n. f. XXe siècle. Dérivé de compétitif.ÉCON. Le fait de pouvoir soutenir la concurrence. La compétitivité d'une industrie, d'une entreprise. Compilateur, -TRICE n. XVe siècle. Emprunté du bas latin compilator, « pillard, plagiaire ». 1. Personne qui compile. Un compilateur des scolies d'Homère. Péj. Auteur dont les ouvrages ne sont faits que d'emprunts à d'autres auteurs. Un laborieux compilateur. 2. INFORM. Programme de traduction en langage machine (on dit aussi Traducteur). Compilationn. f. XIIIe siècle. Emprunté du latin compilatio, « action de piller, vol ».Action de compiler ; résultat de cette action. Justinien ordonna la compilation des constitutions romaines depuis Hadrien jusqu'à son temps. Les compilations laissées par les Bénédictins. Péj. Ouvrage dans lequel l'auteur n'a rien mis d'original. Cette biographie n'est qu'une compilation. Compilerv. tr. XIIIe siècle. Emprunté du latin compilare, « piller quelque chose, dépouiller quelqu'un », « plagier ».Réunir en un seul corps d'ouvrage des documents puisés à diverses sources et portant sur une même matière. Il a compilé tout ce qui avait été écrit sur la question. Absolt. et péj. Il a passé sa vie à compiler, à écrire des ouvrages faits uniquement de citations et d'emprunts. Complainten. f. XIIe siècle, au sens de « plainte en justice ». Participe passé substantivé de l'ancien verbe complaindre, du latin populaire *complangere, de cum, « avec », et plangere, « plaindre ». 1. Class. Action de se plaindre, de se lamenter. 2. DROIT. Plainte en justice (vieilli). Spécialt. Action possessoire que le détenteur d'un immeuble peut introduire lorsqu'il subit un trouble du fait d'un tiers. 3. Chanson populaire de ton plaintif dont le sujet est pieux ou dramatique. Une complainte médiévale. Titres célèbres : Les Complaintes du désert, chansons populaires ayant pour thème la capture et l'exécution des ministres protestants dans les Cévennes, au début du XVIIIe siècle ; Les Complaintes, de Jules Laforgue (1885). Complairev. intr. et pron. (se conjugue comme Plaire). XIIe siècle. Emprunté du latin complacere, « plaire », puis « se plaire à ». 1. V. intr. Plaire à quelqu'un, lui être agréable en s'accommodant à son sentiment, à son goût. Je veux bien vous complaire en cela. Il cherche à vous complaire. 2. V. pron. Se délecter, trouver son plaisir, sa satisfaction dans quelque chose. Se complaire dans la solitude. Souvent péj. Il se complaît à faire le mal. Il se complaît dans ses erreurs. Complaisammentadv. XVIIe siècle. Dérivé de complaisant.Par complaisance, avec complaisance. Il est entré complaisamment dans mes vues. Il m'a écouté complaisamment. Complaisancen. f. XIVe siècle. Dérivé de complaire, sur le modèle du latin chrétien complacentia, « volonté de complaire ». 1. Disposition, caractère qui porte à s'accommoder au sentiment, au goût d'autrui pour lui plaire. Il est d'une complaisance inépuisable. Montrer de la complaisance à l'égard de quelqu'un. Consentir par pure complaisance. Nous abusons de votre complaisance. La complaisance d'une mère à l'égard de ses enfants. Par ext. Dans une formule de politesse. Attitude manifestant cette disposition. Ayez la complaisance de m'indiquer la sortie. Par méton. Au pluriel. En parlant d'une femme. Avoir des complaisances pour ou envers quelqu'un, lui accorder ses faveurs. ÉCRITURE SAINTE. Au pluriel. Amour, affection. Dieu dit : « Voici mon fils bien-aimé, en qui j'ai mis toutes mes complaisances. » 2. Péj. Désir de complaire poussé jusqu'à l'hypocrisie ou à la malhonnêteté. Il est d'une complaisance aveugle. Un sourire, un rire de complaisance. Un discours sans complaisance. Un certificat de complaisance, donné à une personne qui n'y a pas droit. Un billet, une traite, une signature de complaisance. Par méton. Au pluriel. Ce qui manifeste ce désir. De basses complaisances. De lâches complaisances. 3. Loc. Avec complaisance, avec un sentiment de plaisir mêlé de vanité. Parler d'une personne, de quelque chose avec complaisance. Se regarder soi-même avec complaisance. Énumérer ses succès avec une certaine complaisance. Complaisant, -ANTE adj. XVIIe siècle. Participe présent de complaire. 1. Disposé à montrer de l'indulgence, de l'amabilité ; prompt à rendre service. Il s'est montré très complaisant envers nous. Un homme complaisant pour tout le monde. Un esprit doux et complaisant. 2. Péj. Qui est d'une indulgence coupable par faiblesse ou intérêt. Prêter une oreille complaisante à la médisance. Un homme complaisant à soi-même. Un mari complaisant, qui ferme les yeux sur les infidélités de sa femme. Complantn. m. XIIIe siècle. Au sens 1, déverbal de complanter, « planter ». Au sens 2, emprunté du latin médiéval complantus. 1. VITIC. Plant de vigne. 2. DROIT. Bail à complant, bail en vertu duquel la jouissance d'une terre est concédée par le propriétaire à un preneur, à charge pour celui-ci d'y planter et d'y cultiver de la vigne. Le bail à complant fixe la proportion que le propriétaire prend sur les récoltes. |