n. f. XVIe siècle. Dérivé savant de criminel. 1. DROIT. Caractère de ce qui est criminel. Contester la criminalité d'un acte. 2. L'ensemble des actes criminels commis dans un lieu et dans un temps déterminés. La criminalité en milieu urbain. Les statistiques de la criminalité. Prendre des mesures pour faire reculer la criminalité. Criminel, -ELLE adj. XIe siècle, au sens de « impie ». Emprunté du bas latin juridique criminalis. 1. Qui a commis un ou plusieurs crimes. Se rendre criminel. Par méton. Une main criminelle. Par ext. Une âme criminelle, une personne capable de concevoir, de commettre un crime, des crimes. Subst. Un grand criminel. Un criminel de droit commun. Un criminel de guerre. Interroger, juger un criminel. Condamner, punir, exécuter un criminel. 2. Dont la fin et les moyens relèvent du crime. Un dessein criminel. Un incendie d'origine criminelle. Une action, une pensée, une passion criminelle. Des désirs criminels. 3. Blâmable, condamnable. Un attachement criminel. Je trouve criminel d'abattre d'aussi beaux arbres. Il est criminel de parler de la sorte. Mettre en scène Molière de cette façon est criminel ou, subst., d'un criminel. 4. DROIT PÉNAL. Relatif à la législation et à la procédure qui concernent les personnes accusées de crime. Code d'instruction criminelle (anciennt.), aujourd'hui appelé Code de procédure pénale. Procès criminel. Tribunal criminel. Affaire criminelle. En matière criminelle. Intenter une action criminelle. Les affaires criminelles relèvent en général de la cour d'assises. La police, la brigade criminelle ou, ellipt. et fam., la criminelle. Spécialt. Subst. Le criminel, tout ce qui relève de la juridiction criminelle. Le petit et le grand criminel. Surtout dans l'expression Au criminel. Procéder au criminel. Le tribunal siégeant au criminel. Poursuivre quelqu'un au criminel. Criminellementadv. XIIIe siècle. Dérivé de criminel.D'une manière criminelle. Agir criminellement. DROIT PÉNAL. Vieilli. Au criminel. Poursuivre quelqu'un criminellement. Criminologien. f. XIXe siècle. Composé du latin crimen, criminis, « crime », et du grec logos, « science », « discours ».Science ayant pour objet d'étudier le crime, ses causes, ses manifestations et les moyens propres à le prévenir. Criminologisteou CRIMINOLOGUE n. XIXe siècle. Dérivé de criminologie.Spécialiste de la criminologie. Crinn. m. XIe siècle, au sens de « cheveu ». Du latin crinem, accusatif de crinis, « cheveu, chevelure », puis « crin ». 1. Poil long et rude qui pousse au cou, à la queue et aux extrémités inférieures des membres de certains animaux et spécialement des chevaux. Saisir un cheval par les crins. Faire les crins à un cheval, lui couper avec des ciseaux les crins du paturon et du boulet. Singulier à sens collectif. Le crin, l'ensemble des crins, la crinière. Tresser, peigner, couper le crin d'un cheval. Ce cheval a le crin long. Par ext. L'ensemble du poil d'un animal. Le crin blanc, noir d'un cheval. Expr. Cheval à tous crins, auquel on laisse pousser librement les crins. Fig. et fam. À tous crins ou à tout crin, énergique et entier. Il fut un romantique à tous crins, un romantique passionné et intransigeant. 2. Ces mêmes poils, employés à divers usages, notamment pour le rembourrage. Oreiller de crin. Rembourrer un matelas avec du crin. Un gant de crin. Un crin d'archet. Du crin animal. Tissu de crin ou, ellipt., crin, tissu d'ameublement très solide, généralement noir. Par anal. Crin végétal, fibre de certains végétaux, traitée pour remplacer le crin animal en matelasserie. Crin artificiel, utilisé notamment en chirurgie ou pour la pêche. Expr. fig. et fam. Être comme un crin, se hérisser à la moindre contrariété. Être d'une humeur de crin, être très irrité. Crincrinn. m. XVIIe siècle. Redoublement de crin avec influence onomatopéique.Fam. Mauvais violon aux sons aigrelets. On dansa toute la nuit au son d'un crincrin. Par méton. Son désagréable produit par un tel instrument. Criniern. m. XVIIe siècle. Dérivé de crin.Ouvrier qui travaille, qui apprête le crin. Crinièren. f. XVIe siècle. Dérivé de crin. 1. L'ensemble des crins qui garnissent l'encolure de certains animaux. Un lion à la crinière hérissée. Ce pur-sang a une belle, une longue crinière. Se cramponner à la crinière d'un cheval emballé. Le cheval encensait en secouant sa crinière. 2. Panache de crins qui ornait le cimier du casque des dragons, des cuirassiers, et flottait sur la nuque. De nos jours, les gardes républicains à cheval portent une crinière. 3. Par anal. Chevelure abondante et en désordre. Une blanche crinière. Crinoïdesn. m. pl. XIXe siècle. Emprunté du grec krinoeidês, « qui ressemble à un lis », de krinon, « lis », et eidos, « forme ».ZOOL. Classe d'Échinodermes marins munis de cirres. Les lis de mer font partie des Crinoïdes. Beaucoup de crinoïdes sont fixés à leur support par un pédoncule. Au sing. Un crinoïde. Adjt. Échinoderme crinoïde. |