n. f. XIIe siècle. Dérivé de l'ancien français coste, « côte ».THÉÂTRE. Rainure pratiquée dans le plancher d'un théâtre pour le passage des portants, des décors. Costumen. m. XVIIe siècle. Emprunté de l'italien costume, « coutume », de même origine que le français coutume. 1. Manière de se vêtir conforme à la coutume, à la tradition d'une époque ou d'un pays, à l'usage d'un métier. Le costume grec, latin. Les costumes régionaux. Un costume de cour du XVIIe siècle. Le musée du Costume. 2. Spécialt. Habillement d'apparat, vêtement de cérémonie de certains corps constitués. Un costume d'académicien, d'ambassadeur, de préfet. Un président de tribunal en costume. 3. SPECTACLES. Vêtement porté par les acteurs au cours d'une représentation, d'une prise de vue. Un costume de scène. Un costume d'empereur romain. Un costume de page, de mousquetaire. Une pièce jouée en costumes d'époque. Un film historique en costumes. 4. Déguisement, travesti que l'on porte dans un bal, une matinée costumée, ou dans une mascarade. Un costume d'Arlequin, de Pierrot, de Colombine. Un costume de carnaval. 5. Vêtement de ville masculin, comportant veston, pantalon et, souvent, gilet d'un même tissu. Un costume deux pièces, trois pièces. Un costume de confection, sur mesure. Un costume à la mode. Ce costume lui va bien. Se faire faire un costume. Vêtement féminin. Un costume tailleur (vieilli) ou, ellipt., un tailleur, composé d'une veste de ligne généralement sobre et d'une jupe. 6. Expr. En costume d'Adam, d'Ève, sans aucun vêtement. Costumé, -ÉE adj. XVIIIe siècle. Participe passé de costumer. 1. Qui porte un déguisement. Un acteur costumé en général d'Empire. Une invitée costumée en Carmen. 2. Où l'on porte un déguisement. Un bal costumé. Pendant les fêtes du carnaval, un défilé costumé traverse la ville. Costumerv. tr. XVIIIe siècle. Dérivé de costume.Revêtir d'un déguisement, d'un travesti. Pour ce bal d'enfants, elle costumera sa fille en bergère. Pron. Se costumer pour la Mi-Carême. Costumier, -IÈRE n. XVIIIe siècle. Dérivé de costume. 1. Personne qui fait, vend ou loue des costumes de théâtre, de bal, de cérémonie, etc. Louer un habit d'Arlequin chez un costumier. 2. SPECTACLES. Personne qui a la garde des costumes de scène et les adapte aux acteurs. Elle fut longtemps costumière à la Comédie-Française. Cotangenten. f. XVIIIe siècle. Dérivé de tangente.TRIGONOMÉTRIE. Tangente du complément d'un angle (abréviation : cotg). La cotangente de l'angle de 30 degrés est la tangente de l'angle de 60 degrés. Cotationn. f. XVIe siècle, quottation, « annotation, remarque ». Dérivé de coter.BOURSE. Action de coter une valeur, un titre ; résultat de cette action. La cotation des valeurs à la Bourse de Paris. Admettre une valeur en cotation. Figurer à la cotation. Coten. f. XIVe siècle, quote. Emprunté du latin médiéval quota (pars), « part due par chaque contribuable », du latin classique quotus, -a, -um, « en quel nombre ». I. DROIT FISCAL. Quote-part. Cote d'impôt, part que chaque contribuable doit acquitter. Cote mobilière. Cote foncière. Expr. Une cote mal taillée, un compte arrêté sans rigueur et, fig., un compromis qui ne donne pleine satisfaction à personne. Régler un différend par une cote mal taillée. II. Moyen de repérer ; indication précise d'un lieu, d'un niveau, d'une dimension, d'un classement, d'une valeur, d'une appréciation. 1. GÉOM. Chiffre précisant l'élévation d'un point par rapport à un plan de référence. La cote du point A, du point B. 2. TOPOGRAPHIE. Altitude d'un lieu calculée par rapport au niveau de la mer. Une cote de niveau. La Seine au pont de la Concorde est à la cote 26, à vingt-six mètres au-dessus du niveau de la mer. Ce village est à la cote 851. Par méton. Le point géographique défini par cette cote. Nos troupes ont repris à l'ennemi la cote 304. 3. HYDROGR. Indication du niveau atteint par les eaux d'une rivière. Cote d'étiage. Cote de crue. Les services hydrographiques enregistrent les cotes à chaque crue. Cote d'alerte, niveau des eaux au-delà duquel commence une inondation et, fig., point critique. Le chômage a dépassé la cote d'alerte. 4. ARCHIT. Indication chiffrée d'une dimension. Les cotes d'une pièce, d'un appartement. Les cotes portées sur le plan par l'architecte, le géomètre. Un croquis sans cotes. Par anal. Les cotes d'encombrement d'une caisse, d'une voiture, d'un camion, ses dimensions extérieures. 5. DOCUMENTATION. Chacune des indications alphabétiques et numériques qui permettent de classer les pièces d'un dossier, d'un inventaire, les livres d'une bibliothèque, etc. Ces pièces sont sous la cote A, sous la cote B. 6. FINANCES. Cours officiel d'une valeur négociée en Bourse. Par méton. Tableau indicateur de ce cours. Valeurs admises à la cote. Par ext. Cours de certaines marchandises. La cote des voitures d'occasion. Par anal. La cote de la peinture impressionniste ou, par méton., la cote des peintres impressionnistes. 7. COURSES HIPPIQUES. La cote d'un cheval, l'estimation de ses chances. La cote de ce cheval est à 20 contre 1, les parieurs qui l'ont joué gagnant toucheront vingt fois leur mise s'il arrive premier. 8. Fam. Appréciation favorable. Spécialt. Appréciation que l'opinion publique porte sur tel ou tel homme politique. Selon les derniers sondages, sa cote est en hausse. La cote de popularité d'un homme politique. Expr. Cote d'amour, faveur fondée sur d'autres critères que les connaissances ou les compétences strictement professionnelles. Loc. Avoir la cote, être bien vu, être estimé. Cet employé a la cote. Côten. f. XIIe siècle, coste. Du latin classique costa, « côte », puis « flanc, côté, partie en relief d'un objet », et, en bas latin, « rivage de la mer ». I. ANAT. 1. Chez les Vertébrés, chacun des os allongés et plats allant des vertèbres dorsales au sternum et formant la cage thoracique. L'homme a douze paires de côtes. Vraies côtes, qui, dans le squelette des Tétrapodes, rejoignent directement le sternum. Fausses côtes, qui rejoignent le sternum par l'intermédiaire de cartilages. Côtes flottantes, qui ne sont reliées qu'aux vertèbres dorsales. Se luxer, se fracturer, se casser une côte. Les côtes d'un cheval, d'une baleine. Spécialt. Par référence à la Bible. La côte d'Adam, la côte de laquelle Dieu tira Ève. Nous sommes tous issus de la côte d'Adam, nous avons tous la même origine. BOUCHERIE. CUIS. Pièce de viande attachée à une côte. Une côte de bœuf, de porc, de veau. Une côte d'agneau prise dans le filet ou, ellipt., une côte dans le filet. Un plat de côte. Expr. fig. et fam. On lui compterait les côtes, il est très maigre. Se tenir les côtes de rire, rire à en perdre le souffle. Il a les côtes en long, il est très paresseux. Caresser, chatouiller, rompre les côtes à quelqu'un, le battre, le rosser. Loc. adv. Côte à côte, à côté l'un de l'autre. Ils marchaient côte à côte. Par anal. Leurs maisons sont situées côte à côte. 2. Par anal. BOT. Chacune des divisions saillantes qui partagent la tige ou l'écorce de certains fruits. Les côtes d'un melon, d'une citrouille, d'un potiron. La nervure centrale d'une feuille, le prolongement du pétiole. Les insectes ont si bien rongé cette feuille qu'il n'en reste plus que la côte. Des côtes de bettes. - MARINE. Les côtes d'un bâtiment, d'un navire, les membrures courbées de sa carène, pièces jointes à la quille et qui montent jusqu'au plat-bord. - ARCHIT. Saillie courbe qui orne la surface concave d'une voûte ou la surface convexe d'un dôme. Les côtes d'une coupole. Chacun des listels qui séparent les cannelures. Les côtes d'une colonne. - TEXTILE. Lignes saillantes et parallèles à la surface d'un tissu. Du velours à côtes. Un tricot à côtes. Tricoter au point de côtes. II. GÉOGR. 1. Ligne de hauteurs formée d'un côté par un terrain en pente raide, de l'autre par un plateau doucement incliné. Les côtes de Meuse, de Moselle. La Côte d'Or a donné son nom à un département. Spécialt. Le versant qui descend vers la vallée et qui est propice à la culture de la vigne. Les côtes du Rhône. Par méton. Les vins que l'on y récolte. Un côtes-du-rhône. Par ext. Dénivellation, pente. Une côte abrupte, douce, escarpée. Une côte à fort pourcentage, à faible pourcentage. Une côte à quatre pour cent, à huit pour cent. Habiter à mi-côte, au sommet d'une côte. Ce col comporte des côtes très rudes. Les cyclistes grimpaient la côte. Course de côte, épreuve de vitesse sur des portions de route à forte dénivellation. 2. Rivage, partie de terre qui borde la mer. Une côte basse, sablonneuse, rocheuse, découpée. La côte anglaise, la côte atlantique. Les côtes de la Bretagne. La Côte d'Azur ou, ellipt., la Côte, le littoral méditerranéen entre Cannes et Menton. La Côte d'Argent, d'Émeraude, de Jade, d'Opale. La Côte Vermeille. ADM. POLIT. Le département des Côtes-d'Armor. La République de Côte-d'Ivoire. - MARINE. Expr. Aller à la côte, faire côte, faire naufrage à proximité de la terre, s'échouer. Le navire fit côte avant de pouvoir virer de bord. Fig. et fam. Être à la côte, être perdu et, spécialt., être ruiné. Par ext. La partie de la mer qui longe la terre, borde le littoral, par opposition au large. Une côte semée de bancs de sable, hérissée d'écueils. Une côte dangereuse. HIST. Les Frères de la Côte, bande de flibustiers qui sévissaient au XVIIIe siècle dans la mer des Caraïbes. Coté, -ÉE adj. XVIIIe siècle. Participe passé de coter.Qui a une bonne cote. Un artiste, un écrivain coté. Un avocat très coté, de bon renom. |