v. intr. XIXe siècle. Dérivé d'hériter.DROIT. Hériter ensemble. La maison dont ils ont cohérité. Cohéritier, -IÈRE n. XVe siècle. Dérivé d'héritier.DROIT. Personne appelée à recueillir une succession conjointement avec une ou plusieurs autres personnes. Partage entre cohéritiers. Cohésionn. f. XVIIIe siècle. Dérivé savant du latin cohaerere, « être uni, attaché ensemble ». 1. PHYS. Force par laquelle les molécules d'un corps sont liées entre elles. La cohésion est plus forte dans les corps solides que dans les liquides. La cohésion des gaz parfaits est nulle. (On dit aussi Cohérence.) 2. Union étroite entre les différentes parties d'un tout. La cohésion d'un raisonnement. Spécialt. Solidarité entre les membres d'un même groupe humain assurant son homogénéité. La cohésion d'un empire, d'une nation. Sauvegarder la cohésion d'un parti, d'une équipe. Cohorten. f. XIIIe siècle, au sens 1. Emprunté du latin cohors, cohortis. 1. ANTIQ. ROM. Corps d'infanterie dans la légion romaine. La cohorte était forte de cinq à six cents hommes. Les cohortes prétoriennes, la garde personnelle de l'empereur. 2. Par ext. Souvent au pluriel. Troupe armée. De vaillantes cohortes. Il rallia ses cohortes. RELIG. CATHOL. Les saintes cohortes, l'ensemble des anges, des saints et des bienheureux. 3. Groupe important de personnes. Les manifestants défilaient en cohortes pressées. Cohuen. f. XIIIe siècle. Terme du Nord et du Nord-Ouest, emprunté du breton cochuy, « halle », puis « réunion tumultueuse ».Foule où règnent le tumulte et la confusion. Se faire bousculer dans la cohue. La cohue envahit les boulevards. La cohue des réfugiés fuyant l'avance ennemie. À l'intérieur du magasin, c'était une cohue de femmes et d'enfants. Par ext. Bousculade, désordre. Il ne supporte pas la cohue. Quelle cohue ! Coi, COITE adj. XIIe siècle, quei. Du latin populaire *quetum, altération du latin classique quietus, « qui est au repos ».Qui se tient immobile et silencieux. Seulement dans quelques locutions figées. Se tenir coi, coite. Rester, demeurer coi, se taire. Cette réplique la laissa coite, elle ne sut que répondre. Coiffant, -ANTE adj. XXe siècle. Participe présent de coiffer.Qui coiffe bien. Un chapeau très coiffant. Une casquette coiffante. Coiffen. f. XIe siècle. Du bas latin cofia, « coiffe, bonnet ». 1. Ajustement d'étoffe destiné à couvrir et à orner la tête des femmes, et variant suivant les provinces. Une coiffe empesée, tuyautée. Une coiffe bretonne, vendéenne, alsacienne, arlésienne. Se dit également de la coiffure traditionnelle de divers ordres et congrégations de religieuses. Les coiffes des béguines. 2. CHAPELLERIE. Tissu dont on garnit l'intérieur d'un chapeau. Un chapeau doublé d'une coiffe de soie. Galon ou ruban de cuir fixé à l'intérieur d'un chapeau, d'un casque, d'une casquette. Rétrécir la coiffe. 3. Spécialt. ANAT. Fragment de membrane amniotique recouvrant parfois la tête de l'enfant à la naissance. - BOT. Enveloppe membraneuse protégeant l'extrémité des racines des végétaux supérieurs. - TECHN. Enveloppe protectrice qu'on applique à l'extrémité d'un objet. La coiffe d'une bouteille. La coiffe d'un mât. - MILIT. La coiffe d'un obus, recouvrant l'ogive. - ASTRONAUTIQUE. Enveloppe à profil aérodynamique, placée à l'avant d'un lanceur spatial ou d'une fusée-sonde, et qui en protège la charge utile. - RELIURE. Chacun des deux rebords, supérieur ou inférieur, du dos d'un volume relié. Coiffé, -ÉE adj. XIIIe siècle. Participe passé de coiffer. 1. Qui porte une coiffe, un chapeau, une coiffure. Être, rester coiffé. Les grands d'Espagne avaient le privilège de rester coiffés devant le roi. Spécialt. Un enfant coiffé, venu au monde en ayant sur la tête une membrane appelée coiffe, qui passait pour un présage de bonheur. Expr. fig. et fam. Il est né coiffé, tout lui réussit, il a beaucoup de chance. 2. Peigné ; qui porte les cheveux arrangés d'une certaine façon. Être bien coiffé, mal coiffé. Être coiffé à la diable. Une femme coiffée à la Jeanne d'Arc, à l'américaine. Un homme coiffé en brosse. Coiffé au bol, voir Bol. Par méton. Des cheveux bien coiffés, mal coiffés. Par anal. Un chien bien coiffé, aux oreilles longues, pendantes, bien attachées. Un cheval bien coiffé, aux oreilles petites, mobiles et droites. Coifferv. tr. XIIIe siècle. Dérivé de coiffe. I. Couvrir la tête. 1. Couvrir d'un chapeau, d'un bonnet, d'une casquette, etc. Il se coiffa d'un grand chapeau. Elle avait la tête coiffée d'un foulard, d'une mantille. En Orient, les hommes se coiffaient souvent d'un fez ou d'un turban. Elle s'était coiffée d'une toque de fourrure. Par ext. Fournir de chapeaux. Cette modiste coiffe toutes les dames du quartier. Expr. fig. et fam. Coiffer sainte Catherine, en parlant d'une jeune fille, atteindre sa vingt-cinquième année sans s'être mariée. Vieilli et iron. Cette femme coiffe son mari, elle lui est infidèle. Se coiffer de quelqu'un, s'engouer de quelqu'un. Il est allé se coiffer de cette fille. Être coiffé de quelqu'un, de quelque chose, en être entiché. 2. Prendre pour coiffure. Coiffer un bonnet, une casquette, un casque. Coiffer la couronne, la mitre, la tiare, la ceindre et, fig., être élevé à la royauté, accéder à l'épiscopat, à la papauté. 3. En parlant d'une coiffure. Couvrir la tête de quelqu'un. Ce chapeau, ce bonnet vous coiffe bien, vous sied et, absolt., ce bonnet coiffe bien. II. Par anal. 1. Recouvrir, garnir un objet, et notamment son extrémité supérieure. Coiffer une lampe d'un abat-jour. Un stylo coiffé de son capuchon. Coiffer une bouteille, en recouvrir le bouchon d'une enveloppe de cire, d'une gaine de métal, pour éviter que le liquide ne s'évente. 2. Fig. Être hiérarchiquement au-dessus de. L'administration centrale coiffe les services régionaux. 3. VÈN. Les chiens ont coiffé le sanglier, l'ont pris aux oreilles. 4. COURSES HIPPIQUES. Un cheval inconnu a coiffé le favori au poteau, sur le poteau, l'a dépassé de peu sur la ligne d'arrivée. Par ext. Pop. Le coureur s'est fait coiffer sur le poteau, sur la ligne. Fig. Coiffer quelqu'un au poteau, l'emporter de justesse sur un concurrent dans une affaire ou dans la conclusion d'un marché. 5. MARINE. Intranst. Ce bâtiment coiffe, le vent frappe l'avant de ses voiles et les applique contre le mât. III. Peigner quelqu'un, lui arranger les cheveux de telle ou telle façon. Coiffer un enfant. Se faire coiffer les cheveux en bandeaux, en chignon. Absolt. Ce garçon coiffe à la perfection. Pron. Il faudrait apprendre à mieux vous coiffer. Spécialt. Il se coiffe, il est coiffé en brosse, il a adopté cette coupe de cheveux. |