v. tr. XVIe siècle. Altération de l'ancien français comporter, « porter, transporter », du latin comportare, « amasser », sous l'influence de l'expression porter à col. 1. Transporter des marchandises pour les vendre de porte en porte. Colporter des pièces d'étoffe, du linge, des rubans, des livres. 2. Fig. et souvent péj. Faire connaître ; répandre. Colporter une nouvelle. Colporter des rumeurs insidieuses. Colporteur, -EUSE n. XVIe siècle. Altération de l'ancien français comporteur, de même sens (voir Colporter).Marchand ambulant qui porte avec lui sa marchandise pour la vendre de porte en porte. Un colporteur de toiles. Le ballot d'un colporteur. Naguère les colporteurs criaient et vendaient dans les rues journaux, livres et libelles. Fig. et péj. Un colporteur de mauvaises nouvelles, de ragots. Colposcopen. m. XXe siècle. Composé à l'aide du grec kolpos, « sein, entrailles », et skopein, « observer, regarder ».MÉD. Instrument muni d'un appareil optique, permettant l'examen du vagin et du col de l'utérus. Colposcopien. f. XXe siècle. Dérivé de colposcope.MÉD. Examen du vagin et du col de l'utérus au moyen d'un colposcope. Coltn. m. XXe siècle. Emprunté de l'anglo-américain colt, issu, par ellipse, de Colt's revolver, « pistolet de Colt », du nom de son inventeur.À l'origine, révolver à long canon dont le nom demeure étroitement associé à la légende de l'Ouest américain. Le cow-boy dégaina son colt. (La marque Colt a également produit des armes de dimensions plus réduites, auxquelles son nom est attaché.) Coltinn. m. XVIe siècle, colletin, au sens de « pourpoint de cuir », puis « gilet des forts des Halles ». Dérivé de collet.Chapeau en cuir et à larges bords, relevé à l'avant et retombant à l'arrière sur les épaules, naguère porté par les coltineurs. Coltinerv. tr. XVIIIe siècle, au sens de « saisir par le coltin, arrêter ». Dérivé de coltin, colletin.Porter à la manière des coltineurs. Coltiner des sacs de charbon. Par ext. Fam. Porter de lourdes charges. Coltiner des valises. Pron. Fig. et pop. Se coltiner quelque chose, être aux prises avec un travail long, pénible ou fastidieux. Je me suis coltiné tout le déménagement. Elle se coltinait le travail de ses collègues. <!--Oui-->Acceptable dans la conversation courante, l'emploi de ce verbe est déconseillé dans l'expression écrite, sauf pour faire apparaître une intention de vulgarité vraie ou parodique. Coltineurn. m. XIXe siècle. Dérivé de coltiner.Vieilli. Débardeur qui porte de lourdes charges sur le dos et la nuque. Colubrin, -INE adj. XVIe siècle. Emprunté du latin colubrinus, « qui se rapporte à la couleuvre, au serpent ».ZOOL. Qui a rapport à la couleuvre. Les espèces colubrines ne sont généralement pas dangereuses pour l'homme. Colubrinen. f. XVe siècle. Emploi substantivé de l'adjectif colubrin, -ine.Argile plastique employée pour la fabrication des poteries fines. |