n. f. XIIe siècle, consonancie. Emprunté du latin consonantia, dérivé de consonans (voir Consonant). 1. MUS. Accord de deux ou plusieurs sons émis simultanément ou, parfois, successivement, et dont l'union plaît à l'oreille, par opposition à Dissonance. Selon l'harmonie classique, l'unisson, la quarte, la quinte et l'octave sont des consonances parfaites, la tierce et la sixte des consonances imparfaites. 2. RHÉTOR. Ressemblance ou identité de sons dans la terminaison des mots. Les rimes sont des consonances d'une ou de plusieurs syllabes. Une consonance agréable, déplaisante. 3. Par ext. Suite de sons ; sonorité d'un mot. Une langue aux consonances chantantes, harmonieuses, aux consonances gutturales. Un nom de consonance française, de consonance étrangère. Consonant, -ANTE adj. XIIe siècle. Emprunté du latin consonans, participe présent de consonare, « rendre un son concordant », « se terminer par un même son ». 1. MUS. Qui produit une consonance. Intervalle consonant. Qui est formé par des consonances. Accord consonant. 2. RHÉTOR. En parlant de mots. Qui ont une terminaison identique. Mots consonants et, par ext., terminaisons consonantes.
Consonantiqueadj. XXe siècle. Dérivé de consonne, avec l'orthographe de consonance.PHON. Relatif aux consonnes ; qui est formé d'une ou de plusieurs consonnes. Le système consonantique d'une langue. Un infixe consonantique. Une désinence consonantique.
Consonantismen. m. XIXe siècle. Dérivé de consonne, avec l'orthographe de consonance.PHON. Système des consonnes d'une langue, par opposition à Vocalisme. Le consonantisme du français, de l'anglais, de l'espagnol.
Consonnen. f. XVIe siècle. Emprunté du latin consona littera, « qui sonne avec la voyelle », « dont le son se joint à celui de la voyelle ». 1. PHON. Phonème produit par une obstruction totale ou partielle du conduit vocal. Les consonnes s'énoncent le plus souvent en combinaison avec une ou plusieurs voyelles. Consonne sonore, sourde. Consonne occlusive, constrictive. Consonne labiale, dentale, palatale, vélaire. Consonne fricative, vibrante, liquide. Semi-consonne, phonème intermédiaire, par son articulation, entre la consonne et la voyelle (on dit aussi Semi-voyelle). - PROS. Consonne d'appui, voir Appui. 2. Se dit des lettres qui, seules ou en association avec d'autres, servent à noter les phonèmes appelés Consonnes. L'alphabet français comporte six voyelles et vingt consonnes. Consonnes géminées ou consonnes doubles, consonnes identiques, qui se suivent à l'intérieur d'un mot.
Consortadj. m. et n. m. XIVe siècle. Emprunté du latin consors, consortis, « qui possède conjointement quelque chose avec quelqu'un ». Au sens 1, emprunté de l'anglais consort, de même origine. 1. Adj. m. Qui partage le sort de. Ne s'emploie plus que pour désigner, au Royaume-Uni et dans d'autres pays, le prince qui est l'époux d'une reine sans être roi lui-même. Le prince consort. 2. N. m. pl. DROIT. Plaideurs ayant un intérêt commun dans un procès. On a condamné solidairement le défendeur et ses consorts. Par ext. Fam. et péj. Ceux qui sont liés à un chef de parti, de cabale. Untel et consorts.
Consortium(tium se prononce siome) n. m. XIXe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire de l'anglais, du latin consortium, « communauté, société ».ÉCON. Groupement d'entreprises juridiquement indépendantes, constitué en vue d'opérations et d'objectifs économiques communs. Le consortium du nickel, du cuivre. Des consortiums industriels. Un consortium bancaire.
Consouden. f. XIIe siècle, consoldre. Du latin consolida, « qui consolide », de consolidare, « affermir », en raison des vertus astringentes de la plante ainsi nommée.BOT. Plante herbacée de la famille des Borraginacées, vivant dans les lieux humides. La grande consoude est utilisée en médecine pour ses propriétés astringentes, hémostatiques et cicatrisantes.
Conspirateur, -TRICE n. XIVe siècle. Dérivé de conspirer.Personne qui participe à une conspiration. Une réunion de conspirateurs. On a arrêté un des conspirateurs. Prendre des airs de conspirateur.
Conspirationn. f. XIIe siècle. Emprunté du latin conspiratio, « accord, complot ». 1. Entente secrète entre plusieurs personnes en vue de renverser le pouvoir établi. Ourdir, tramer, machiner, monter, former une conspiration. Découvrir une conspiration. Il est le chef, l'auteur, l'âme de la conspiration. La Conspiration des poudres, en Angleterre, sous Jacques Ier. La Conspiration de Cellamare, sous la Régence. 2. Par ext. Toute entente secrète dirigée contre quelqu'un. Il y a une conspiration contre vous. Se croire victime d'une conspiration. Iron. Tout le monde refuse mon offre ! C'est une véritable conspiration ! (On dit aussi Complot.) Expr. Conspiration du silence, refus unanime de parler. Au cours de l'enquête, la police s'est heurtée à la conspiration du silence.
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