adj. XVe siècle. Emprunté du latin ecclésiastique commendatarius, dérivé de commendare, « confier » (voir Commander).RELIG. CATHOL. 1. Qui possédait un bénéfice en commende. Contrairement à l'abbé régulier, l'abbé commendataire ne pouvait exercer le droit de discipline intérieure. 2. Tenu en commende. Une abbaye commendataire. Commenden. f. XVe siècle. Emprunté du latin ecclésiastique commenda, déverbal de commendare, « confier ».RELIG. CATHOL. 1. Administration temporaire d'un bénéfice donnée à un séculier, à un évêque ou à un simple ecclésiastique, en attendant la nomination d'un titulaire. La commende était une dérogation au droit commun. 2. Collation d'un bénéfice faite par le roi à un clerc ou à un laïc qui touchait les revenus d'une abbaye sans obligation de résidence. Une abbaye en commende. Par méton. Ce bénéfice lui-même. Commensal, -ALE n. (pl. Commensaux, -ales). XVe siècle. Emprunté du latin médiéval commensalis, « compagnon de table ». 1. ANCIEN RÉGIME. Officier de la couronne ou des maisons royales. 2. Personne qui partage ordinairement les repas avec un autre convive. Il a été mon commensal. Nous avions été commensaux dans une pension d'étudiants. 3. BIOL. Animal associé à la vie d'un autre et qui profite de sa nourriture sans lui porter préjudice. Le poisson pilote est le commensal du requin. Adjt. Espèce commensale. Bactéries commensales. Commensalismen. m. XIXe siècle. Dérivé de commensal.BIOL. Mode de vie des animaux commensaux. La cohabitation du bernard-l'ermite et de l'anémone de mer est un exemple de commensalisme. Commensalitén. f. XVIe siècle. Dérivé de commensal.Afrique de l'Ouest. Le fait d'être compagnon de table et, par ext., hospitalité, convivialité. Commensurabilitén. f. XVIIe siècle. Dérivé de commensurable.MATH. Caractéristique de deux grandeurs commensurables. Commensurableadj. XIVe siècle. Emprunté du bas latin commensurabilis, « de commune mesure ».MATH. Qui a une mesure commune avec une autre grandeur. Tous les nombres entiers et les nombres fractionnaires sont commensurables entre eux. Commentadv. de manière. XIe siècle. Dérivé de comme avec le suffixe adverbial -ment. I. Adv. interrogatif. 1. De quelle manière. Comment allez-vous ? Comment se porte-t-il ? Comment a-t-il pu se sauver ? Comment faire ? Comment venir jusqu'à vous ? Il s'est évadé, comment cela ? Vous irez à leur rescousse, mais comment ? « Comment ? - Je vais vous le dire. » Voyons comment il en sortira. Je ne sais comment il peut subsister. Expr. Dieu sait comment, nul ne sait par quel moyen cela s'est fait. Il a refait sa fortune, Dieu sait comment. Elle a réussi à rejoindre les siens, Dieu sait comment. Loc. N'importe comment, sans aucune recherche, sans le souci de bien faire. Elle est habillée n'importe comment. Il travaille n'importe comment. De n'importe quelle façon, pourvu que l'action soit réalisée (fam.). N'importe comment, tu dois être là demain. Comment dire ? Comment dirais-je ? pour ainsi dire. Le plus souvent en incise, sert à prévenir l'interlocuteur que l'on cherche un mot plus approprié. Ses réactions sont, comment dirais-je ? inattendues, puériles. Comment ? pour inviter l'interlocuteur à répéter ce qu'il a dit. Comment ? que dites-vous ? Spécialt. Dans des titres d'ouvrages, de chapitres, etc. Comment l'esprit vient aux filles. Comment se faire des amis. Comment cesser de fumer. 2. D'où vient que ? Pourquoi ? Comment vous êtes-vous avisé de venir ici ? Comment s'est-il adressé à moi plutôt qu'à un autre ? II. Adv. exclamatif. 1. Pour exprimer la surprise, l'indignation, etc. Comment ! Vous êtes déjà là ! Comment ! Il n'est pas encore parti ! Comment ! Vous avez fait cela ! 2. Expr. fam. Et comment ! pour renforcer une affirmation. Il étale sa richesse, et comment ! Comment donc ! Mais comment donc ! je vous en prie, cela va de soi. « Puis-je donner un coup de téléphone ? - Comment donc ! » III. Subst. inv. La manière dont une chose se passe ou s'est passée. Chercher à savoir le comment de l'affaire, son déroulement. Méditer sur le pourquoi et le comment de la création du monde. Vouloir expliquer tous les pourquoi et les comment. Commentairen. m. XVe siècle. Emprunté du latin commentarium, « recueil de notes, compte rendu », « mémoire » ; « interprétation d'un texte, notes sur des écrits ». 1. Ensemble d'observations, de remarques sur un livre, sur un auteur, sur un texte, pour en faciliter l'intelligence. Un commentaire judicieux, pénétrant, éclairant. Un commentaire oiseux, inutile, superflu. Un commentaire de la Bible, du Code civil. Un commentaire sur Aristote. ENSEIGN. Commentaire de texte, exercice scolaire consistant à disserter sur un texte littéraire, à l'analyser, à en montrer la portée, l'intérêt. 2. Explication, éclaircissement que l'on fournit sur un fait, un évènement. Cela appelle un commentaire. Cela se passe de commentaire, toute explication serait inutile. Pas de commentaire ! se dit pour imposer silence. Je vous dispense de vos commentaires ! Sans commentaire ! sert à attirer l'attention sur le caractère absurde ou scandaleux d'un propos qu'on rapporte ou d'un évènement dont on fait le récit. Spécialt. Appréciation malveillante que l'on porte sur les paroles ou les actes d'autrui. Sa conduite a suscité bien des commentaires. On ferait là-dessus un beau commentaire. 3. JOURNALISME. Ensemble des réflexions personnelles d'un journaliste, destiné à éclairer le lecteur ou l'auditeur sur la signification et la portée d'un fait. Dans la presse, il est recommandé de séparer le commentaire de l'information. Des commentaires favorables, défavorables au gouvernement. Description et analyse d'un évènement tandis qu'il se déroule. Faire le commentaire en direct d'une cérémonie, d'un évènement sportif, etc. 4. Au pluriel. Commentaires, titre donné à certaines chroniques, récits historiques écrits par celui qui a eu la plus grande part aux faits qui y sont rapportés. Titres célèbres : Commentaires de la guerre des Gaules, de César (52 av. J.-C.) ; Commentaires, de Montluc (1592). Commentateur, -TRICE n. XIVe siècle. Emprunté du bas latin commentator, « celui qui interprète des écrits ».Auteur d'un ou de plusieurs commentaires. Les commentateurs de la Bible. Une commentatrice réputée d'Homère. Les commentateurs d'Aristote. Un commentateur du Code civil. JOURNALISME. Journaliste chargé de tirer la leçon d'un évènement ou, à la radio et à la télévision, de commenter celui-ci tandis qu'il se déroule. Un commentateur politique, boursier. Un commentateur sportif. |