n. f. XIVe siècle. Dérivé de couche.Lit étroit, escamotable ou non. Une couchette de wagon-lit, de bateau, de caravane. Des couchettes superposées. Réserver, louer une couchette dans un train. Coucheur, -EUSE n. XVIe siècle. Dérivé de coucher.Vieilli. Personne qui partage le lit d'une autre. Auj. Seulement dans l'expr. fig. et fam. Un mauvais coucheur (rarement, une mauvaise coucheuse), personne d'humeur difficile, querelleuse, chicanière. Couchisn. m. XVIIe siècle. Dérivé de coucher. 1. TRAV. PUBL. Lit de sable et de terre disposé pour recevoir un pavage. 2. BÂT. Assemblage de pièces de bois posées sur les formes d'un cintre, pour supporter la voûte durant la construction, ou sur le sol d'une pièce, pour supporter le plancher. Couchitiqueadj. XIXe siècle. Dérivé du nom de la contrée située au sud-est du Nil et nommée Kush dans la Bible.Se dit des langues parlées en Éthiopie, en Somalie, au sud-est du Soudan et au nord-ouest du Kenya. Les parlers couchitiques. Couci-couçaou, vieilli, COUCI-COUCI loc. adv. XVIIe siècle. Emprunté de l'italien cosi cosi, proprement « ainsi ainsi », « à peu près ».Fam. À peu près, plus ou moins, ni bien ni mal. « Comment allez-vous ? - Couci-couça. » En ce moment, les affaires vont couci-couça. Mon travail avance couci-couça. (On dit aussi Comme ci comme ça.) Coucoun. m. XIe siècle, cucu ; XVe siècle, coqu ; XVIe siècle, en botanique. Du latin classique cuculus, « oiseau grimpeur ». 1. Oiseau grimpeur et insectivore, au plumage cendré rayé de noir. J'ai entendu le coucou chanter. Le coucou ne fait pas de nid et dépose ses œufs dans celui d'autres oiseaux. Expr. fam. Être maigre comme un coucou, très maigre. HORLOGERIE. Pendule à coucou ou, par méton., coucou, pendule à poids qui, au lieu de sonner les heures, les marque par l'apparition d'un oiseau mécanique imitant le cri du coucou. Les coucous suisses. 2. Interjection dont usent les enfants lorsqu'ils jouent à cache-cache, pour signaler leur présence. Fam. Interjection par laquelle on s'annonce, lorsqu'on arrive inopinément. « Coucou ! me voici ! » 3. BOT. Nom usuel de la primevère officinale et du narcisse des bois à fleurs jaunes, appelés aussi jonquille. Les coucous fleurissent au printemps. 4. Anciennt. Voiture publique à deux roues qui transportait les Parisiens aux environs de la capitale. Par ext. Argot militaire. Avion, généralement d'un modèle ancien. Un vieux coucou. Par anal. Pop. et vieilli. Voiture automobile fort usagée. Il s'est acheté un vieux coucou. Coucoumellen. f. XIXe siècle. Emprunté du provençal coucoumela, du bas latin cucumella, diminutif de cucuma, « marmite ».Nom usuel de l'amanite vaginée ovoïde, ou oronge blanche, appelée aussi grisette. Couden. m. XIIe siècle, cute, « coudée ». Du latin classique cubitus, « pliure du bras ; courbure ; mesure de longueur ». 1. Articulation du bras avec l'avant-bras ; partie extérieure du bras correspondant à cette articulation. Le coude rattache le radius et le cubitus à l'humérus. Se fracturer, se luxer, se démettre le coude. Les Romains mangeaient couchés et appuyés sur le coude. Mettre les coudes sur la table. Donner un coup de coude. Pousser quelqu'un du coude, pour attirer discrètement son attention. Courir les coudes au corps, comme un soldat au pas de gymnastique. Expr. Coude à coude, au coude à coude, très près l'un de l'autre et, fig., dans une entente étroite. Marcher coude à coude. Les deux concurrents sont au coude à coude. Nous avons lutté au coude à coude. Subst. Un coude à coude fraternel, chaleureux. Jouer des coudes, se frayer un chemin à coups de coudes et, fig., essayer d'écarter ses concurrents par tous les moyens. Fig. Se tenir, se serrer les coudes, agir avec une parfaite solidarité, aux côtés les uns des autres, s'épauler dans des circonstances difficiles. Mettre, garder un dossier sous le coude, le tenir délibérément en attente. Ce projet, pour l'instant, est mis sous le coude. Pop. Lever le coude, boire, s'enivrer. Il aime assez lever le coude. Huile de coude, énergie, effort musculaire. Il ne se mouche pas du coude, il est d'une grande prétention. Se mettre, se fourrer le doigt dans l'œil jusqu'au coude, se tromper totalement. 2. Dans un vêtement, partie de la manche qui couvre le coude. Ce veston a les coudes lustrés, percés. Pour protéger les coudes de sa veste, il les avait renforcés avec de la basane. 3. Par anal. Angle saillant, brusque changement de direction. À cette hauteur, la route fait un coude. Au pied de la colline, la rivière formait un coude. Les dépôts s'accumulent dans les coudes de la tuyauterie. Coudé, -ÉE adj. XVIIe siècle. Participe passé de couder.TECHN. Qui a la forme d'un coude. Une canalisation coudée. Une clef coudée. Un levier, un outil coudé. Coudén. m. XXe siècle. Emploi substantivé de l'adjectif coudé.ASTRON. Dispositif permettant de renvoyer, dans une direction fixe, le faisceau lumineux reçu sur une lunette ou sur un télescope mobile. Le grand coudé de l'observatoire de Paris. |