n. m. XVe siècle. Dérivé d'adosser.État de ce qui est adossé. L'adossement d'une maison à un coteau, contre un coteau. Adosserv. tr. XIe siècle. Dérivé de dos. 1. Avec un nom de personne pour complément. Placer, debout ou assis, le dos appuyé. Adosser un enfant contre un mur pour mesurer sa taille. Pron. Il s'était adossé à la porte pour en interdire l'accès. S'adosser contre un arbre. Par anal. Adosser une troupe à une colline. 2. Avec un nom de chose pour complément. Mettre, placer, comme si la partie arrière s'appuyait. Adosser un appentis contre le hangar. L'échoppe était adossée ou, pron., s'adossait à la basilique. Une maison adossée à la montagne. Spécialt. Disposer dos à dos. BX-ARTS. Adosser deux statues. - HÉRALD. Au participe passé, adjt. De gueules à deux lions adossés. Adoubementn. m. XIIe siècle, au sens 2 ; XIIIe siècle, au sens 1. Dérivé d'adouber.MOYEN ÂGE. 1. Cérémonie militaire et religieuse au cours de laquelle on faisait chevalier un jeune noble en lui remettant ses armes. 2. Ensemble des pièces d'habillement qui protégeaient le chevalier. Adouberv. tr. XIe siècle. Probablement de l'ancien bas francique *dubban, « frapper » ; car le futur chevalier recevait lors de l'adoubement la « paumée » ou « collée », fort coup du plat de la main administré par le parrain sur la nuque. 1. MOYEN ÂGE. Armer un chevalier ; l'équiper de ses armes pour la première fois. François Ier fut adoubé par Bayard au soir de Marignan. 2. MARINE. Vieilli. Réparer, raccommoder. Adouber une voile. 3. JEU D'ÉCHECS. Toucher une pièce pour la remettre en place et non pour la jouer en prononçant les mots : J'adoube. Adoucirv. tr. XIIe siècle. Dérivé de doux. 1. Rendre plus doux au goût, aux autres sens. Adoucir un jus de citron avec du sucre. Adoucir une sauce en y ajoutant de la crème. Cette lumière voilée adoucissait les couleurs trop vives. La température s'est adoucie. Adoucir la peau avec une pommade. 2. Rendre moins rude, plus supportable. Adoucir un refus par un sourire. Si quelque chose pouvait adoucir ma peine ! Son caractère s'est adouci avec l'âge. À la fin de l'entretien, il s'est adouci. Adoucir une expression, l'atténuer. Prov. La musique adoucit les mœurs. 3. ARCHIT. Atténuer un angle, une arête vive, par un chanfrein, un cavet, etc. - PEINT. SCULPT. Adoucir les couleurs, les contours, les formes, diminuer ce qu'ils ont de trop marqué. Adoucir les traits d'une figure, les rendre plus délicats, plus aimables. - PHON. Adoucir une consonne, la remplacer par la sonore correspondante. Le « f » final s'adoucit en « v » au féminin : naïf, naïve. - CHIM. Rendre moins dur. Adoucir un acier en diminuant sa teneur en carbone. Adoucir un alliage pour le rendre plus malléable. Adoucir l'eau, en éliminer le calcaire. - TECHN. Débarrasser de ses aspérités. Adoucir une glace, un métal, en les polissant. Adoucissagen. m. XVIIIe siècle, au sens 2. Dérivé du radical du participe présent d'adoucir.TECHN. 1. Polissage d'une glace, d'une pierre de taille, d'un marbre. 2. Traitement destiné à rendre moins vives les couleurs des tissus. Adoucissant, -ANTE adj. XVIIe siècle. Participe présent d'adoucir.Qui adoucit ; que l'on utilise pour l'adoucissement ou pour l'adoucissage. Produits adoucissants pour le lavage des tissus. Substances adoucissantes utilisées en miroiterie. PHARM. Capable de diminuer la douleur ou l'irritation. Élixir adoucissant. Tisane, pommade adoucissante. Subst. Un adoucissant. Adoucissementn. m. XVe siècle. Dérivé du radical du participe présent d'adoucir. 1. Le fait d'adoucir, de s'adoucir ; l'état qui en résulte. L'adoucissement de la température, du climat. L'adoucissement d'une consonne sourde. L'adoucissement d'un alliage, d'un acier, de l'eau. ARCHIT. L'adoucissement d'une arête. 2. Le fait de soulager, de rendre moins pénible. L'adoucissement d'une souffrance. Ce sera un adoucissement à votre peine. Un adoucissement éphémère, durable. Apporter des adoucissements au sort des prisonniers. Adoucisseurn. m. XXe siècle. Dérivé du radical du participe présent d'adoucir.Appareil ou produit servant à rendre l'eau moins dure. Ad patres(es se prononce esse) loc. adv. XVIe siècle. Locution latine formée de ad, « vers, auprès de », et patres, accusatif pluriel de pater, -tris, « père, ancêtre ».Fam. Vers ses ancêtres. Il est allé ad patres, il est mort. Ce traitement l'a envoyé ad patres. |