n. f. XIIe siècle, cotee. Dérivé de coude. 1. MESURES. Ancienne mesure de longueur, variable selon les régions et les époques, et censée représenter la distance allant du coude à l'extrémité du médius. Dans l'ancienne Égypte, la coudée royale valait 0,525 m de notre système métrique. Chez les Grecs et chez les Romains, la coudée valait environ 0,450 m ; chez les Arabes, elle mesurait de 0,444 m à 0,592 m. Auj. Seulement dans l'expression figurée De cent coudées, de loin, de beaucoup. Il est de cent coudées supérieur à son concurrent. 2. Espace nécessaire pour que les coudes jouent librement. Seulement dans l'expression figurée Avoir les coudées franches, disposer d'une entière liberté d'action, n'être contraint par rien ni par personne. Il n'est plus en tutelle, il a maintenant les coudées franches. Cou-de-piedn. m. (pl. Cous-de-pied). XIIe siècle, col du pied.ANAT. Région intermédiaire entre la jambe et le pied, correspondant aux articulations de la cheville. Spécialt. Partie antérieure et supérieure du pied. Avoir le cou-de-pied cambré. Couderv. tr. XVe siècle. Dérivé de coude.Plier en forme de coude. Couder une barre de fer. Couder une branche de vigne. Coudoiementn. m. XIXe siècle. Dérivé de coudoyer.Le fait de coudoyer, de côtoyer. Le coudoiement de la foule sur les boulevards. Coudoyerv. tr. (se conjugue comme Broyer). XVIe siècle. Dérivé de coude. 1. Heurter ou frôler du coude. Coudoyer ses voisins dans l'autobus, dans le métro. Pron. Nous étions si serrés à table qu'il était impossible de ne pas se coudoyer. 2. Être souvent en contact avec quelqu'un, l'approcher fréquemment, sans être son intime. Il a coudoyé les grands de ce monde. Fig. Coudoyer la fortune, la faillite, la gloire. Pron. La misère et le luxe se coudoient dans ce pays. Coudraien. f. XIIe siècle, coldraie. Dérivé du radical du nom coudre (voir Coudrier).ARBOR. Terrain planté de coudriers, de noisetiers (on dit aussi Coudrette). Coudrev. tr. (je couds, il coud, nous cousons ; je cousais, nous cousions ; je cousis ; je coudrai ; je coudrais ; couds, cousons ; que je couse ; que je cousisse ; cousant ; cousu). XIIe siècle, coldre. Du latin populaire *cosere, réfection du latin classique consuere, « coudre avec ». 1. Assembler, fixer au moyen d'un fil. Coudre un vêtement. Coudre des boutons à un pardessus, une pièce à un pantalon. Coudre l'empeigne d'une chaussure. Cousez-moi cela solidement. Cela doit être cousu avec du gros fil, de la soie. Des sacs cousus à la main et, fam., cousus main. Fig. et fam. Subst. C'est du cousu main, c'est un travail soigné, solide, de qualité. Absolt. Elle a passé sa journée à coudre. Coudre à grands points, à points rabattus. Coudre à l'aiguille. Le cordonnier coud à l'aide du poinçon et de l'alêne. Coudre à la main, à la machine. Dé à coudre. Une machine à coudre électrique. Spécialt. RELIURE. Coudre ensemble des cahiers pour en faire un volume. - CHIR. Coudre les lèvres d'une plaie, en réunir les bords au moyen d'une suture pour hâter la cicatrisation. 2. Expr. fig. Être tout cousu d'or, très riche. Fam. Garder bouche cousue, se taire, ne rien révéler. Vous ferez ce que vous voudrez, mais surtout bouche cousue ! Des ruses, des malices cousues de fil blanc, trop évidentes. Une intrigue cousue de grosses cordes, dont les intentions sont mal dissimulées. Coudretten. f. XIIe siècle. Dérivé du radical du nom coudre (voir Coudrier).Syn. de Coudraie. Coudriern. m. XIIe siècle ; coudre, du latin populaire *colurus, réfection du latin classique corylus.Arbre ou arbuste de la famille des Bétulacées, dont l'espèce la plus connue est le noisetier. Baguette de coudrier, utilisée par les sourciers. Couenne(se prononce couane) n. f. XIIIe siècle, au sens de « peau de crocodile ». Du latin populaire *cutinna, altération de *cutina, dérivé de cutis, « peau ». 1. La peau du porc échaudée, flambée et raclée. De la couenne de lard. Graisser la lame d'une scie avec de la couenne. La couenne est employée en charcuterie pour la confection des gelées. Par anal. La peau des Cétacés. 2. PATHOL. Altération de la peau de l'homme, qui lui donne l'aspect de la peau de porc. Spécialt. Dans l'angine diphtérique, fausse membrane qui se forme à l'intérieur de la gorge. |