, -ANTE adj. XIXe siècle. Participe présent d'affrioler.Qui affriole. Une toilette affriolante. Un programme affriolant. Affriolerv. tr. XVIe siècle. Dérivé de l'adjectif du moyen français friolet, « friand, gourmand », dérivé de frire.Fam. 1. Vieilli. Attirer par quelque chose d'appétissant. Ce mets succulent nous affriole. 2. Attirer, séduire par des aspects engageants, alléchants. La pensée de faire ce voyage l'affriolait. Spécialt. Attirer en excitant le désir amoureux. Elle sait affrioler les hommes. Affriqué, -ÉE adj. XVIe siècle, au sens de « frotté, excité par le frottement », attestation isolée ; XIXe siècle, au sens actuel. Participe passé d'affriquer, emprunté du latin affricare, « frotter contre ».PHON. Se dit d'un phonème consonantique dont l'émission commence par une occlusive et se prolonge par une constrictive (ou fricative, c'est-à-dire sans occlusion complète), du même ordre, par exemple, que le phonème initial de l'anglais church ou celui de l'allemand Pferd. Subst. En français, on ne rencontre d'affriquées dentales que dans des mots d'emprunt : « tsigane, djinn, match ». Affrontn. m. XVIe siècle, au sens de « tromperie ». Déverbal d'affronter au sens ancien de « couvrir de honte », d'où « tromper, insulter ». 1. Offense infligée publiquement à une personne, par des paroles ou des actes. Un affront cruel, irréparable, mortel. On lui a fait un affront. Subir, supporter, recevoir, endurer, essuyer un affront. Laver, venger, réparer un affront. La dépêche d'Ems constitua un affront diplomatique. Par affaibl., dans des phrases de courtoisie. Vous me feriez un affront en refusant mon aide. 2. Vieilli. Honte, déshonneur, humiliation. Si vous échouez dans cette entreprise, l'affront vous en restera. Expr. Faire affront à quelqu'un de sa conduite, lui en faire honte. Affrontementn. m. XVIe siècle. Dérivé d'affronter. 1. Action d'affronter ou de s'affronter. L'affrontement de deux armées. Des affrontements ont opposé deux compagnies ennemies. Fig. Un affrontement d'idées. 2. CHIR. Rapprochement bord à bord des lèvres d'une plaie, d'une incision. Affronterv. tr. XIIe siècle, au sens de « abattre en frappant sur le front, assommer ». Dérivé de front. 1. Attaquer de front avec hardiesse, intrépidité. Affronter les ennemis jusque dans leur camp. Pron. Les deux taureaux s'affrontèrent. 2. Entrer en compétition avec quelqu'un. Affronter un adversaire politique. Pron. Ces deux sportifs s'affrontent pour le titre mondial. Par ext. Au cours de la discussion, deux thèses se sont affrontées. 3. Faire face avec hardiesse, s'exposer hardiment à. Affronter la mort, les périls. Vous affronterez la médisance, l'isolement. 4. HÉRALD. NUMISM. Mettre front à front. Affronter deux profils, deux têtes, deux animaux. Deux lions affrontés, qui se regardent. D'azur aux deux lions affrontés d'or. Certaines médailles romaines présentent des têtes affrontées. 5. CHIR. Réunir bord à bord. Affronter les lèvres d'une plaie. Affronteur, -EUSE n. XVIe siècle, au sens 1. Dérivé d'affronter. 1. Vieilli. Personne qui brave et trompe avec impudence. 2. N. m. CHIR. Instrument servant à affronter les lèvres d'une incision, d'une plaie. Affublementn. m. XIIIe siècle, au sens de « vêtement ». Dérivé d'affubler.Tenue vestimentaire bizarre et de mauvais goût. Comment vous reconnaître sous cet affublement ? Fig. Manière de travestir la réalité. L'affublement des faits par la propagande. Affublerv. tr. XIe siècle, au sens de « recouvrir quelqu'un d'un vêtement » ; XVIe siècle, au sens actuel. De l'ancien français afibler, « agrafer », lui-même du latin populaire *affibulare, dérivé de fibula, « boucle, agrafe ».Habiller de façon bizarre, ridicule. Elle avait affublé sa fille de vêtements criards. Elle s'était affublée d'un turban. Fig. Affubler un enfant d'un prénom prétentieux. Être affublé d'un sobriquet. Il s'affuble d'un titre d'emprunt. Affusionn. f. XVIe siècle, au sens de « action de verser ». Emprunté du latin affusio, dérivé de affusum, supin de affundere, « verser sur, contre ».MÉD. Procédé thérapeutique consistant à verser, sur tout ou partie du corps, de l'eau chaude ou froide pour obtenir une action sédative ou stimulante. |