n. m. XVIe siècle. Dérivé de combler.Action de combler un creux, un vide ; résultat de cette action. Le comblement d'un fossé, d'un puits. Un terrain de comblement, créé par l'apport d'alluvions ou de blocs de pierre. Comblerv. tr. XIIe siècle. Du latin cumulare, « entasser, amonceler ». 1. Remplir une mesure, un récipient jusque par-dessus les bords, tant qu'il y en peut tenir. Combler une mesure, un boisseau. Expr. fig. Combler la mesure, se rendre coupable d'excès qui ne sont plus tolérables. Par sa dernière faute, il a comblé la mesure. 2. Remplir d'une matière solide. Combler des fossés. Combler un puits. Combler une tranchée. Combler une lacune dans un manuscrit. Fig. Combler une lacune dans ses connaissances. Combler un déficit, le supprimer en versant les fonds correspondants. 3. Combler de, pourvoir en abondance de. Combler une personne de biens, de cadeaux. Combler de faveurs, de grâces, de gloire, d'honneurs, de joie. La terre nous comble de ses biens. L'existence l'a comblé de malheurs (vieilli). 4. Fig. Satisfaire totalement. Combler les désirs, les souhaits de quelqu'un. Cette union comblait tous ses vœux. C'est un homme comblé. Par emphase. Vous me comblez ! vous êtes trop bon. Combrièren. f. XVIIe siècle. Emprunté du provençal moderne (es)coumbriero, d'origine inconnue.PÊCHE. Filet servant à prendre des thons et autres gros poissons. Comburant, -ANTE adj. XVIIIe siècle. Emprunté du latin comburens, -entis, participe présent de comburere, « brûler ».CHIM. Se dit d'un corps qui, en se combinant avec un autre, permet la combustion de ce dernier. Subst. L'oxygène est le comburant le plus usuel. Combustibilitén. f. XVIe siècle. Dérivé de combustible.Propriété des corps combustibles. La combustibilité d'un gaz, des bois résineux. Combustibleadj. et n. m. XVe siècle. Dérivé du radical de combustion. I. Adj. Qui a la propriété de brûler. Le soufre, le goudron, le bois sec, les feuilles sèches sont très combustibles. II. N. m. 1. Matière dont la combustion produit de l'énergie calorifique. Faire provision de combustible. Manquer de combustible. Se servir de charbon, de bois, de mazout, de butane comme combustible. 2. PHYS. NUCL. Matière apte à entretenir une réaction en chaîne dans un réacteur nucléaire. L'uranium est un combustible nucléaire. Combustionn. f. XIIe siècle. Emprunté du bas latin combustio, « action de brûler par le feu ». 1. CHIM. Ensemble des phénomènes qui se produisent lorsque l'oxygène ou un autre comburant entre en combinaison avec un ou plusieurs corps en dégageant de la chaleur. Par ext. Le fait de brûler entièrement par l'action du feu. Si la température s'élève suffisamment, la combustion s'accompagne d'une émission de lumière. 2. PHYS. NUCL. Combustion nucléaire, transformation d'atomes provoquée par le fonctionnement d'un réacteur nucléaire. 3. MÉCAN. Dans un moteur, réaction énergétique résultant de la mise à feu d'un carburant. La combustion est souvent appelée explosion à cause de son extrême rapidité. La combustion est suivie de la dilatation, puis de l'échappement des gaz. Moteur à combustion interne, où l'énergie mécanique est fournie directement par l'explosion ou la combustion du mélange gazeux. Comédien. f. XIVe siècle ; jusqu'au XVIIe siècle peut désigner toute pièce de théâtre. Emprunté du latin comoedia, « pièce de théâtre, comédie ». 1. Œuvre théâtrale en prose ou en vers, qui a pour objet de divertir, soit par la peinture satirique des mœurs et des caractères, soit par la présentation de situations plaisantes. L'intrigue, le nœud, le dénouement d'une comédie. Les personnages d'une comédie. Les comédies d'Aristophane, de Plaute, de Térence, de Molière. Une comédie bouffonne, légère, burlesque. Une fine comédie. La haute comédie, celle qui évite les effets grossiers et s'attache surtout à l'étude des mœurs et des caractères. « Le Misanthrope », de Molière, est une haute comédie. Comédie de caractère, celle qui fait la peinture d'un caractère. « Tartuffe » est une comédie de caractère. Comédie de mœurs, qui a pour objet principal la peinture des mœurs. « Turcaret », de Lesage, est une comédie de mœurs. Comédie d'intrigue, celle où l'auteur s'occupe surtout d'intéresser et d'amuser par la multiplicité et la variété des péripéties. « Les Fourberies de Scapin », de Molière, « Le Barbier de Séville », de Beaumarchais, sont des comédies d'intrigue. Comédie à tiroirs, dont les scènes n'ont entre elles aucune liaison nécessaire. « Les Fâcheux », de Molière, sont une comédie à tiroirs. Comédie-ballet, comédie entremêlée de danses. « Psyché » est une comédie-ballet. Comédie lyrique, comédie musicale, où les chants et les danses se mêlent à l'action. Comédie héroïque, dont l'action romanesque met en scène des personnages animés des plus nobles sentiments. « Cyrano de Bergerac », d'Edmond Rostand, est une comédie héroïque. Comédie larmoyante, qui cherche à provoquer l'attendrissement des spectateurs. Comédie de cape et d'épée. Tragi-comédie, voir ce mot. 2. Le genre comique. On distingue la comédie de la tragédie. La comédie corrige les mœurs par le rire. Molière a porté la comédie à sa perfection. 3. Anciennt. Toute pièce de théâtre. Au XVIIe siècle, on parlait de « Bajazet » comme d'une comédie. Par anal. L'ensemble des activités humaines comparées à une représentation théâtrale. La vie est une comédie. Et maintenant la comédie est finie. Titres célèbres : La Divine Comédie, de Dante (écrite de 1306 à 1321) ; La Comédie humaine, d'Honoré de Balzac (écrite de 1830 à 1850). 4. Troupe de comédiens. La Comédie-Italienne. La Comédie-Française, société de comédiens créée par la fusion de la troupe de Molière avec celles du théâtre du Marais et de l'Hôtel de Bourgogne. 5. Endroit où les représentations ont lieu. La Comédie des Champs-Élysées. La Comédie-Caumartin. Rue de l'Ancienne-Comédie. 6. Par anal. Contrefaçon plus ou moins dérisoire. Cet examen n'était qu'une comédie. Je ne veux pas me prêter à pareille comédie. Expr. fig. Jouer la comédie, montrer des sentiments qu'on n'éprouve pas, chercher à paraître ce qu'on n'est pas réellement. Il joue la comédie de l'homme offensé dans sa dignité. Elle joue la comédie de la misère. Ce n'est pas sérieux, c'est de la comédie. Un personnage de comédie, quelqu'un qu'on ne peut pas prendre au sérieux. C'est le secret de la comédie (vieilli), ce qui est su de tout le monde et dont on veut faire un secret (aujourd'hui, on dit plutôt : C'est un secret, c'est le secret de Polichinelle). Fam. C'est toute une comédie que de le faire travailler, il faut se donner beaucoup de mal pour cela. Comédien, -ENNE n. XVe siècle, comediain. Dérivé de comédie. 1. Personne qui a pour métier d'interpréter un rôle dans des œuvres dramatiques au théâtre, au cinéma, à la télévision. Une troupe de comédiens. Molière était auteur en même temps que comédien. Une comédienne célèbre. Des comédiens ambulants, en tournée. Par ext. Un comédien amateur. 2. Fig. Personne qui manifeste des sentiments ou des passions qu'elle n'éprouve pas. Méfiez-vous de lui, c'est un grand comédien. Adjt. Elle est comédienne par nature. Une fillette quelque peu comédienne. Comédonn. m. XIXe siècle. Adaptation du latin comedo, -onis, « mangeur », parce qu'on prenait ces cylindres de matière sébacée pour des vers qui mangeaient la peau.Petit cylindre de matière sébacée, qui se forme dans certains pores de la peau. Les comédons sont appelés communément « points noirs ». |