, -ANTE adj. XIXe siècle. Participe présent de confondre.Propre à confondre, à stupéfier. Un exploit confondant. Une ressemblance confondante. Confondrev. tr. (se conjugue comme Attendre). XIIe siècle, au sens de « anéantir un ennemi ». Du latin confundere, « mêler, mélanger », d'où « troubler, rendre confus, détruire » et, en latin chrétien, « humilier, couvrir de confusion ». 1. Réunir des choses différentes de manière qu'il ne soit plus possible de les distinguer. Dans le chaos originel, tous les éléments étaient confondus. Deux fleuves qui confondent leurs eaux. Deux lignes qui finissent par se confondre. À l'horizon, la mer se confondait avec le ciel. Le caméléon se confond avec son milieu. L'obscurité confond tous les objets, les rend indiscernables. Je ne sais plus où j'en suis, toutes mes idées se confondent, tout s'embrouille dans mon esprit. Le peuple délibérait, toutes classes confondues. L'Assemblée a voté le projet toutes tendances confondues. La mort égalise et confond tous les rangs, toutes les conditions. Le peuple conquérant a fini, à la longue, par se confondre avec le peuple vaincu. Son destin se confond avec celui de son pays. 2. Prendre une personne ou une chose pour une autre. On confond sans cesse ces jumeaux. Vous me confondez avec mon frère. Confondre deux noms qui se ressemblent. Ces deux couleurs ne sauraient être confondues. Confondre l'innocent et le coupable, l'innocent avec le coupable. Vous confondez les deux sens de ce mot. Il ne faut pas confondre liberté et licence, démocratie et démagogie. Absolt. Il est possible que je confonde. 3. Déconcerter ; troubler, remplir de stupeur ou de confusion. Je suis confondu par tant d'audace. Une telle insolence a de quoi confondre. Être confondu d'admiration. Cela confond l'imagination, cela dépasse tout ce que l'on peut imaginer. Tant de haine me confond. Vos louanges, vos compliments me confondent. Expr. Se confondre en remerciements, en excuses, les multiplier avec excès. 4. Convaincre d'une faute, réduire au silence. Cette déposition a confondu l'accusé. Voici un argument propre à le confondre. Confondre un menteur, un calomniateur, le démasquer et, par méton., confondre le mensonge, la calomnie. 5. Class. Ruiner, réduire à l'impuissance. Confondre les plans de l'ennemi. Dieu se plaît à confondre les projets des hommes. Confondre l'hérésie. Que le ciel le confonde ! Conformateurn. m. XIXe siècle, mais une attestation isolée au XVIIe siècle. Dérivé de conformer.Appareil servant à prendre la conformation exacte d'une partie du corps. Le conformateur du chapelier, du fabricant de chaussures. TECHN. Appareil servant à maintenir après moulage la forme d'un objet en matière plastique pendant la phase de refroidissement. Conformationn. f. XVIe siècle. Emprunté du latin conformatio, « forme, disposition, arrangement, adaptation ». 1. Forme, structure, disposition d'un corps organisé ou d'une de ses parties. La conformation des Vertébrés. La conformation d'un insecte. La conformation du crâne. Une bonne conformation. Une conformation vicieuse. Par ext. La conformation d'un atoll. La conformation d'un robot. CHIM. Conformation d'une molécule, structure d'une molécule correspondant au type de liaison des atomes qui la composent. 2. TECHN. Opération par laquelle on donne sa forme définitive à un objet en matière plastique moulée. Conformeadj. XIVe siècle. Emprunté du bas latin conformis, « semblable ». 1. Semblable à ; qui correspond à. Un objet conforme au modèle. Cette pièce n'est pas conforme au gabarit. Une livraison non conforme à l'échantillon fourni. Ce chèque m'a été refusé pour signature non conforme à la signature déposée. La copie est conforme à l'original. Spécialt. ADM. Copie conforme, copie certifiée conforme, dont la concordance avec l'original est attestée par l'autorité compétente. Délivrer la copie conforme d'un acte d'état civil. Pour copie conforme, libellé précédent la signature de l'autorité compétente. - MATH. Représentation conforme, qui conserve les angles. - TOPOGRAPHIE. Une représentation conforme du continent européen. 2. Fig. Qui est en accord avec. Mener une vie conforme à ses principes. Avoir une conduite conforme à sa religion. C'est là une attitude bien conforme à son caractère. Vos vues sont tout à fait conformes aux miennes. Conformémentadv. XVIe siècle. Dérivé de conforme.Ne s'emploie que dans la locution prépositive Conformément à, d'une manière conforme à. Vivre conformément à ses moyens, à ses goûts. Agir conformément à la loi. Conformerv. tr. XIIe siècle. Emprunté du latin conformare, « donner une forme », puis, au figuré, « adapter, modeler, façonner ». 1. Rendre conforme à la norme, à une norme. Conformer sa vie à ses principes, à ses idées, à sa croyance. Conformer ses sentiments à ceux de son milieu. 2. Pron. Se conformer à, adapter sa conduite à ; se soumettre à. Je me suis conformé à vos ordres. Il a toujours su se conformer aux circonstances. Se conformer à un délai. Se conformer à l'esprit plutôt qu'à la lettre d'une loi. Se conformer à la volonté de Dieu. 3. TECHN. Donner à un objet sa forme définitive. Conformer un chapeau. Conformer un gobelet en matière plastique. 4. Au participe passé, adjt., en parlant d'un être vivant, de ses membres et de ses organes. Disposé d'une certaine manière. Cet enfant est bien conformé. Avoir les jambes mal conformées. Conformismen. m. XXe siècle. Dérivé de conformiste.Tendance à suivre en toutes circonstances les idées, les modes, les mœurs, le langage du milieu dans lequel on vit, du groupe auquel on appartient. Un cercle fermé où règne un certain conformisme. Le conformisme social, intellectuel. Être d'un conformisme ridicule. Un conformisme rigoureux. Conformisten. et adj. XVIIe siècle. Emprunté de l'anglais conformist, « qui professe la religion officielle », dérivé de conform, « conforme », d'origine française. I. N. 1. Personne qui adopte une conduite conforme à celle qui est en usage dans le milieu où elle vit. 2. HIST. En Angleterre, depuis le XVIIe siècle, personne professant la religion anglicane. II. Adj. Qui se conforme en toutes circonstances aux idées reçues, aux façons de vivre en usage dans son milieu, aux coutumes, aux traditions. Être, ne pas être conformiste. Une attitude conformiste. Avoir reçu une éducation très conformiste. Une morale conformiste. Conformitén. f. XIVe siècle. Emprunté du bas latin conformitas, « ressemblance, imitation ». 1. Qualité de ce qui est conforme à autre chose, identique. Il y a une conformité parfaite entre ces deux objets. La conformité de la copie avec l'original. Un certificat de conformité. Il y avait entre eux une totale conformité de goûts, de sentiments, de vues, de principes. Loc. prép. En conformité avec ou, vieilli, en conformité de, conformément à. Il a agi en conformité avec la loi, en conformité avec les instructions reçues. 2. Litt. Adhésion, soumission à quelque chose. Conformité aux usages établis, aux préceptes de la religion. Conformité à la volonté de Dieu, soumission de sa propre volonté à celle de Dieu. |