, -IÈRE adj. XIIIe siècle. Dérivé de crouler I.Vieilli. Dont le fond est mouvant. Des prés crouliers. Une terre croulière. Subst. Une croulière, une fondrière. Croup(p se prononce) n. m. XVIIIe siècle. Emprunté de l'anglais croup, mot écossais, déverbal du dialectal to croup, « crier d'une voix rauque ».PATHOL. Localisation de la diphtérie sur le larynx, qui se trouve obstrué par de fausses membranes entraînant l'asphyxie. Un enfant atteint du croup. Faux croup (vieilli), laryngite non diphtérique avec gêne respiratoire intense.
Croupaden. f. XVIIe siècle. Dérivé de croupe, sous l'influence de l'italien gruppata.ÉQUIT. Saut où le cheval relève les pieds postérieurs jusque sous le ventre. Faire alterner les courbettes et les croupades.
Croupen. f. XIe siècle, crupe. Emprunté de l'ancien bas francique *kruppa, dont le sens primitif est « amas, masse arrondie ». 1. Partie postérieure rebondie du corps de certains mammifères, qui s'étend des hanches à la queue. Ce cheval n'a guère de croupe. Loc. En croupe, à l'arrière de la selle, derrière le cavalier. Monter en croupe. Porter en croupe. Prendre quelqu'un en croupe. Par ext. Fam. En parlant d'une femme. Elle avait une croupe rebondie. 2. GÉOGR. Le sommet arrondi d'un mont. Un château situé sur la croupe de la colline. 3. ARCHIT. Dans une toiture, versant latéral, généralement de forme triangulaire, qui réunit à leurs extrémités les longs-pans. Croupe droite formée d'un seul pan. Croupe polygonale. Croupe ronde. Par ext. Croupe d'église, partie arrondie du comble qui surmonte le chevet d'une église.
Croupé, -ÉE adj. XVIIIe siècle. Dérivé de croupe.HIPPOL. Qui a la croupe bien ou mal conformée. Cheval bien, mal croupé.
Croupetons (à)loc. adv. XIIe siècle, a coupeton. Dérivé de croupe.Dans la position d'une personne assise sur ses talons, les jambes repliées. Assis à croupetons, les enfants jouaient aux billes.
Croupiatn. m. XIVe siècle, groupiail ; XVIIe siècle, croupias. Dérivé de croupe.MARINE. Grelin ou cordage servant à amarrer par l'arrière un navire ou une embarcation à un quai ou à un bâtiment voisin. Expr. Faire croupiat sur l'ancre ou, ellipt., faire croupiat, appareiller en s'aidant d'une amarre frappée à l'arrière.
Croupieradj. et n. m. XVIIe siècle. Dérivé de croupe. I. Adj. Vieilli. Qui monte en croupe derrière un autre cavalier. II. N. m. 1. Dans un casino ou un cercle de jeu, employé qui tient le jeu, ramasse les mises et paie les gains pour le compte de l'établissement. Le croupier du casino. Un râteau de croupier. 2. DROIT COMMERCIAL. Personne intéressée en sous-main dans une entreprise financière. Personne qui participe aux bénéfices et aux pertes d'une société sans être membre de cette société. Convention de croupier, accord secret entre un membre d'une société et une tierce personne intéressée aux résultats.
Croupièren. f. XIIe siècle. Dérivé de croupe. 1. Courroie de cuir rembourrée qu'on passe sous la queue du cheval et qui, tenant à la selle ou au bât, l'empêche de glisser vers le garrot. Mettre une croupière à une selle, à un cheval. Serrer la croupière. Expr. fig. Tailler des croupières à l'ennemi, le poursuivre de près, l'épée dans les reins ; le mettre en fuite. Par anal. Tailler des croupières à quelqu'un, lui susciter des difficultés, des embarras. Il s'entend à tailler des croupières à ses concurrents. 2. MARINE. Filin fixé à l'arrière d'un bâtiment, servant aux manœuvres d'amarrage. Mouiller en croupière.
Croupionn. m. XVe siècle. Dérivé de croupe. 1. Extrémité postérieure du corps des oiseaux. Le croupion d'un poulet. 2. HIST. En apposition. Le Parlement croupion, en Angleterre, le parlement qui, réduit par Cromwell à une soixantaine de membres, jugea et condamna à mort en 1649 le roi Charles Ier. Par anal. Un parlement, une assemblée croupion, un parlement, une assemblée qui ont cessé d'être représentatifs ou, par ext., dont les pouvoirs paraissent trop limités.
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