v. tr. XIIIe siècle. Emprunté du bas latin complantare, « planter ensemble ».AGRIC. Couvrir un terrain de plantations d'espèces différentes. Complanter des coteaux de vigne et d'oliviers. Complémentn. m. XIVe siècle, au sens de « accomplissement ». Emprunté du latin complementum, dérivé de complere, « remplir, achever, parfaire ». 1. Ce qui s'ajoute ou doit s'ajouter à une chose pour l'achever, pour la rendre entière, complète. Ce dernier volume forme le complément de l'ouvrage. Après versement d'un acompte, payer le complément en vingt mensualités. Demander un complément d'enquête, un complément d'information. Spécialt. Ce que l'on doit ajouter à un nombre, à une mesure pour atteindre une norme donnée. ARITHM. Complément arithmétique d'un nombre, nombre qu'il faut lui ajouter pour obtenir la puissance de dix qui lui est immédiatement supérieure. Le complément arithmétique de 760 est 240. - GÉOM. Le complément d'un angle, l'angle qu'il faut ajouter à cet angle pour obtenir l'angle droit. L'angle de trente degrés a pour complément l'angle de soixante degrés. - ASTRON. Le complément d'un astre, sa distance angulaire au zénith. - MUS. Le complément d'un intervalle, ce qu'il faut ajouter à cet intervalle pour obtenir l'octave. 2. GRAMM. Partie de la phrase (mot, groupe de mots ou proposition) qui a pour fonction de compléter ou de préciser le sens d'un mot ou d'une proposition. Le complément du verbe, de l'adjectif. Un complément de nom. Un complément d'objet direct, indirect. Un complément circonstanciel. 3. BIOL. Substance complexe du plasma sanguin et d'autres liquides organiques qui joue un rôle dans les mécanismes immunitaires. Complémentaireadj. XVIIIe siècle. Dérivé de complément. 1. Qui sert à compléter. Chercher des renseignements complémentaires. Une étude complémentaire suivra cet ouvrage. Subir des examens complémentaires. Un régime de retraite complémentaire. Jours complémentaires, dans le calendrier républicain où les mois n'avaient que trente jours, les cinq ou six jours ajoutés à la fin de l'année pour obtenir une année de trois cent soixante-cinq jours ou, pour les années bissextiles, de trois cent soixante-six jours. ENSEIGN. Cours complémentaire, dans l'enseignement primaire supérieur, ensemble de cours qui, après le certificat d'études, préparaient naguère les élèves au brevet élémentaire. 2. Qui complète un autre objet de même nature. GÉOM. Angles complémentaires, dont la somme vaut un angle droit. - MATH. Ensemble complémentaire, dans un ensemble contenant un sous-ensemble, les éléments n'appartenant pas à ce sous-ensemble. - OPT. Couleurs complémentaires, dont la combinaison optique donne une lumière blanche. - PEINT. Couleurs qui se font mutuellement valoir. Le vert est la couleur complémentaire du rouge. Fig. Ils ont des natures complémentaires. Ce sont des industries complémentaires. Complémentaritén. f. XXe siècle. Dérivé de complémentaire.Caractère de ce qui est complémentaire. La complémentarité de deux tempéraments. La complémentarité de deux secteurs économiques. PHYS. Principe de complémentarité, principe selon lequel on peut accepter la coexistence des interprétations corpusculaire et ondulatoire de la matière. Par ext. S'emploie dans d'autres domaines où le même objet apparaît sous des aspects différents selon la méthode utilisée pour son étude. Complet, -ÈTE adj. XIVe siècle. Emprunté du latin completus, participe passé de complere, « remplir, compléter, achever ». 1. À quoi il ne manque aucune partie. Posséder les œuvres complètes d'un auteur. Un jeu complet d'outils. Une collection, une série complète. Une définition, une énumération complète. Un équipement complet d'alpiniste, de pêcheur. DIÉTÉTIQUE. Riz complet, non décortiqué. Farine complète, dans laquelle on a laissé le son. Pain complet, fait en utilisant de la farine complète. Un aliment, un repas complet, qui contient tous les éléments nutritifs indispensables à l'organisme. Par anal. Un sport complet, qui développe harmonieusement toutes les parties du corps. BOT. Fleur complète, fleur qui a un calice, une corolle, une ou plusieurs étamines et un pistil. La rose, l'œillet, le lilas sont des fleurs complètes. Loc. Au complet, dans sa totalité, sans la moindre exception. La famille est au complet, au grand complet. Faire défiler un régiment au complet. 2. Qui est entièrement réalisé ; entier. Une obscurité complète. Exécuter un tour complet sur soi-même. Nous passerons un mois complet en sa compagnie. Il restera à la campagne jusqu'à son complet rétablissement. Observer un repos complet, absolu. Une ruine, une victoire complète, totale. Il est tombé dans le plus complet discrédit. Iron. C'est un complet imbécile. Spécialt. Qui excelle dans plusieurs disciplines. Architecte, sculpteur, peintre, poète, Michel-Ange fut un artiste complet. Un athlète complet. Loc. adv. Fam. C'est complet ! la mesure est comble (se dit lorsqu'à des ennuis successifs s'en ajoute un dernier). 3. Qui est entièrement occupé ; dont toutes les places sont occupées. L'hôtel est complet. Un autobus, un compartiment complet. Completn. m. XIXe siècle. Tiré par ellipse d'habit complet.Vêtement d'homme composé de deux ou de trois pièces coupées dans un même tissu (veston, pantalon et, éventuellement, gilet). Un complet sur mesure. Un complet de confection. Un complet bleu marine. Un complet en laine, en velours. (On dit aussi Complet veston.) Complètementn. m. XVIIIe siècle ; écrit complétement jusqu'au XIXe siècle. Dérivé de compléter.Rare. Action de compléter. Le complètement des compagnies d'un bataillon. Le complètement d'une collection. Complètementadv. XIIIe siècle, mais rare avant le XVIIIe siècle. Dérivé de complet.Entièrement, tout à fait. Il est complètement fou. L'ouvrage est complètement achevé. Sa ruse réussit complètement. Un ciel complètement gris. C'est complètement ridicule. Compléterv. tr. (se conjugue comme Céder). XVIIIe siècle. Dérivé de complet.Rendre complet. Compléter une somme. Compléter une collection. Sa bibliothèque se complète peu à peu. Leurs caractères se complètent, sont complémentaires. Complétif, -IVE adj. XVIe siècle. Emprunté du bas latin completivus, « qui complète ».Qui sert de complément. GRAMM. Une proposition subordonnée complétive ou, subst., une complétive, subordonnée dont la fonction est d'être complément d'objet du verbe de la proposition principale. Dans les phrases : « Je sais qu'il vient », « je désire qu'il vienne », « je crains qu'il ne vienne », les propositions « qu'il vient », « qu'il vienne », « qu'il ne vienne » sont des complétives. |