, -ENTE adj. XVIe siècle. Emprunté du latin conivens, -entis, participe présent de conivere, « cligner ensemble », puis « fermer les yeux ».BOT. En parlant d'un organe. Qui tend à se rapprocher par le sommet. Anthères, feuilles conniventes. Calice connivent, dont les divisions sont conniventes. Connotationn. f. XVIIe siècle. Emprunté du latin scolastique connotatio, « indication ou signification seconde ». 1. LOGIQUE SCOLASTIQUE. Vieilli. Propriété que possède un terme de désigner, en même temps que l'objet, certains de ses attributs. Par ext. Ensemble des propriétés de l'objet désigné. Syn. de Compréhension, par opposition à Extension ou Dénotation. 2. LINGUIST. Signification seconde qui s'ajoute au sens conceptuel, ou dénotatif, d'un mot. La connotation médiévale des termes « palefroi », « destrier », « haquenée ». Dans ce contexte, « pauvre » et « riche » prennent une connotation morale. (S'oppose à Dénotation.) 3. Par ext., souvent abusivt. Les images, les représentations qu'évoque un mot, une idée. Le terme d'asile d'aliénés a été abandonné en raison de sa fâcheuse connotation. Connoterv. tr. XVIe siècle. Emprunté du latin scolastique connotare, de cum, « avec », et notare, « indiquer ». 1. LOGIQUE. En parlant d'un concept, désigner par connotation. « Homme » connote divers caractères de l'être humain, comme l'intelligence, la conscience. 2. LINGUIST. Indiquer, exprimer par des connotations ; dépasser la signification conceptuelle, ou dénotation, d'un mot, y ajouter un contenu qui dépend du contexte ou de la situation. Les mots « harem », « janissaire », « vizir », « sérail » connotent une certaine image de l'Orient. Connu, -UE adj. et n. XIIIe siècle. Participe passé de connaître. 1. Adj. Célèbre, notoire, illustre. Un acteur très connu. Un monument, un musée assez connu. Un roman, un poème connu. Expr. Un air connu, que l'on connaît bien ou, péj., qui se répète souvent et s'en trouve affaibli. « J'ai du bon tabac... » est un air connu. Fig. Elle avait repris ses jérémiades : air connu. 2. N. m. Le connu, ce que l'esprit peut embrasser par la connaissance et tenir pour assuré. Procéder méthodiquement en allant du connu à l'inconnu. Conoïdal, -ALE adj. (pl. Conoïdaux, -ales). XVIIe siècle. Dérivé de conoïde.Dont la forme rappelle le cône. Mollusques conoïdaux. Conoïden. m. XVIe siècle. Emprunté du grec kônoeidês, de kônos, « cône », et eidos, « forme ».GÉOM. Surface engendrée par une droite parallèle à un plan fixe rencontrant une droite fixe et une courbe fixe appelée Directrice. Le conoïde parabolique. Conquen. f. XIVe siècle. Emprunté du latin concha, du grec konkhê, « coquille, coquillage ». 1. ZOOL. Grande coquille concave de mollusque bivalve. Vénus a souvent été représentée debout sur une conque. Coquille en spirale de certains grands gastéropodes. Une conque marine. Par méton. Mollusque occupant une telle coquille. 2. MUS. Instrument à vent constitué d'une coquille spiralée percée d'un trou. La statuaire antique représente les Tritons soufflant dans des conques. 3. ANAT. Cavité profonde du pavillon de l'oreille, à l'intérieur de laquelle se trouve l'orifice externe du conduit auditif. Conquérant, -ANTE n. XIIe siècle. Participe présent de conquérir.Personne qui, par les armes, s'empare de territoires. Alexandre fut un grand conquérant. La reine Zénobie fut une illustre conquérante. Guillaume le Conquérant. Adjt. Un roi, un peuple conquérant. Les nations conquérantes. Fig. Se présenter, arriver en conquérant, comme quelqu'un qui est sûr de gagner, de vaincre, de séduire. Adjt. Avoir un air conquérant, l'air conquérant, présomptueux et sûr de soi. Iron. Une moustache conquérante. Titre célèbre : Les Conquérants, d'André Malraux (1928). Conquérirv. tr. (se conjugue comme Acquérir). XIIe siècle, conquerre. Du latin populaire *conquaerere, réfection d'après quaerere, « chercher », de conquirere, « chercher de tous côtés, rassembler ». 1. Se rendre maître d'un territoire par les armes. Conquérir une province, un pays. Conquérir de vive force, de haute lutte. Guillaume le Bâtard conquit l'Angleterre. Les villes conquises. Les peuples conquis. Par ext. Conquérir le pouvoir à la pointe de l'épée. Expr. Traiter une province en pays conquis, sans ménagement, en y imposant sa loi. Fig. Se conduire comme en pays conquis, en se croyant tout permis. 2. S'emparer de, gagner, obtenir par d'autres moyens que les armes. Savorgnan de Brazza conquit pacifiquement une partie du Congo. COMMERCE. Conquérir un marché, s'y implanter et y vendre ses produits. 3. Fig. Attirer à soi, séduire. Conquérir l'estime de tous. Conquérir tous les cœurs. Cette actrice a su conquérir le public. Dès ses premières paroles, je me sentis conquis. Elle était conquise par son charme. Conquêten. f. XIIe siècle. Forme féminine substantivée de l'ancien participe conquest, du latin populaire *conquaesitus, participe passé de *conquaerere (voir Conquérir). 1. Le fait de conquérir par la force des armes. Faire la conquête d'une ville, d'une province. Une guerre de conquête. Les conquêtes d'Alexandre, de Napoléon. Par méton. Le territoire conquis. Garder toutes ses conquêtes. Refuser de rendre, d'abandonner ses conquêtes. 2. Le fait de conquérir par d'autres moyens que la force. Une conquête pacifique. La conquête du pouvoir. La conquête de droits nouveaux. La conquête de l'or. La conquête d'un marché international. La conquête de l'espace, le fait de le rendre accessible à l'homme. Par méton. Ce qui est conquis. Le cheval est la plus noble conquête de l'homme. Les conquêtes de la science, de la médecine, les progrès réalisés grâce à leurs découvertes. Les conquêtes sociales. 3. Le fait de séduire, de gagner la sympathie, l'amitié, l'amour. Faire la conquête des spectateurs, du public et, par méton., de la salle. Dans le langage amoureux. Les conquêtes de Don Juan, de Lovelace. Aller de conquête en conquête, multiplier les conquêtes. Par méton. La personne que l'on s'est attachée. Elle a été une de ses nombreuses conquêtes. S'afficher avec sa dernière conquête. |