siècle. Participe passé de civiliser.Qui est réputé avoir atteint un certain état de civilisation. Les peuples civilisés. L'homme civilisé. Subst. Un civilisé, une civilisée. Les civilisés. Civiliserv. tr. XVIe siècle. Dérivé de civil. 1. Transmettre à un peuple un ensemble de connaissances, d'institutions et de techniques afin de le faire bénéficier d'un niveau de développement avancé. Les Romains ont civilisé la Gaule. Les Chinois ont civilisé l'Extrême-Orient. Un conquérant prétend souvent civiliser les peuples qu'il soumet à sa loi. 2. Rendre plus sociable, plus policé. Après les grandes invasions, la religion chrétienne a civilisé les peuples barbares. La culture grecque a civilisé les Romains. Par anal. Fam. Rendre plus poli, plus affable. Ils auront bien de la peine à civiliser cet enfant. Pron. Il commence à se civiliser. Civilisten. XIXe siècle. Dérivé de civil.DROIT. Spécialiste du droit civil. Cet avocat est un grand civiliste. Civilitén. f. XIVe siècle. Emprunté du latin civilitas, aux deux sens de « politesse, affabilité, courtoisie » et « ensemble des citoyens, cité ».Litt. Manière courtoise et polie de vivre et de se comporter en société. Un homme plein de civilité. Il en a usé avec beaucoup de civilité. Manquer de civilité. Les règles de la civilité. Au pluriel. Manifestations de courtoisie et de politesse, en actes et en paroles. Il m'a comblé, accablé de civilités. Se répandre en civilités. À la fin d'une lettre. Agréez, Monsieur, mes civilités empressées (vieilli). Civiqueadj. XVIe siècle. Emprunté du latin civicus, « du citoyen », dérivé de civis, « citoyen ».Qui concerne le citoyen comme membre de la cité. Les droits civiques, le droit d'élire, d'être élu, d'être juré, expert, témoin, d'avoir la charge d'une fonction, d'un emploi publics. Les droits civiques sont les droits exercés par les citoyens dans le cadre de leurs rapports avec l'État. Jouir, être déchu de ses droits civiques. Dégradation civique, peine infamante qui prive le condamné de ses droits politiques et civiques ainsi que de certains droits civils. Les devoirs, les vertus civiques. Faire preuve de sens ou d'esprit civique, remplir ses devoirs de citoyen. ENSEIGN. L'instruction civique, qui apprend aux enfants les droits et les devoirs du citoyen. - ANTIQ. ROM. Couronne civique, couronne de feuilles de chêne qu'on décernait à celui qui avait sauvé la vie d'un citoyen au cours d'une bataille. Civismen. m. XVIIIe siècle. Dérivé savant du latin civis, « citoyen ».Zèle du citoyen pour les intérêts de son pays. Il a donné des preuves de son civisme. Pendant la Révolution française, on délivrait des certificats de civisme. Clabaudn. m. XVIe siècle. Origine incertaine.VÈN. Chien courant qui se récrie sans être sur la voie de l'animal chassé. Par ext. Chien qui aboie mal à propos. Clabaudagen. m. XVIe siècle. Dérivé de clabauder.VÈN. Le fait de clabauder. Surtout fig. Bavardage malveillant. Les clabaudages d'une petite ville. |