n. XVIIe siècle. Dérivé de concession. 1. Titulaire d'une concession de service public. Le concessionnaire d'une exploitation minière, forestière. Adjt. La compagnie concessionnaire. 2. COMMERCE. Commerçant à qui un fabricant accorde, sous certaines conditions, un droit exclusif de vente dans une région déterminée. Le concessionnaire des automobiles X pour la région Poitou-Charentes. Concetti(le second c se prononce parfois tch) n. m. pl. XVIIIe siècle. Emprunté de l'italien concetti, pluriel de concetto, « pensée, concept », puis « saillie, trait ingénieux ».LITTÉRATURE. Traits d'esprit plus brillants que profonds. Un ouvrage rempli de concetti. Concevableadj. XVIe siècle. Dérivé de concevoir.Qui peut se concevoir, se comprendre. Cette éventualité est parfaitement concevable. Ce n'est guère concevable. Une telle négligence est-elle concevable ? Concevoirv. tr. (se conjugue comme Apercevoir). XIIe siècle, surtout au sens physiologique ; XIVe siècle pour le sens intellectuel. Du latin concipere, « prendre, saisir », d'où « concevoir un enfant » et « former une conception », « assembler des mots en formule ». I. En parlant d'une femme, commencer à former en soi un enfant à la suite d'une fécondation. Concevoir un enfant. Un enfant conçu hors mariage. Une femme qui a passé l'âge de concevoir. RELIG. CATHOL. La Vierge conçue sans péché, la Vierge Marie, par allusion au dogme de l'Immaculée Conception. Par méton. Litt. Le sein qui vous a conçu. II. Fig. 1. PHIL. Former dans son esprit. Concevoir des idées, des pensées. Par ext. Comprendre quelque chose, s'en faire une représentation. Je conçois bien ce que vous me dites. Nous n'avons pas la même manière de concevoir les choses. C'est une chose difficile à concevoir. Pron. Cela se conçoit aisément. Cela ne se conçoit pas. 2. Imaginer, inventer, créer. Concevoir un projet, une entreprise. Concevoir une doctrine, un système. La première machine volante a été conçue par Léonard de Vinci. Cet ouvrage a coûté plus de peine à exécuter qu'à concevoir. Un plan bien, mal conçu. 3. Admettre, trouver naturel. J'ai du mal à concevoir qu'il soit coupable. Je ne conçois pas qu'il puisse refuser. Je conçois qu'il ait été très mécontent d'une telle réponse. Pron. Son refus se conçoit parfaitement. 4. Former un sentiment en soi-même, l'éprouver. Concevoir de l'amitié, de l'amour pour quelqu'un. J'ai conçu pour lui une grande estime. Concevoir du dépit, de l'aversion, de la haine pour quelqu'un. Concevoir de l'espérance. J'en ai conçu du dégoût, du mépris. 5. Loc. Ainsi conçu, formulé, rédigé de cette façon. Il a reçu une dépêche ainsi conçue. Conchoïdal, -ALE (ch se prononce k) adj. (pl. Conchoïdaux, -ales). XVIIIe siècle. Dérivé de conchoïde. 1. Qui a la forme d'une coquille. MINÉR. Une cassure conchoïdale, voir Conchoïde. 2. GÉOM. Qui se rapporte à la conchoïde. Conchoïde(ch se prononce k) adj. XVIIe siècle. Emprunté du grec konkhoeidês, de konkhê, « coquille », et eidos, « forme ». 1. Qui est en forme de coquille. MINÉR. Cassure conchoïde, qui, dans certains minéraux, rappelle les stries concentriques de certains coquillages (on dit aussi Cassure conchoïdale). 2. GÉOM. Courbe conchoïde ou, subst., conchoïde, courbe obtenue en menant d'un point les sécantes à une courbe, et en portant une longueur constante de part et d'autre des intersections. Conchyliculture(ch se prononce k) n. f. XXe siècle. Composé du latin conchylium, « coquillage », et de culture.Élevage de coquillages marins comestibles. Conchylien, -IENNE (ch se prononce k) adj. XIXe siècle. Dérivé savant du latin conchylium, « coquillage », du grec konkhulion, « coquille ».MINÉR. Qui contient des coquilles fossiles. Calcaire conchylien. (On dit plutôt Coquillier.) Conchyliologie(ch se prononce k) n. f. XVIIIe siècle. Composé du latin conchylium, « coquillage », et de -logie.ZOOL. Science qui traite des coquillages et de leurs coquilles. Conchyliologiste(ch se prononce k) n. XVIIIe siècle. Dérivé de conchyliologie.Personne spécialisée en conchyliologie. |