v. intr. (se conjugue comme Jeter). XVIe siècle. Dérivé de craquer.Craquer souvent et avec de petits bruits. Le sel craquette quand on le jette dans le feu. Spécialt. En parlant de la cigogne, de la grue, faire entendre un bruit en claquant du bec (on dit aussi Claqueter ou Craquer). Craqueurn. m. XVIIe siècle. Dérivé de craquer II.INDUSTRIE PÉTROLIÈRE. Installation destinée au craquage des hydrocarbures. Crasen. f. XVIIe siècle. Emprunté du grec krasis, « mélange, alliage ». 1. PHON. GRECQ. Combinaison de la voyelle ou diphtongue finale d'un mot avec la voyelle ou diphtongue initiale du mot suivant. 2. Par anal. PHON. FRANÇAISE. Contraction de deux voyelles en hiatus interne. C'est par crase que les mots d'ancien français « eage », « baailler » sont devenus « âge », « bâiller ». 3. MÉD. Vieilli. Crase sanguine, constitution du sang et ensemble de ses propriétés relativement à l'hémostase et à la coagulation. Crasseadj. f. et n. f. XIIe siècle, comme adjectif. Forme féminine de l'adjectif cras, du latin crassus, « épais, gras, grossier ». I. Adj. f. Vieilli. Épais, gras. Matière crasse. Humeur crasse et visqueuse. Auj. Fig., fam. et péj. Une ignorance crasse, grossière et inexcusable. Une paresse crasse, absolue et constante. Une avarice crasse, foncière et sordide. II. N. f. 1. Saleté qui se dépose sur la peau, dans le poil de l'homme ou de l'animal. Avoir le visage couvert de crasse. Par ext. Du linge, des torchons pleins de crasse. Un vêtement luisant de crasse. Un carrelage incrusté de crasse. Nettoyer la crasse d'un tableau. Fam. Vivre dans la crasse, rester dans sa crasse. Spécialt. Brouillard épais, crachin gras. 2. MÉTALL. Souvent au pluriel. Résidu se détachant d'un métal qu'on frappe à coups de marteau. Scorie d'un métal en fusion. Les crasses forment le crassier. 3. Vieilli. Fig., fam. et péj. Naissance basse, condition sordide. Être né dans la crasse. C'est un homme sorti de la crasse. Tirer quelqu'un de la crasse. 4. Expr. fig. et pop. Faire une crasse à quelqu'un, user envers lui d'un mauvais procédé. Crasseux, -EUSE adj. XVIe siècle. Dérivé de crasse.Couvert de crasse ; d'une saleté repoussante. Visage crasseux, mains crasseuses. Avoir la barbe crasseuse, les cheveux crasseux. Il porte du linge crasseux, une veste crasseuse. Il est crasseux. Par ext. Un escalier, un corridor crasseux. Il habite un hôtel crasseux, un quartier crasseux. Subst. Fig., fam. et vieilli. Personne d'une avarice sordide. Il vit en crasseux. Crassicauleadj. XIXe siècle. Composé savant du latin crassus, « épais », et caulis, « tige de plante ».BOT. Dont la tige est épaisse et charnue. Les plantes grasses de la famille des Cactacées et des Crassulacées sont toujours crassicaules. Crassiern. m. XVIIIe siècle. Dérivé de crasse.MÉTALL. Amoncellement de déchets, scories et résidus divers provenant des hauts-fourneaux. - MINES. Syn. de Terril. Crassilingueadj. XIXe siècle. Composé savant du latin crassus, « épais », et lingua, « langue ».ZOOL. Se dit de certains reptiles dont la langue est épaisse et charnue. Le basilic, l'iguane sont crassilingues. Crassulacéesn. f. pl. XVIIIe siècle. Dérivé du latin médiéval crassula (voir Crassule).BOT. Famille de plantes vivaces à feuilles charnues et cireuses, qui poussent dans les lieux arides, sur les pierres, les murs, etc., et qu'on appelle aussi Plantes grasses. Les Crassulacées comptent environ cinq cents espèces. Au sing. La joubarbe est une crassulacée. Adjt. Plante crassulacée. Crassulen. f. XIVe siècle. Emprunté du latin médiéval crassula, dérivé de crassus, « épais, gras ».BOT. Plante grasse herbacée ornementale, à fleurs rouges, appartenant à la famille des Crassulacées. |